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CHRONIQUE / REVIEW

Mother Of Millions

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Release information

Release date:

September 11, 2026

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

ViciSolum Productions

Grèce / Greece

Alain Massard - October 2026

9,3

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Google translation options below french text

MOTHER OF MILLIONS, créé en 2008, un son lourd cinématique, du métal prog moderne avec du rythme, un zeste de folklore pour du métal progressif avant-gardiste. Des réminiscences d’avec les sonorités métal prog du moment alliant douceur et rythmes effrénés. Un album sur la perte, la brutalité des guerres, c’est le lot quotidien; un opus essayant de bousculer les codes, guidant avec sa pochette indicative. Du métal prog alternatif, post-heavy mélodique, cinématographique pour un effet de dévastation, de défiance pour ce 5e opus repoussant notre temps incertain avec l’espoir en filigrane. Une odyssée atmosphérique ambitieuse dépassant le merveilleux opus précédent?

« The Wound » attaque métal alternatif, voix haute, rythmique lourde et break ambiant planant, la marque du groupe. Un morceau empreint tiré d’un poème avec un final groovy rappelant THIRTY SECONDS TO MARS en mode frénétique, enchaînement sur « The War » avec une sirène, George chauffant l’atmosphère sur un clavier électro-dub, dansant. Le chœur haut, la guitare surfant sur le djent, restant en deça. Le break fonce sur un solo coloré, explosif, barré par un violon contemplatif, le chœur continuant de naviguer en mode métal synth-prog. « The Aftermath » entame vocal chanté, susurré, intimiste et asiatique débouchant sur la rythmique lourde, posée. Tempo lent sur George avec ce timbre typé, les octaves en avant; refrain de stade, entraînant à brandir le poing déroulant en solo mantranique et « The Innocent » enchaîne, l’esprit prog arrive, ce clavier spleen, électro, minimaliste des 80-90 enflant jusqu’à lancer le riff ‘’leprousien’’, intense, sans limites. Le couplet brut, la montée sur le clavier giclant, la batterie percutante, syncopée, tout cela accentue la misère du monde s’écroulant. La montée devient symphonique, grandiose avant ce growl dévastateur; une baffe. « The Ascent » arrive, climat latent, sombre sur un spoken word d’un autre George du poème d’Elytis, ambiance mélancolique fleurant OCEANSIZE ou COMA ROSSI. Morceau à prendre comme interlude, coupure entre le MoM tonique et ce chœur vocal féminin éthéré. La montée sur THE OCEAN avec ce frappé imposant d’un autre George se prolongeant avec l’intelligence du chœur sans fin; l’outro en coda scintillant, reposant et addictif, j’adore.

« As One » avec Antonia, Sofia et Emi sur des cordes ciselées, le chœur folk d’une île grecque comme véritable intermède, subtil et singulier, introduisant « The One » reprenant le texte de Whitman sur un rythme d’enfer avec le riff éloquent et les guitares rugissant de plaisir. Les violons de Dimitris et Nikos ensorcellent l’air avant de laisser Kostas nous gratifier d’un solo guitare heavy, les violons revenant en charge néo-classique. Le moment instrumental baroque dans la lignée de MUSE. « The Circle » pose l’air mainstream, le vocal phrasé-chanté, l’instrumentation aérienne, idéal pour se reposer un temps devant la débauche passée. Le ton est mis sur George narrant une éventualité mortifère ou la possibilité d’une résurgence salvatrice; titre convenu. « The Sun » sur une cloche lointaine et le chœur féminin pour le long morceau : entame grandiloquente, olympienne avec tout l’attirail nécessaire. La montée de spartiates sur ce riff galopant dégageant une tension cinématique profonde, indicible. Retour du spoken word titanesque sur les chœurs, le growl s’y accoudant. George abuse de sa voix claire monolithique sur ce crescendo imposant rappelant un jeu vidéo où l’on doit détruire des titans justement. Le final aérien avec la narration grecque enfonçant l’attrait du morceau élégiaque. « Death » se pose pour ce final trop beau, les voix féminines y étant pour beaucoup en narrant un poème de Dickinson. Un air folk shoegaze ambiant, le violon écarlate, air rappelant la bande son de ‘Silent Hill’; bien trop court.

MOTHER OF MILLIONS vont-ils devenir les titans du métal progressif? Cet album, véritable odyssée métal cinématographique semble sortir des montagnes de Sauron ou du mont Olympe en dégageant une puissance musicale remarquable. L’album de la consécration métal-prog que j’avais signalé lors du précédent opus, dommage que les synthés ne soient pas crédités. Ils dépassent leurs limites en proposant mieux que LEPROUS et HAKEN en leur temps, je pèse mes mots. La quintessence du métal prog moderne cinématique : épique, immense.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. The Wound (4:07)
    2. The War (4:19)
    3. The Aftermath (4:27)
    4. The Innocent (4:52)
    5. The Ascent (5:36)
    6. As One (1:00)
    7. The One (4:06)
    8. The Circle (4:42)
    9. The Sun (8:20)
    10. Death (3:07)

    Total : 44:56

musiciens / musicians

- George Prokopiou: Vocals
- Kostas Konstantinidis: Guitars
- Panos Priftis: Bass
- George Boukaouris: Drums

With
- Dimitris Anastasiou: Violin
- Nikos Milas: Violin
- Antonia Mavronikola: Backing vocals
- Sofia Kamina: Backing vocals
- Emi Path: Backing vocals
- George Ravaya: Spoken words

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