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CHRONIQUE / REVIEW

Khatsaturjan

Monologue of Chronos

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Release information

Release date:

July 17, 2026

Format:

Digital

Label:

From:

Self-Released

Finlande / Finland

Thomas Szirmay - September 2026

8,7

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Onze ans après leur décevant album de 2015 « Beast, Machine & Man », ce combo finlandais revient avec « Monologue of Chronos », qui risque de raviver les commentaires élogieux au sujet de leur premier album de 2006 « Armed Forces of Simantipak » ainsi que le successeur « Disconcerto Grosso », deux enregistrements des plus agréables. Essentiellement un trio composé d'Atte KURRI, Ilkka PIISPALA et Ilkka SAARAKIVI, tous multi-instrumentistes et tous participant au chant, nous avons ici un album assez homogène contenant sept morceaux de taille moyenne.

Une grande variété de claviers s'approprie la plus grande part, étant le moteur principal de la composition et de la création des bandes sonores appropriées, tandis que la section rythmique reste ardente tout au long du processus. Le résultat final est proche des versions plus progressives de 10CC, voire SUPERTRAMP, un style marqué par des harmonies vocales ayant fait la renommée des deux groupes en question. Ajoutez à cela des guitares basses robustes et des motifs de piano, orgue et synthétiseur bien léchés, et le tour est joué! Une observation immédiate : les harmonies vocales éclipsent clairement les voix principales, qui peuvent parfois sembler un peu frêles, mais c'est une curiosité qui ne condamne en rien la qualité des arrangements. Comme il convient à un monologue, il n'y a pas de morceaux inégaux, les sept forment un programme complet avec suffisamment de diversité et de technique instrumentale, ancrée dans des caractéristiques néo et symphoniques. De temps à autre, la guitare stridente virevolte et plonge, d'autres fois ce sont les lignes de basse obstinées qui invitent les frissons, une approche moderne qui évite tout besoin de solos insensément vaniteux, préférant une expérience globale plus cohérente.

Après avoir digérer les deux premiers morceaux établissant la norme et le style, l'album commence vraiment à trouver son rythme sur l'implacable « The Dystopian Spirit of Club Energy », le cœur instrumental suscitant pas mal de palpitations. Cette impression s'épanouit davantage sur l'impressionnant « Song of Days », une pièce assommante qui tient bien la route, un coup de batterie pugiliste en particulier causant pas mal de dégâts, comme pour inciter les ornementations symphoniques à prendre le dessus, tout en gardant le flambeau du drame intense. Les Yes-ismes sont à la fois adorables et respectueux, le solo de guitare ludique un vrai régal et les percussions tout au long sont à la fois subtiles et excentriques. Ces deux morceaux surpassent aisément le fameux groupe affirmatif mais vieillissant ainsi que les gars d'ASIA. J'aime ça.

« DID Memoir » introduit un piano magnifique dans une mélodie à tomber par terre, autant audacieuse qu’aventureuse, alors que le développement porte le tempo dans une zone de confort qui plait, une belle chanson de prog en puissance ! Les claviers donnent un ton résolument moderne et totalement attrayant. En un instant, l'interrupteur est momentanément actionné et une ambiance plus jazzy séduit les oreilles ! On enfonce un autre bouton et la montée d'adrénaline revient comme un souvenir palpitant longtemps gardé en mémoire. Une section semi-rap inattendue m'a fait tomber de ma chaise, un petit avertissement futé qui fonctionne dans un tel contexte.

Les harmonies vocales réintègrent l’atmosphère sur « The Keepers of Philosopher's Stone », le piano et la basse collectivement branchés, comme s'ils construisaient des châteaux de sable sur la plage, les trois claviéristes évoquant un hommage à la Gentle Giant pour vraiment dérouter l’écoute. Ils livrent un barrage constant d’arrangements complexes, chargés d'expérimentation, comme ce patch de clavecin qui bascule vers une voile d'orgue qui ferait sourire Kerry MINNEAR. Un sentiment d'accessibilité qui n'ose pas céder à la familiarité. Du théâtre musical bien réalisé sur le final « Mundus Meus (This World of Mine) », laissant ainsi une impression finale positive, car c’est aussi le morceau le plus long de quelques secondes, avec un refrain époustouflant et une série de guitares abrasives, un exemple parfait de réussite. Le passage du chœur néo-grégorien, le coup de grâce qui met fin à la présentation.

Un album de prog moderne divertissant qui mérite un engagement avec le public prog, afin d’apprécier leurs talents constructifs. Quelques écoutes suffiront.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Lessons (on Human Obsolescence) (6:02)
    2. What Was True (7:26)
    3. The Dystopian Spirit of Club Energy (5:27)
    4. Songs of Days (7:59)
    5. DID Memoir (7:07)
    6. The Keepers of Philosopher’s Stone (5:36)
    7. Mundus Meus (This World of Mine) (8:03)

musiciens / musicians

Atte Kurri - Vocals, acoustic guitars, bass, keyboards
Ilkka Piispala - Vocals, drums, bass, synths, guitars
Ilkka Saarikivi - Vocals, synths, bass, cello

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