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CHRONIQUE / REVIEW

Drowning Steps

The Bravery of a Tireless Mind: Book One

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Release information

Release date:

October 2, 2026

Format:

Digital

Label:

From:

Self-Released

Brésil / Brazil

Serge Marcoux - October 2026

9,0

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Lorsqu’un groupe ou un artiste crée une œuvre où les pièces sont liées par une histoire, un thème ou une idée, on se retrouve avec un album concept. Si la définition est assez clairement admise, l’origine quant à elle, c’est une autre histoire. Certains musicologues mentionnent Woody GUTHRIE et « Dust Bowl Ballads » paru en 1940. D’autres diront que c’est Frank SINATRA avec « In the Wee Small Hours » en 1957. Serait-ce le « Porgy and Bess » de GERSHWIN créé plus tôt encore en 1935 ? Heureusement, en 1967, le rock progressif pur jus offre « Days of Future Passed » comme un point de départ presqu’unanime. L’attrait de l’album concept auprès de la gente progressive est fort et voilà que nos amis brésiliens de DROWNING STEPS abreuvent leur créativité dans cette généreuse source avec « The Bravery of a Tireless Mind: Book One ».

Le groupe signe son troisième album à l’occasion de sa dixième année d’existence. Il a aussi ponctué cette période de six EP. Un d’entre eux était une compilation comportant une majorité de pièces acoustiques. Paru en 2020, l’album « The Echo of a Distant Past » avait fait une bonne impression auprès des amateurs. Personnellement, il s’était hissé dans mon Top 15 annuel. DROWNING STEPS est né de l’union de deux musiciens qui tiennent les rênes depuis le début. Ce sont Caio CLARO au chant et à la guitare et Tiago PERUCCI aux claviers, guitare et voix. Les deux se chargent des compositions, paroles et musique, ainsi que des arrangements et des manipulations sonores. Le duo sait comment bien s’entourer. Ainsi, la section rythmique est formée de Fabricio MENDONÇA à la basse et de Leonardo GONÇALVES à la batterie et ce, pour un troisième album consécutif. Marcos DURAN apporte sa contribution à la guitare électrique, souvent bien musclée, sur les quatre premiers morceaux. À première vue, les contributions les plus étonnantes sont celles de Robin PEACHEY (RETURNED TO EARTH), Laís GONZALEZ et Erlend VIKEN (SOUP, GIANT SKY) au chant. C’est ici qu’entre en jeu le concept de « The Bravery of a Tireless Mind: Book One ».

Au fur et à mesure que défilent les mots et les notes, nous suivons les pensées, les réflexions d’un esprit infatigable. Le personnage retourne à ses racines pour mieux intégrer les expériences accumulées tout au long de sa vie. Il réalise que revisiter le passé offre une nouvelle perspective, mais fait aussi ressurgir des souvenirs importants, parfois douloureux. L’album commence en force avec une suite, « The Angels and the Playground ». Doucement, presque mystérieusement la musique s’installe avec la délicate présence du piano et de la guitare, surtout. Notre homme se pose d’innombrables questions: Est-ce que je sais ce qui ne va pas ? Est-ce que je sais ce qui s’en viens ? Pendant quelques minutes nous sommes bercés par ses pensées mises en musique. Tout en finesse, la rythmique apparaît et change le ton mais progressivement. Puis Robin PEACHEY, un ami retrouvé, lui indique clairement de ne pas vivre dans un monde imaginaire et de faire ce qui doit être fait. Le rythme accélère alors, l’orgue s’empare de l’espace grâce, notamment, à un beau solo. La musique monte en puissance. Arrêt, départ, puis on revient à une certaine et brève douceur, le chant reprend. Dans la section suivante, la musique augmente en intensité. La guitare se fait tranchante et les intonations se font métalliques ou dans les frontières du hard-rock. Ça fonctionne terriblement bien dans la progression du morceau. La section instrumentale est passionnante et ne se cantonne ni dans un seul rythme ou un seul genre. L’orgue et la guitare se disputent notre attention sur une rythmique qui marque bien sa présence. Un morceau progressif comme on les aime. Le piano lance un appel au calme pour un court laps de temps mais la musique reprend en force et CAIO adopte un ton à l’avenant. Puis, de nouveau, le piano revient et le chant apaisé indique que notre personnage a enfin trouvé une façon d’aller de l’avant avec l’aide de ses amis. Un très fort début et un excellent morceau.

