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CHRONIQUE / REVIEW

Ram-Zet

Sapien

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Releases information

Release date:

March 26, 2026

Format:

Digital, CD, LP

Label:

From:

Vicisolum Production

Norvège / Norway

Alain Massard - April 2026

7,9

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RAM-ZET, groupe de métal avant-garde-prog créé en 1998. Un style unique de tech/extrême, black métal industriel sur des structures progressives épiques à instruments traditionnels tel le violon. Du schizo-métal vu que les paroles sont liées à la maladie mentale pour ce 6e album après 14 ans d’attente. Des synthés calment un tantinet l’ardeur schizoïde de la puissance musicale du groupe, oppressante et avant-gardiste. Le son flirte avec VOIVOD, CYNIC, THE RETICENT, OPETH, BELIEVER, du lourd. Exigeant, difficilement accessible mais renfermant de très belles perles progressistes, complexes au tout milieu des morceaux, le prog extrême actuel est à ce prix.

« Zerocane » pour ce son métal prog extrême et fluide, le vocal hurlé à la PLASMATICS, strident, grognant, des cordes folks dessus avec le riff bourrin. UNEXPECT me revient en mémoire pour l’association métal prog, métalcore et death métal sur TDW, THE RETICENT. « Cranium » peut faire mal là; un métal déjanté, western qui fusionne le heavy d’avec le burlesque, le glam des 70, désopilant. La sensation d’être en pleine foire. « Sleepers » entame bal folk médiéval, ambiance tribale avec ce démarrage frénétique tout en douceur; le violon intégré renvoie sur les travaux insolites des BELIEVER. Le vocal violent sur HOLY MOSES, rappel du thrash puissant des 80, la tessiture extrême laissant dégager des îlots prog avec le violon d’Ingvild. « Bozzadevil » pour son intro prog western déjantée, les vocaux hispaniques et le riff djent torturé, mélange incongru de puissance et de rythmicité élastique. Le son évolue avec le break théâtral, la voix solennelle sur des claviers contemplatifs. Une acoustique médiévale, grand fatras pour danser et vibrer sans se poser de questions sur l’air à l’outro explosif encore. « Peace25 » comme interlude électrique sombre, réverbération en plein milieu d’un désert spatial; le crescendo austère, stéréo, décapant, vibrant, très bonne transition pour refaire le plein.

« As The Worlds Collide » entame calme, latence en action; la voix de Miriam pose le titre, limite langoureux, nouvel amalgame où la violence vient tutoyer la beauté de ces groupes à voix féminine. Ce morceau serait presque doux en fait, sombre plutôt, mélodique avec les violons fondants derrière; le final grave avec le violon aigu heurte encore plus, extrême mais innovant. « Psychosis » ou le début d’une lassitude? De longs morceaux et la voix hurlée tapissent progressivement l’oreille d’envies reposantes. La vague scélérate envahit jusqu’aux étriers et le violon archaïque typé des BELIEVER ne permet plus la qualité d’écoute. Le break est d’une douceur cruelle et permet à ce morceau abouti, avec cet œil à capella touchant final, de recapter l’attention; outro tendre du violon. « In The Mirror » en ballade éphémère intrigante, mid-tempo évolutif grandiloquent frissonnant. Un intermède salvateur permettant de se poser avec ce violon hypnotique, mantranique, psychédélique, apocalyptique. Miriam chante normalement, très bien, on est bien dans l’œil du cyclone musical; très bon. « Catching Flies » repart en mode mitrailleuse, soutenu par des nappes claviers aiguisées et des voix hurlées s’éloignant définitivement de l’esprit prog. « Hangmans Jazz » pour le générique de l’opus sur cette fusion jam jazz-folk-heavy à base de riffs djents dynamiques gardant l’intensité. Le final frénétique vaut pour l’ambiance des Balkans sous un déferlement de bombes, oppressant je confirme.

RAM-ZET se doit d’être chroniqué sur un site de prog! Une musique difficile, intrigante, pas pour les âmes sensibles où les émotions musicales engendrées peuvent déstabiliser à tout coin de break. Un album long qui s’écoute difficilement en entier, rare chez moi; un album extrême métal où la violoniste Ingvild ajoute sa patte inimitable faisant fusionner ...l’inimitable, pensez du classique avec du métal extrême. Cette fusion avec les voix changeantes amène une complexité, une atmosphère, une énergie déboussolante. Miriam avec son ventre sur la pochette renforce le côté organique de l’album. Un album sidérant, fleurant UNEXPECT, KOVENANT, BELIEVER, CYNIC voir THE GATHERING sur certains morceaux plus chantés et les DIABLO SWING ORCHESTRA pour la voix bourrin déjantée utilisée. Extrême mais travaillé.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Zerocane (7:00)
    2. Cranium ( 7:02)
    3. Sleepers (7:39)
    4. Bozzadevil (7:04)
    5. Peace25 (5:42)
    6. As Worlds Collide (7:56)
    7. Psychosis (7:42)
    8. In The Mirror (8:24)
    9. Catching Flies (6:02)
    10. Hangmans Jazz (7:53)

    Total: 72'24''

musiciens / musicians

Henning Ramseth / Zet – Guitar, vocals
Miriam Renvåg / Sfinx – Vocals
Lars A Lien / Lanius – Bass
Ingvild Strønen Johannesen/ Sareeta – Violin
Kai Renton / Aazuu – Keyboards
Kent Frydenlund/ Küth – Drums

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