
CHRONIQUE / REVIEW
Moron Police
Pachinko

Releases information
Release date:
November 28, 2025
Format:
Digital
Label:
From:
Self-released
Norvège / Norway
Serge Marcoux - February 2026
9,0
Google translation options below french text
Nous avons toutes et tous nos zones de confort et ce, à divers niveaux. Bien sûr, cela il en va de même pour la musique. On pourrait penser que la zone de l’amateur de prog est plus étendue. Cependant je connais plusieurs personnes qui se limitent trop facilement à la première décennie du genre ou l’équivalent actuel. J’avouerai, moi aussi, me réfugier dans un tel lieu à l’occasion. Heureusement, des policiers norvégiens veillent au grain pour nous rappeler à l’ordre. Je suis très heureux d’avoir moi-même écouter leurs conseils musicaux. En effet, MORON POLICE propose quatorze délicieuses alternatives pour secouer nos idées préconçues. « Pachinko », leur quatrième album, est un irrésistible album pour réchauffer notre long hiver et secouer nos certitudes.
Le groupe infuse une solide dose de pop dans ses propositions discographiques et le petit dernier n’échappe pas à cette joyeuse règle. Voici un album concept sur un homme qui se transforme en machine pachinko consciente. Un pachinko est un jeu mécanique et électronique de hasard, spécifique au Japon, qui s’apparente à un flipper vertical. C’est un peu l’équivalent de nos machines à sous et il existe des salons de jeux au pays du soleil levant. En soi, la prémisse est savoureuse. Le groupe est vraiment fier de cet album qui a vu le jour malgré la Covid, les obligations familiales, les emplois à temps-plein et la perte tragique de leur ami et batteur, THORE OMLAND PETTERSEN. « Pachinko » lui est d’ailleurs dédié. Hormis un très court passage à la conclusion du dernier morceau, c’est BILL RYMER (THE DILLINGER ESCAPE PLAN) qui officie à la batterie. Les trois autres musiciens, SONDRE SKOLEVOLL, aussi chanteur et compositeur, LARS CHRISTIAN BJØRKNES et CHRISTIAN FREDRIK HOLTSTEEN. Leur escouade est assistée par une dizaine d’invités qui apportent des cuivres, des cordes, y compris vocales, et des percussions au son d’ensemble.
L’introduction du premier morceau est trompeuse et pourrait être celle d’un album à saveur symphonique. Mais dès que la batterie sonne l’appel, tout se met en place. L’histoire improbable du protagoniste s’offre à nous vocalement et musicalement. L’énergie ne se dément pas tout au long de l’album. Certes, on y trouve deux balades, « Make Things Easier », plutôt folk, et « Okinawa Sky », très années 80, mais elles ne diminuent en rien l’enthousiasme de l’auditeur et s’intègrent parfaitement au flot de l’album. Ce dernier point est assez remarquable. En effet, l’heure offerte par MORON POLICE s’écoule admirablement, les transitions sont justes et bien emmenées. C’est une des réussites de l’album. Une autre, c’est l’effervescence musicale bien présente et communicative. La section rythmique RYMER/HOLSTEEN accomplit un boulot remarquable et propulse la musique dans les sphères supérieures. J’aime beaucoup la voix chaude et sans accent de SKOLEVOLL. Elle m’a un peu rappelé BRUCE HORNSBY, PATRICK LUNDSTRÖM (RITUAL) ou même CASEY CRESCENZO (THE DEAR HUNTER) mais uniquement parce que je découvre ce groupe. C’est un réflexe bien naturel, et réconfortant, que de trouver nos références. À ce titre, au cours de mes multiples écoutes, j’ai souvent pensé à MUSE qui se plait à épicer sa musique de saveurs pop, métal, progressives et autres tout en offrant des résultats forts réjouissants. Le plus long morceau, « Pachinko Pt. 1 » est un exemple parfait d’un morceau ultra-énergique aux multiples tendances et qui se révèle être un des meilleurs. J’ai craqué pour « King Among Kittens » avec son rythme sautillant et sa mélodie irrésistible. Le frénétique et légèrement exotique « Alfredo and the Afterlife » constitue un autre aveu qualitatif de ma part. Pourquoi m’arrêter, je confesse aussi aimer « Giving up the Ghost » et, ma foi, « Apathy of Kings » avec son superbe piano et sa mélodie. Une écoute distraite peut donner l’impression d’une certaine redondance. En effet, certaines mélodies et volets de l’histoire offrent des rappels. Pourtant, pour moi, cela contribue à créer ce flot et renforcer l’aspect accrocheur.
L’album s’écoute avec un plaisir manifeste mais, en plus, il faut avouer que MORON POLICE peut plaire au-delà du cercle des amateurs de rock progressif et satisfaire d’autres zones de confort, celles des amateurs de rock classique ou alternatif par exemple. L’illustration de la pochette est superbe et je souligne que la démarche de financement kickstarter, complétée et réussie au-delà de leurs espérances, permettra au groupe d’offrir ce petit joyau en format physique. En cette période où l’on parle de définancement de la police, l’inverse peut se révéler fort inspirant. D’ici là, le site Bandcamp du groupe et les différentes connue vous offre de joyeuses écoutes. À votre tour, cédez aux injonctions de MORON POLICE et entrez dans le jeu de « Pachinko ».
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. Nothing Breaks (A Port of Call) (4:45)
2. Alfredo and the Afterlife (2:31)
3. Waiting Around for You (3:31)
4. Cormorant (3:35)
5. Make Things Easier (2:38)
6. Pachinko, Pt. 1 (11:44)
7. Pachinko, Pt. 2 (4:10)
8. King Among Kittens (3:48)
9. Take Me to the City (3:49)
10. The Apathy of Kings (5:10)
11. Hanabi (0:51)
12. Okinawa Sky (4:15)
13. The Sentient Dreamer (2:57)
14. Giving Up the Ghost (6:00)
musiciens / musicians
- Sondre Skollevoll / Guitars, vocals, backing vocals, synths, piano, double bass, desert bass, banjo, percussion, programming, string & horn arrangements
- Lars Christian Bjørknes / Synths, piano, organs, melodica, percussion, backing vocals, programming, string & horn arrangements
- Christian Fredrik Holtsteen / Bass, fretless bass
- Thore Omland Pettersen / Drum outro (14)
With:
- Billy Rymer / Drums
And:
- William Grøv Skramsett / Trumpet
- Morten Norheim / Saxophone
- Claudia Cox / Violin, hardanger fiddle
- Marius Westling / Violin, hardanger fiddle
- Oleg Bezuglov / Violin, hardanger fiddle
- Gabriel Bastos / Violin, hardanger fiddle
- Simen Hallset / Additional backing vocals
- Edgar Vivas / Cello
- Felipe Manuel Sosa / Oboe
- Robert Julian Badenhope Hvistendahl / Percussion



