
CHRONIQUE / REVIEW
Jasmeno
Assemblage of Cinematic Idioms

Release information
Release date:
September 11, 2026
Format:
Digital, CD, Vinyl, Cassette
Label:
From:
Tangled Records
Pologne / Poland
Alain Massard - October 2026
7,9
Google translation options below french text
JASMENO, projet musical polonais débuté en 2017 avec Slavomir aux commandes, faisant référence à la musique électronique des 70, l’ambiance synth-pop : pour fans de TANGERINE DREAM, Robert MILES, ENIGMA, Mike OLDFIELD et Jean-Michel JARRE voir les DEPECHE MODE. Une révolution s’opère, Slavomir ayant l’envie de sortir de cette atmosphère mélancolique pour exploiter la puissance d’un orchestre à partir d’idiomes singuliers métalliques d’où le titre faisant référence à ce style de construction. Un son métal symphonique où la progression tire son aura de celle de Wladyslaw HASIOR adeptes des multi-couches musicales. Une œuvre s’écartant de l’électronique pour de l’orchestral heavy virtuel cinématographique.
« Synesthesia Imperialis » avec l’entame orchestrale sur cet air connu de bande sonore de film et d’opéra avant tout. Le chorus solennel et un défoulement de métal symphonique de haute facture en mode cinématique, un tiers d’intro flirtant les sonorités de Danny ELFMAN. Le départ heavy prog sympho vaut pour la guitare fleurant John PETRUCCI et le chœur, la batterie martelant sans cesse en avant. Le vocal limite narrer un peu trop plat avec un final redondant sur l'association orchestre métallique; « A Code of Equivocation » suit avec cette mitraille percussive, ce feu sacré métallique de braise, le son matraquant nos oreilles. Le vocal semble décalé, dénotant avec ce break envahissant. Un style spleen contemplatif en mode orchestre explosif, faisant regretter la violence du départ. A noter l’association du solo de guitare fondant flirtant GILMOUR, Piotr des RIVERSIDE et Gary MOORE, le plus de ce titre évidemment. « His Rebirth » poursuit en vrille musicale, le chant aérien captant l'atmosphère cléricale, le riff pompeux accompagnant ces voies sur un son grandiloquent. Du rythme insensé et des claviers solennels, du métal prog symphonique lyrique gothique à triple pédale avec un chœur chaleureux. Un outro acoustique fondant, archaïque puis andalou, rappelant la grande technicité des musiciens. De très bonnes idées dans un creuset musical fouillis.
« The Void » pour son entame narrée de fin du monde, une signature cinématographique ciblée amenant de la fraîcheur. La trame toujours sur ce métal ‘’symphonico-progro-dejanté’’ flirtant EPICA d'un côté, ETERNITY X de l'autre. Le break piano court et efficace sera le plus, limite ambiante, avant de s'enfiler la seconde partie sur l'orchestration monstrueuse, la voix trop linéaire malheureusement. Le final sur une voix d'outre-tombe rendra perplexe ou rassurera ramenant à l'introduction. « The Provocation ov Fate » avec son intro cinématique sur ‘ The Mission’ de MORRICONE, passant la surmultipliée avec la quadruple pédale, si cela pouvait exister. La guitare en feu, la narration démentielle qui s’accorde bien plus sur ce morceau, un zeste de SAVIOUR MACHINE, des cris, du gros riff, des samples à tire-larigot. Le morceau répétitif, surréaliste, nageant entre bande annonce de série et film en VO. Le phrasé final calme l'envahissement dans lequel vous êtes tombés et rappelle que BEETHOVEN est toujours un musicien repris pour ses symphonies inégalées. « Seduced by Ambiguity » pour son intro orchestrale onirique, on est bien dans le tempo métal symphonique là, mélange de classique, baroque, métal compulsif, riff aiguisé. Le solo guitare surnageant dessus vaut le déplacement, le vocal en arrière, la partie instrumentale toujours fouillis qui dérive, dérive. Survient ce break inquiétant, sombre, dérivant sur un air plus lourd, du doom estampillé avec sa guitare spleen qui va aller decrescendo sans l'explosion finale tant attendue.
JASMENO revient après quatre ans pour cet album changeant radicalement de bord. Un contraste entre les parties symphoniques enjouées et la partie métal brute avec ce chant singulier. Les influences sur TANGERINE DREAM, PINK FLOYD partent sur RHAPSODY, EPICA, l’orchestre amenant de l’émotion en barre même si samplé. Du solennel, des soli bien calibrés avec Michal l’homme-orchestre; la voix de Brian en talon d’Achille pour ce côté irritant; du métal progressif à paysages cinématographiques, assemblant des atmosphères lourdes et ambiantes singulières. Le changement est radical, peut-être un peu trop, mais c’est novateur.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. Synesthesia Imperialis (10:12)
2. A Code of Equivocation (8:03)
3. His Rebirth (5:19)
4. The Void (8:08)
5. The Provocation ov Fate (7:55)
6. Seduced by Ambiguity (8:15)
Total : 47:52
musiciens / musicians
Brian Gawaski – All vocals
Michal Grall – All guitars
Artur Olkowicz – Electric & fretless bass guitars
Slavomir Nietupski – Orchestrations, synthesizers, grand piano & programming



