
CHRONIQUE / REVIEW
RematriNation
ᎠᏌᏃ ᎩᎦᎨ (The Red Dress)

Releases information
Release date:
May 5, 2026
Format:
Digital, CD
Label:
From:
Wadulisi Recordings
International
Alain Massard - August 2026
8,1
Google translation options below french text
REMATRINATION, acte musical, souvenir concernant la violence coloniale. Un projet s’inspirant de l’artiste Jaime Black utilisant des robes rouges comme symbole, le titre en syllabaire Cherokee; la pochette de Mary LUPTON ciblée. Un hommage aux esprits opprimés avec ce trio prog sympho mêlant rock symphonique, textures cinématographiques et folk tribal heavy, le tout suintant d’émotion. Des instruments virtuels et réels pour un son expansif et intime, ancré dans la mémoire culturelle, explorant de nouveaux territoires sonores. Entre prog métal et spiritualité pour ce 1er album innovant avec Lisa aux commandes.
« She/Her » intro cinématographique annonçant cette mélodie sombre agrémentée des synthés sur un ensemble flûte amérindienne et son violon austère; un air qui m’en rappelle un autre, laissant ma mémoire en extase. « The Power Of Lucy » piano et orchestration métallo-symphonique, le son clair, le vocal nerveux. EPICA au loin pour la réminiscence s’orientant en prog métal évanescent à claviers. « Ceremony Beyond The Fence » flûte du cru sur le clavier électronique des TANGERINE DREAM, le son très synthétique. Un vocal langoureux, le titre convenu déroulant sur les chœurs réverbérants, la flûte d’Ushuaia ramenant au départ.
« Ancestor Intelligence » en mode synthé cinématique série ‘K 2000’, énergique. Le riff teigneux sur le clavier folk new âge est le plus de ce morceau accrocheur; la volée de violons samplés introduit l’apport orchestral bruyant tandis que la flûte de Juan calme le jeu. Un bel instrumental flirtant sur les 80 passe-partout avec les claviers de Lisa fondants. « Corn Mother's Dream » et son entame symphonique sur EPICA, le vocal grave et fondant à la fois, rappelant au loin Bonnie TYLER pour la puissance affichée. Une ballade heavy atmosphérique avec son riff à la AYREON derrière, mélange solennel et épique, dramatique, rappelant le thème de l’album. La déclinaison sur ce solo guimauve, Juan simple, efficace. Le final vocal narré rappelle un tantinet Patti SMITH en son temps, agrémenté d’un clavier final mystérieux.
« Building New Worlds » flûte à l’entame pour le réveil sous une tente cherokee. Le piano cristallin et le synthé sombre font imaginer un nouveau monde pur sans mémoire traumatique. Le break sur le chant indien capte l’attention en se mélangeant avec le clavier électro à la rythmique heavy soutenue, l’orgue final sur la voix écorchée de Carolina. « You Are The Medicine » au synthé néo prog, sur ARENA; ballade typée à voix haute; mélange des chœurs sur le clavier typé, convenu.
« Nothing New Since 1492 » pour le second morceau, aura sur l’amnésie de la première invasion américaine et la vie qui en résulte. Une balade haute en couleurs s’il n’y avait ce souvenir réel et oppressant; la voix fait oublier le tout en développant un air attendrissant, mode résilience. Le break narré, explication des maux, le riff heavy, agressif, amplifiant les mots. Le final jouissif, apocalyptique avec sa latence et ses cris de révolte sur la guitare hard.
« Feet To Find It » intro néo j’insiste, le bon côté de cet album naviguant sur moult tiroirs. Un zeste d’EVANESCENCE avant de partir sur l’air acoustique folk et son envolée vocale, à se croire dans la ronde autour du feu. Les vocalises se font pressantes sur les percussions, la voix de Carolina arrachant l’air; final aidant à danser mantraniquement. « Ascent » pour son interlude électro world folk; un son envahissant, métronomique aux violons incisifs et à sa flûte amérindienne envoûtante. « Flag Of Fire » entame flûte, AYREON au loin pour l’aspect folk choc des cultures. Carolina dresse les poils sur le riff montant; le refrain sur un air écossais, entre les CORRS et CRANBERRIES. Morceau en vague sur le riff, les violons, le crescendo festif bourré d’espoir.
REMATRINATION joue du rock-metal progressif symphonique typé sur la réalité amérindienne historique. Du prog, heavy, world, folk rock avec un réel message engagé à la clé. L’espoir pour le premier peuple autochtone, soutenu par Lisa connue comme fer de lance cherokee. Un son cinématographique, mélodique, énergique, mémorial. De l’émotion sur ce pur jus traditionnel en dehors de la tragédie narrée; un album qui se place sur une trame atmosphérique prononcée lorgnant EPICA, WITHIN TEMPTATION, EVANESCENCE, HEART avec sa touche indigène cherokee marquée. Carolina, révélation de l’album pour sa tessiture, se démarque des chanteuses des groupes précités en oscillant entre world, prog et heavy music pour un son différent le plus; le moins le son convenu légèrement daté.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. She/Her (intro) (02:19)
2. The Power Of Lucy (04:21)
3. Ceremony Beyond The Fence (05:14)
4. Ancestor Intelligence (04:40)
5. Corn Mother's Dream (08:20)
6. Building New Worlds (04:45)
7. You Are The Medicine (03:24)
8. Nothing New Since 1492 (05:50)
9. Feet To Find It (04:45)
10. Ascent (03:16)
11. Flag Of Fire (06:54)
Total : 53:48
musiciens / musicians
Carolina Padrón : Chant, Harmonies, Extreme Vocals
Lisa LaRue : Claviers
Juan R. Leõn : NS Stick, Guitare, Basse, Flûte amérindienne, Synthétiseurs



