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CHRONIQUE / REVIEW

Engels

Engels III

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Releases information

Release date:

January 23, 2026

Format:

Digital

Label:

From:

Self Released

Allemagne / Germany

Pascaline Hauriez - March 2026

9,3

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ENGELS III, dans cette nouvelle parure aux apparats clairs-obscurs, austères, élégiaques, accueille des affriolants de lumière enjôleuse.

Chris ENGELS, le prolixe multi-instrumentiste allemand, alterne les projets. Cen-ProjekT : orientation rock progressif seventy. Et ENGELS, plutôt estampillé : rock progressif moderne, introspectif, personnel au regard du narratif.

À dessein, le dernier-né fait l'objet de débats de l'opinion publique, et non de débats étatiques. En l'occurrence : la liberté d'expression encapsulée dans les algorithmes d’IA, au lieu du dialogue. La verve des interlocuteurs a enflammé le petit écran de l'époque. Aujourd'hui, assujettie, lissée, elle éclot à nouveau sur les réseaux sociaux.

Cette ambivalence où la technologie devient cage invisible. Dans cette geinte numérique — mi-clameur, mi-gémissement — elle promeut la lumière, la tamise, puis obscurcit les consciences. Elle connecte, mais compartimente. Les pensées se raréfient. L’esprit, le souffle critique vacille, défaille, s’essouffle, comme pris dans le tremblement des barres de cette cage.

Dans ce microcosme où errent les bits, les mots, les bots, les trolls, la censure aboie, s’abat… Les élites l’érigent en norme. Les mots se délitent.

ENGELS III pose la question nue : qui contrôle qui ? Et à quel prix ?

À l’écoute, affable, je me surprends à la reprendre à mon compte. Sommes-nous encore maîtres du verbe, ou déjà façonnés par lui ?

Voyons désormais comment Chris ENGELS tisse, froisse et déplie la texture des textes, explorant la geinte jusqu’au cœur de ses instruments et de ses voix.

La réponse, elle s’écoute, s’écoule comme une vague luminescente. La pulsion régulière de Office Light, tel un métronome, fait battre l’album dès les premiers sons, feutrés, presque suspendus. Une mélancolie lyrique s’installe, enveloppant les nappes d’une atmosphère tantôt dense, tantôt aérienne, selon l’alternance des claviers.

Dans l’embrasure de chaque pièce, Chris Engels dépose doucereusement un poème lyrique, comme un prélude élégiaque auréolé d’une lumière ambrée. La voix suave enlumine la mélodie d’une clarté enjôleuse, avant de se muer en un flux plus énergique, s’essoufflant à l’orée des sonorités acoustiques de la six-cordes, comme dans « The Price Of Being Seen. »

Le spleen introduit chaque préambule comme une sorte d’interlude. Des ruptures de-ci de-là déambulent, ouvrant des passages plus chaloupés, ou des harmoniques frisant des hardiesses rythmiques enivrantes, comme dans « Raised By The Screen ».

Nonobstant « The Hand On The Switch, » où, après une tonalité plutôt craintive et plaintive, se juxtaposent des atmosphères pesantes. La gamme, accordée au narratif, voit les mots s’accorder aux notes. À l'opposé, A Brighter Way respire l’optimisme. Sans ombrage, « Signal Without Shadow » ne manque ni d’entrain ni d’allant. Chaleureuse, Not For Free déploie une mélodie énergisante au rythme incisif.

À contrario, l’image que véhicule Chris ENGELS est brillante. Un léger décalage apparaît : « Brian », séduit par l’IA, se réfugie dans une programmation pourtant façonnée par l’humain.

Quant à l’autre image qui me vient, c’est celle d’un marchand de bonheur déplaçant sa boîte à musique, claudiquant aux abords des villages, séduisant la populace avec la mécanique chantante d’un orgue de barbarie. Je revois encore, au fond de ma mémoire, les cartons perforés se déplier derrière la manivelle.

Un voyage entre hier et aujourd’hui. D’un côté, les rapports humains défaillants : « Brian », dévasté par la solitude, se réfugie dans un programme façonné par l’homme. De l’autre, la musique — élégiaque — distille de-ci de-là des motifs ternaires, vestiges d’une mécanique désuète émanant de l’orgue de barbarie.

J’avoue avoir aimé cette dichotomie. C’est brillant… ou Brian ? Whaou, fallait la faire celle-là ! La lumière apparaît parfois là où on ne l’attendait pas.

L'opus se clôt avec : « Time To Adapt ».

Après que la douceur ombragée des premiers pas s’estompe, l’allant des riffs énergiques afflue. Demeure au final une ambiance chaleureuse, envoûtante.

Sans esbroufe, Chris ENGELS signe un album bien goupillé, où se mêlent réflexions introspectives et ambiances mélanco-luminescentes. Après trois créations, l'attrait clair-obscur du projet ENGELS me séduit.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1-Office Light (05:03)
    2-Raised By The Screen (05:29)
    3-The Price Of Being Seen (04:48)
    4-The Hand On The Switch (06:01)
    5-The Age Of Knowing Less (06:42)
    6-Not For Free (05:40)
    7-Brian (04:39)
    8-A Brighter Way (05:21)
    9-Signal Without Shadow (04:53)
    10-Time To Adapt (05:24)

musiciens / musicians

Chris ENGELS — tous les instruments & chant (production totale en solo)

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