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CHRONIQUE / REVIEW

Soft Machine

Thirteen

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Releases information

Release date:

March 13, 2026

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

DYAD & Moonjune Records

Royaume-Uni / United Kingdom

Mario Champagne - March 2026

9,1

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Google translation options below french text

Un groupe qui existe depuis 60 ans, c'est loin d'être anodin ! Certains diront que ce n'est pas exact et qu'il s'agit plutôt de la reprise d'une franchise, car aucun des membres originaux n'est de la partie. Il faut rappeler que l'histoire de SOFT MACHINE s'est perpétuée par une succession de configurations organiques différentes au cours de toutes ces années, mais dans les cinquante dernières années, un fil conducteur fut présent, le guitariste John ETHERIDGE.

Ceux qui suivent SOFT MACHINE savent bien qu'il y a déjà quelques années que la formation SOFT MACHINE LEGACY a laissé tomber le terme "LEGACY" pour prendre possession d'un fabuleux héritage culturel et pour continuer à développer un sillon musical qui honore l'esprit des fondateurs. Et ce n'est pas pour me déplaire. Les derniers albums produits par ceux-ci furent d'excellentes factures et ont comblé moult amateurs de Fusion et de Jazz Prog expérimental.

Maintenir en vie une noble cause. La rendre actuelle ! Développer une musique instrumentale dans l'esprit de la machine molle, qui se transmet et évolue à travers des musiciens talentueux. Une formation qui risque de devenir éternelle car on s'imagine bien qu'une relève prendra la place des bardes qui tomberont. Cela dérange peut-être mais tant que la musique est bonne, cela me va.

Et ce treizième opus me satisfait avec ses treize morceaux instrumentaux d'une grande richesse, dont six furent conçus par le saxophoniste, flûtiste et claviériste Théo TRAVIS. A noter, l'arrivée d'Asaf SIRKIS à la batterie, lui qui remplace John MARSHALL, qui prit sa retraite après l'album "Other Doors" de 2023. On fait même dans la résurrection (quel hommage émouvant !) car cette équipe, dans Daevid's Special Cuppa , fait revivre un membre fondateur, Daevid ALLEN, aussi fondateur de GONG, (un autre groupe à vocation éternelle) en brodant autour de l'un de ses enregistrements à la guitare datant de plusieurs années, libérant ainsi un mantra hypnotique, au psychédélisme serein et planant. Sur d'autres titres, d'autres invités nous font grâce de leur présence, dont Pete WHITTAKER au piano et à l'orgue, et Nick UTTERIDGE qui fait vibrer le gong.

Revenons sur SIRKIS, qui n'est pas un débutant puisqu'il dispose d'une impressionnante discographie solo. Son jeu souple et précis, et la douceur de ses trois compositions, revigorent cette formation, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives. D'ailleurs, globalement c'est ce qui ressort de cet album, la douceur, la subtilité, la sérénité et la mélancolie, sur les compositions très mélodiques de SIRKIS et ETHERIDGE, alors que celles de TRAVIS et BAKER proposent plus de punch, des envolées progressives et expérimentales, des ambiances plus sombres et mystérieuses quoique TRAVIS offre tout au long de l'album, le gros de la charge émotionnelle grâce à sa performance sur ses instruments à vents. Mais l'émotion se décrypte aussi dans l'espace et le temps donné aux notes, dans des prestations où il y a de la place pour tout le monde, dans le son des instruments qui résonne, s'imbriquant ou se chevauchant avec précision, dans une synergie étonnante même quand il s'agit d'improvisation libre comme sur "Pens To The Foal Mode". Quant au summum énergétique, vous le trouverez dans le beau chaos qui s'érige dans le bouquet final de «Turmoil»", composé par le bassiste Fred BAKER.

On notera que chaque compositeur mais de l'avant son instrument de prédilection, dans cet ensemble de morceaux très accessibles en général, peut-être un peu moins sur quelques titres plus expérimentaux, mais malgré cet éclectisme localisé, cela se montre un brin supérieur, aux précédents albums, tout en restant dans la lignée du son historique du groupe, bien que quelques claviers électroniques puissent surprendre par leur présence dans "Which Bridge Did You Cross". Ces virtuoses nous alignent une multitude de solos à la guitare "bluesy" tristounette et au saxophone lancinant qui crache ses tripes.

Cette formation génère une musique qui de l'âme, par ses moments grandioses, par l'intensité de sa rythmique, par ses toiles de notes et de silences tissées avec précision. De plus, à souligner dans cette belle surprise, la qualité exceptionnelle de la prise de son de cette production, offrant des performances qui se savourent pleinement. Cela va tourner en boucles chez moi, c'est garanti. Très recommandable ! Titres préférés: "Turmoil", "The Longest Night" (la plus Prog), " Balado Beledo" pour la délicatesse des cordes," Disappear" et surtout "Open Roads". Bonne écoute.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1 - Lemon Poem Song (3.27)
    2 - Open Road (7.30)
    3 - Seven Hours (5.12)
    4 - Waltz for Robert (4.19)
    5 - The Longest Night (13.08)
    6 - Disappear (3.55)
    7 - Green Books (5.46)
    8 - Balado Beledo (4.32)
    9 - Pens To The Foal Mode (2.42)
    10 - Time Station (2.46)
    11 Which Bridge Did You Cross (2.49)
    12 Turmoil (5.30)
    13 Daevid's Special Cuppa (3.10)

musiciens / musicians

John ETHERIDGE - Electric Guitar
Theo TRAVIS - Tenor and Soprano Saxes, Flutes, Duduk, Fender, Rhodes Piano, Piano (1), Mellotron & Electronics
Fred Thelonius BAKER - Fretless Bass
Asaf SIRKIS - Drums, Percussion & Piano (6)

With guests:
Daevid ALLEN- Glissando Guitar (13) – recorded in 2000
Pete WHITTAKER - Organ (2,5) & Fender Rhodes piano (2)
Nick UTTERIDGE - Gong (5)

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