
CHRONIQUE / REVIEW
Pallas
A Song for Tomorrow

Release information
Release date:
October 30, 2026
Format:
CD, Digital, Vinyl
Label:
From:
Esoteric Antenna
Écosse / Scotland
Philippe André - October 2026
9,4
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Le plus célèbre groupe écossais est de retour en ce début de quatrième trimestre 2026 avec son neuvième album studio "A Song for Tomorrow". Il s'agit d'une bande son qui traverse la Bible, la politique, la technologie et les (trop) nombreux conflits de par le monde pour explorer ce qui se cache derrière les titres racoleurs des médias c'est à dire les gens, leurs relations, leurs émotions et leurs expériences.
"A Song for Tomorrow" présente la dichotomie existante entre notre moi intérieur et l'image que nous renvoyons à nos contemporains, nos rêves, nos raisons qui nous font nous lever chaque matin, nos chutes, nos remontées, tout ce qui en fait constitue l'être humain.
PALLAS a choisi un panel qui englobe l'effondrement environnemental, la surveillance numérique, les liens qui se brisent et les bruits dérangeants de notre quotidien. Un disque qui met en valeur les voix des quatre membres du groupe sur un pied d'égalité, chacun assurant une partie du chant principal et des chœurs. La conception graphique de "The Messenger" vous a plu ? Dites-vous que celle-ci est encore supérieure, les notes de la jaquette ne révèlent rien sur le sujet à la mode c'est à dire l'IA. Mike BENTLEY est considéré comme le cinquième membre de PALLAS.
L'album commence fort avec "Reset" (9/10) le titre le plus court qui nous est proposé sur l'ensemble de l'oeuvre, mais un titre d'une vraie beauté, un titre qui coule et s'écoule sans effort, sur lequel s'enchaine "Rage", plus musclé presque métallique, un peu plus long, un morceau où Niall MATHEWSON nous prouve si besoin, qu'il est un grand six cordistes (9/10), un morceau que l'on pourrait croire venant d'une bande son sauvage et rushienne.
"A Song for Tomorrow" la plage éponyme bénéficie des vocaux enfantins de Natasha O'NEAL collaboratrice par ailleurs de Niall sur d'autres projets musicaux, une plage très calme jusqu'à 4 :34 qui s'énerve quelque peu dans le final portée par de multiples choeurs (9/10). Passons à "The Private Collector", supérieur aux huit minutes qui replace PALLAS au centre d'un progressif symphonique que le quatuor écossais maitrise parfaitement depuis ses jeunes années (vous pouvez réécouter "The Sentinel" ou "The Wedge" nous en sommes très proches plus le second je pense), un bijou intemporel rien à ajouter (10/10).
Les deux suivants "Dirt" et "Aspirations" sont de durée presque équivalente, deux mid tempi, difficile de vous dire lequel a ma préférence, "Dirt" est plus facile d'écoute plus commercial (comme l'étaient certains titres de "The Cross and the Crucible") quand "Aspirations" est plus doux avec des choeurs quasi religieux et la guitare douze cordes de Graeme MURRAY en première ligne (9/10 pour la première des deux et 8/10 pour la seconde). Bien plus nerveux sera "Rushing Headlong", une autre pièce courte, heureusement dirais-je car la seule qui m'a franchement déplu sur l'album, bordélique comme je le souligne parfois (6/10).
Les trois derniers morceaux, soit en termes de durée le tiers du disque, représente le haut du panier du progressif symphonique dont PALLAS est depuis toujours une figure de proue. Tout d'abord "The Avenue of Broken Dreams" avec sa lente montée rythmique, les claviers de Ronnie BROWN en fond sonore, la guitare de Niall MATTHEWSON lyrique et inventive, qui n'en fait pas trop, un délice musical (9/10). Puis le plus court et calme "Mother" (8/10) agit comme un reposoir avant ce qui va suivre, c'est-à-dire la pièce conclusive "Inside Outside", qui regroupe l'essence même de ce qui fait PALLAS depuis plusieurs décennies en un peu plus de neuf minutes. Une ascension mélodique où tous les instrumentistes sont à leur meilleur, les vocaux soli et les choeurs grandioses comme nous les aimons, du symphonisme au top niveau (10/10).
En aparté, l'absence d'un vrai batteur ne m'a absolument pas dérangé, Niall et Ronnie se partageant les programmations percussives suivant les morceaux, à voir ce que cela donnera en live pour la dernière tournée du groupe dans quelques semaines, puisque la maladie d'Alan REED va obliger la formation écossaise à stopper ses activités scéniques.
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PISTES / TRACKS
- 1. Reset (4:15)
2. Rage (5:41)
3. A Song for Tomorrow (6:20)
4. The Private Collector (8:22)
5. Dirt (6:10)
6. Aspirations (6:30)
7. Rushing Headlong (4:32)
8. The Avenue of Broken Dreams (7:06)
9. Mother (4:50)
10. Inside Outside (9:10)
musiciens / musicians
Alan Reed : vocals
Niall Mathewson : guitars, percussion programming, vocals
Graeme Murray : bass guitar, Taurus bass pedals, 12 string guitar, vocals
Ronnie Brown : keyboards, percussion programming, vocals
With the help from :
Natasha O'Neal : vocals on track 3



