
CHRONIQUE / REVIEW
Pattern-Seeking Animals
Grimalkin

Release information
Release date:
August 21, 2026
Format:
Digital, CD, Vinyl
Label:
From:
G.E.P. Records
États-Unis / USA
Alain Massard - August 2026
8,9
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PATTERN-SEEKING ANIMALS, fondé en 2018 comme une autre idée musicale des membres de SPOCK’S BEARD, avec Ted LEONARD venant d’ENCHANT. Le claviériste John BOEGEHOLD essaie de produire une musique progressive complexe et mélodique à la fois s’écartant de son groupe d’origine. Un 6e album qui sent quand même les SPOCK’S BEARD en incluant THE FLOWER KINGS. Le mot ‘grimalkin’ provient d’une ancienne formulation anglaise signifiant chat gris, terme popularisé par SHAKESPEARE comme aide de camp des sorcières doué de pouvoirs surnaturels, peut-être assez pour nous envoûter. Le groupe qui monte et pourrait être assimilé aux Dinos prog du nouveau millénaire.
« Maybe All a Dream » intro fondante cinématographique à guitare aérienne. Le son se lance sur le couplet expressif de Ted, avec toujours ce relent de YES, MAGELLAN. L’orchestration instruments à vents et cordes fleure BIG BIG TRAIN. Le morceau déroule en reprenant les poncifs du genre, le final surfant avec la flûte gabrielesque sur Neal MORSE; du lourd bien cloné. « A Flower Yet to Grow » reprend la trame des BBT, entre néo-classique et prog métal contemporain aidé du Mellotron savoureux et de la basse de Dave à la mode SQUIRE. Le break soudain comme son nom l’indique, latence des claviers solennels, guitare de Ted démontrant qu’il faut compter avec lui, spleen dégoulinant d’émotion. Le final redonne la part belle au doigté de Ted puis à ses cordes vocales, sur MYSTERY un instant; outro revenant à … l’intro. « Jade Sky » en mid-tempo énergique, mode folk ethnique avec ce violon à la KANSAS. Les chœurs s’y ajoutent et font de ce titre un « radio edit » expressif populaire. « Things I Don't Do » pour la ballade romantique avec John à la voix, au piano, le chœur souverain avec des voix-off féminines ensorcelantes; un ode mélancolique bourré d’espoir qui apaise.
« Break Away » reprend de l’ampleur avec ce long morceau; moment où je me pose la question de leur tonalité : du SPOCK’S BEARD, du YES, du Neal MORSE. On est sur un nid de sonorités symphoniques typées; du rythme, de la mélodie, de l’emphatique et un côté olympien à peine caché. Le solo guitare en deux couches propulse le titre très haut même s’il y a cette forme cachée de redite sur l’ambiance prog. Le final envoie plus haut que l’atmosphère. « Traveler on the Wrong Road Home » avec son entame trompette sudiste, Ted éructant dessus, avec la force d’un air de KANSAS. Une ballade guimauve avec violon fondant oriental sur une base spaghetti trompette en furie, invitant à se déhancher langoureusement, oxygénant l’album. « Slowly Falls the Flying Man » entame sombre et sobre, médiévale et égayée, réminiscence avérée de KANSAS, de STRAUSS. Le couplet solennel, sur un cantique religieux, moyenâgeux. La dérive symphonique, sublime, cristallisant l’air, je confirme sur MAGELLAN. Du lourd avec les claviers veloutés rythmant le morceau, le vocal entraînant sur un mantra sacrilège. Un second break, avec le riff pad électrique fleurant GENESIS cette fois, finit de poser cet album en top du mois, le final solennel avec la flûte feu follet descendant des Cieux. « I Dream the World » pour refermer la page de ce chat grivois, mode pop-rock-jazzy ballade consensuelle qui part en mid-tempo avec un dernier solo guitare fondant. Simple mais bien fait.
PATTERN-SEEKING ANIMALS continue d’imprimer son aura musicale sur les terres progressives. L’apport de Ted ayant œuvré sur le cultissime ENCHANT amène chaleur, émotion, maestria, John avec ses acolytes prenant le pendant des SPOCK’S BEARD en plus accessible. Un son qui se ressemble, s’assemble, agréable à l’écoute avec ce petit plus qui fait passer le temps plus vite; le moins, cette ressemblance à leur groupe d’origine d’où ce manque d’originalité certain, jamais content je suis. Pour résumer, un très bon album dans le genre, qui se répète un tantinet mais que le quidam trouvera excellent s’il ne connaissait pas avant, car l’instrumentation est bien marquée. Sinon la confirmation que Ted est plus qu’un chanteur.
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PISTES / TRACKS
- 1. Maybe All a Dream (8:54)
2. A Flower Yet to Grow (7:36)
3. Jade Sky (4:53)
4. Things I Don't Do (2:40)
5. Break Away (7:22)
6. Traveler on the Wrong Road Home (4:57)
7. Slowly Falls the Flying Man (8:23)
8. I Dream the World (3:34)
Total Time 48:19
musiciens / musicians
- Ted Leonard: Lead vocals, guitars
- Jimmy Keegan: Drums, vocals
- Dave Meros: Bass
- John Boegehold: Synths, Mellotron, guitars, mandocello, vocals