« Fragments of a Lifetime » est un court morceau. Il me fait penser un peu à du RIVERSIDE des plus récents albums. Et justement la basse y tient un important rôle. Ce fort joli morceau mid-tempo représente un moment de confort pour notre protagoniste alors qu’il discute avec une amie, Laís GONZALEZ. Mais il s’endort et manque ce qui se passe autour de lui. La pièce offre, à sa façon, un beau répit après l’intensité du premier morceau. La troisième proposition de DROWNING STEPS, « The Nod », revient avec un ton plus sombre et une musique plus grave. La rythmique est assez lourde et lente mais cela convient parfaitement car notre personnage aborde des sujets traumatiques et se demande s’il trouvera la lumière. Malgré cela, il perçoit que l’obscurité fait partie de lui et qu’en réalité, cette dualité lui est bénéfique. Le synthétiseur de PIERUCCI est bien présent, entre autres grâce à ce superbe solo qui conclut la pièce. « Waiting for Redemption » est une autre longue pièce de « The Bravery of a Tireless Mind: Book One » avec plus de Neuf minutes. Elle commence en douceur et en beauté avec le piano de TIAGO et la voix de CAIO. L’esprit infatigable de notre personnage fantasme sur la rédemption en se basant sur ses expériences. Il souhaite véritablement s'engager et tirer le meilleur parti de ce voyage intérieur et ces questionnements. Après quelques minutes, l’intensité remplace la douceur. La rythmique, la guitare et le chant propose une autre voie. À mi-parcours, le morceau acquiert encore plus de puissance. Un riff de guitare bien senti, une petite ligne synthétiseur, le chant un peu trafiqué. Soudainement, on arrête mais on repart plus lentement, plus étrangement, un beau solo de synthétiseur nous porte jusqu’à la relance grâce à une rythmique bien assurée et une guitare qui sait se faire entendre. On comprend brièvement l’influence DREAM THEATER dont m’a parlé CAIO. Ce qui me permet de signaler que cet album est le plus musclé des trois et, à quelques secondes près, la conclusion du morceau le démontre fort bien. L’ultime chanson, « Life Handed Me the Map », offre un apaisement comme nous avions eu après le morceau initial. Tempo lent, manipulation électronique et propos salvateur caractérisent cette conclusion de l’album où notre personnage comprend enfin que ses expériences l'ont conduit à son objectif initial. À savoir, surmonter les traumatismes et apprendre à trouver le bonheur, même au milieu du chaos.

Avec ce troisième opus, DROWNING STEPS démontre une évidente maturité. Il prouve aussi qu’il ne se répète pas. Un premier disque aux accents floydiens et assez planant dans l’ensemble. Le suivant qui avait une saveur un peu scandinave et un peu britannique, pensez Steven WILSON et PORCUPINE TREE. « The Bravery of a Tireless Mind: Book One » est donc une nouvelle proposition, une histoire dont la deuxième partie révélera d'autres blessures et différents aspects de cet infatigable esprit. En bon compositeur et voulant garder quelques surprises, CAIO n’a pas voulu en dire plus. D’ici cet autre album, je vous invite à bien vous imprégner de celui-ci, vous ne le regretterez pas.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. The Angels and the Playground (15:52)
    2. Fragments of a Lifetime (3:34)
    3. The Nod (5:43)
    4. Waiting for Redemption (9:22)
    5. Life Handed Me the Map (2:46)

musiciens / musicians

- Caio Claro: Vocals, Acoustic Guitar (track 1), Electric Guitar (tracks 2 & 5), Arrangements and Sound Manipulation
- Fabricio Mendonça: Drums
- Leonardo Gonçalves: Bass Guitar
- Marcos Duran: Electric Guitar (tracks 1-4)
- Tiago Pierucci: Keyboards, Synthesizers, Effects, Organ, Piano, Wah-Wah Guitar (track 2), Background Vocals (track 4), Arrangements and Sound Manipulation

Guest Vocalists:
- Robin Peachey (track 1)
- Laís Gonzalez (track 2)
- Erlend Viken (track 3)

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