
CHRONIQUE / REVIEW
Major Parkinson
Valesa – Chapter II: Viva the Apocalypse!

Releases information
Release date:
March 13, 2026
Format:
Digital, CD, Vinyl, Cassette
Label:
From:
Apollon Records
Norvège / Norway
Alain Massard - March 2026
9,1
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MAJOR PARKINSON, nom trouvé dans un vieux bâtiment de théâtre, fondé en 2003. Un 1er album en 2008, nom associé à TOOL et FAITH NO MORE distillant de la pop-rock, du hardcore-prog...pas évident. La voix de Jon peut rappeler celle de feu COHEN, Steve VON TILL ou Tom WAITS. Le groupe collisionneur avant-gardiste baignant entre synth-pop, new wave, cinématique et psyché-progressif, de l’art rock dans toute sa splendeur. Des textes sur la vie politique pour ce 6e album basé sur des mélodies sombres, une base synthé grasse et 4 ans et demi de travail pour l’accoucher. Un collectif musical inclassable flirtant COLDPLAY, CARDIACS, A.C.T en mode kaléidoscopique, unique sur la suite de l’opus précédent.
« Elevator Pitch » entame cinématique, latence des sons au loin, bruit d’ascenseur et « Showbiz » apparaît, entrée de scène, batterie martiale, wallienne, le vocal solennel sur le fils spirituel de MEAT LOAF. L’orchestration prog métal électronique, un vent neuf s’immisçant dans les oreilles avec ces chœurs éthérés, les claviers dansants et l’atmosphère progressiste unique, innovante. « Superdad » enchaîne sur le son frais que GHOST OF THE MACHINE, HATS OFF GENTLEMEN IT’S ADEQUATE et les CARDIACS peuvent créer. Ici ces cuivres pour l’air festif pop et la dérivation psyché ambiante des 80, régression tonique assurée. Solo de Øystein tonitruant avant de repartir sur ces trompettes jouissives, loin du rock et très près de la musique progressiste. Le choir final se verrait bien sur un titre de feu BOWIE, oui la voix y faisant bien penser. « Father Superior » et le saxo en attaque, l’air pop rock déjanté, fusion de Mr BUNGLE, ZAPPA, A.C.T et les PROTOMEN, du sang neuf pour l’idée novatrice. Dansant et enchaînant sur « Viva the Apocalypse! » tonique, fusion de prog métal spectacle avec des vues sur le heavy métal, le punk des DEAD KENNEDYS, inédit, énergique. Les cuivres atténuent la violence du riff, la voix amplifiant le tout sur un phrasé désopilant sombre.
« The Doctor in Command » arrive, réincarnation des BEATLES c’est écrit. En mode pop festive entraînante avec l’air psyché romantique. La déclive à cuivres et Hammond brûlant ajoute à l’ambiance avant-gardiste, surfant sur l’art-rock sans concession, celui où la musique devient un véritable fourre-tout populaire bible de souvenirs. Le final se fait languir sur l’outro orchestral velouté, new-wave ensorcelée affublé d’un solo guitare efficace. « Karma Supernova » avec l’entame d’ARCHIVE, oui ça le fait. Un instrumental électro industriel avec ce dub d’enfer et le solo guitare tourbillonnant sur la basse prégnante. Sondre abuse de sa batterie pantagruélique, la voix folle sortant d’un cimetière, tout cela crée un maelstrom en formation. Le break martial, sombre, austère, dévalant telle une vague scélérate; l’outro cinématique, électro bungleien, grandiloquent, moderne, addictif. « Maybelline » suit, douceur éthérée, spleen romantico-cinémato-rock; vocal de Peri tout en atmosphère divine. L’intro décadente laisse place au vocal agressif masculin pour redonner encore plus d’emphase à Peri en retour. Le riff cisaille, un relent des FAITH NO MORE avec ce violon éreintant. La folie musicale bigarrée qui explose dans un fatras apocalyptique. « Kiss Me Now! » reprend l’air du premier titre bouclant cet album conceptuel. A nouveau ARCHIVE en fond, un peu d’ambiant, du synth-pop prog, une comptine ballade pour reposer les oreilles après ce voyage cinématographique.
MAJOR PARKINSON joue de l’art-rock, mélange de pop, d’ambiances sud-américaines, de jazz, bossa nova, disco thrash déjanté, new-wave psychédélique. Ce 2e volet s’étend sur l’univers de Velvet Prison en mode théâtral, sur le show-business et ses dérives, l’image bien loin de la réalité. Un album enregistré en grande partie en live pour plonger encore plus dans l’univers abyssal unique de ce groupe qui ose avancer dans le monde à œillères du rock progressif. Un son et un sang frais dans la lignée d’A.C.T pour un album détesté injustement par ceux qui veulent mettre des tiroirs sclérosants, adulé par tout progueux en quête d’ouverture.
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PISTES / TRACKS
- 1. Elevator Pitch (1:13)
2. Showbiz (6:38)
3. Superdad (6:49)
4. Father Superior (3:32)
5. Viva the Apocalypse! (4:18)
6. The Doctor in Command (4:49)
7. Karma Supernova (8:54)
8. Maybelline (5:08)
9. Kiss Me Now! (3:16)
Total: 44’37’’
musiciens / musicians
Jon Ivar Kollbotn: Main vocals, additional keys
Lars Christian Bjørknes: Keys, backing vocals, percussion
Eivind Gammersvik: Bass guitar, additional keys, percussion, sound design
Sondre Veland: Drums, rototoms, percussion
Øystein Bech-Eriksen: Guitars
With:
Sondre Skollevoll: Guitars, backing vocals
Peri Winkle (Claudia Cox): Lead vocals (tracks 8-9), backing vocals, violin
Halie (Hannah Emilie Wright Grung): Lead vocals (tracks 3-4), backing vocals
The Barba Sisters (Romi & Paola Barba): Apocalypse choir
Lady Moth: Eyes on the prize
William Grøv Skramsett: Trumpets
Morten Norheim: Saxophone
Iver Sandøy: Additional percussion



