
CHRONIQUE / REVIEW
Charles Brown
Wind of The Northern Light

Release information
Release date:
May 20, 2026
Format:
CD, Digital
Label:
From:
Self-Released
États-Unis / USA
Pascal Favreau - October 2026
7,0
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Charles BROWN est un artiste originaire de Denver, Colorado et a été impliqué dans la scène musicale de cette ville plus de 40 ans. Avec une carrière qui inclut la performance, l’enseignement de la guitare et même l’ingénierie audio et vidéo, Charles s’est concentré sur la création d’une musique instrumentale originale basée sur la guitare avec des éléments de rock progressif. BROWN a été impliqué dans la Colorado Art Rock Society qui promeut la musique et les performances progressives dans la région de Denver. Charles a également fait l’objet d’un article dans le magazine de guitare « 20th Century Guitar », et ses CD ont été examinés par des sites et magazines de musique progressive aux États-Unis et en Europe. Il a récemment été impliqué avec les SUBSTITUTES, un groupe hommage de la région de Denver qui interprète la musique des WHO. Il est actuellement impliqué avec le favori local de Denver, YARROW, qui a fait la première partie de groupes nationaux tels que STEPPENWOLF, Dave MASON et THE BYRDS. Un grand artiste ce monsieur Charles BROWN. Le voici avec son dernier opus « Wind of the Nothern Light ».
L'album débute avec la pièce titre « Wind of the Nothern Light » et le son d'une guitare acoustique dont les cordes semblent tremblées. Le rythme s'accélère sous un clone de FENDER qui fend nos deux oreilles en quatre pour que nous puissions savourer l'arrivée du bon son rock bien appuyé par le 'bass drums' qui s'emballe autant que les cymbales d'une batterie qui tient le rythme. Soudainement, interlude teinté de progressif jusqu'au moment où la batterie reprend vie pour accompagner une cacophonie de décibels propulsés par une guitare électrique qui s'éteint dans le lointain laissant place à « Ancient Highlands » la guitare synthé aux 384 sons nous emmènent brièvement dans une corrida mexicaine. Le rythme s'accélère puis ralenti et s'ouvre sous une avalanche de notes, qui nous tombe dessus comme ma belle-mère. Les cordes saignantes d'une guitare hurlent de plaisir manipulé avec agilité par un virtuose caché au loin dans les ténèbres. Un drums soutenant un gros rock à saveur 'seventies' nous fait sursauter puis bang! Nous voilà projeté vers « Final Threshold » sans presque sans rendre compte tellement les deux pièces se cimentent. Les lamentations de l'américaine à cordes reprennent de plus belles. Le ton devient solennel...enfin un autre gros rock pesant bien amorcé par une basse à la Tony LEVIN et toujours cette guitare séduisante malgré nos tympans épuisés. Une brève trêve, la douceur d'une flûte traversière combiné à la grâce d'une guitare sèche, nous évite la surdité. Pour finir, solide batterie et basse étire la sauce, un délice...D'une durée de 10 minutes 15 secondes de pure beauté « Embers of an Ancient Age » se décrit en trois parties. La première nous accueille dans une atmosphère féérique ou la trompette/ synthé Roland sont en vedette. La section rythmique s'active, le saxophone bien vivant tout comme la belle combinaison guitare acoustique/trompette...du pur plaisir. Soudain nous voilà ailleurs dans un autre monde qui nous introduit presque brutalement dans la seconde partie. Une belle architecture musicale nous caresse les tympans pendant un bon moment pour s'éteindre comme le feu au bout d'une allumette. Cette hallucinante trompette du fantôme de Miles DAVIS omniprésente dans cette troisième partie se retrouve toute légère dans un espace-temps inespéré accompagné du clone d'une GODIN acoustique. Au moment ou l'on croît tout terminer, voilà que la magique section rythmique en 'down tempo' vient interrompre ce moment magique pour laisser place à Charles BROWN et le son "électrifiant" de sa guitare électrique ou chaque note pénètre les pores de notre peau. Ce mélange sonore s'écoule jusqu'à la dernière goute de plaisir.
« Fire & Fury » semble commencer dans une église. Heureusement l'arrivée d'un gros hard rock à la JUDAS PRIEST pardonne tout. Une basse profonde, une guitare hurlante, une batterie qui maintient un rythme répétitif, le diable est aux vaches dans une atmosphère de bar ennuagé par des Gauloises. On se surprend à suivre le 'beat' du bout des pieds. « Chase the Sun » est plus douce. On y entend un chant de mouettes, le bruit des vagues frappant un rocher percé ainsi qu'un 'gratteux' de guitare acoustique secondé par un synthétiseur imitant le son d'une trompette. C'est à s'y tromper...Une belle combinaison en guise d'introduction à « Ride or Die » De retour dans un lieu sacré ou musicalement l'orgue domine, BACH est-il ressuscité? Bref moment pour se retrouver dans l'enfer de 'riffs' de guitare à la DEEP PURPLE mitraillé d'une multitude de notes toujours enrobées d'une solide section rythmique. « Ocean Horizon » est tout au long de la pièce presque en solo, merveilleusement bien interprétée par Charles BROWN et son Roland GR-30. Chaque note de musique semble sautillée. En fermant les yeux, on s'ouvre l'âme sur du merveilleux. « Fire of the Sun » Sans hésitation, BROWN met le feu à la pièce avec des envolées flamboyantes de décibels. Afin d'éviter un ravage irréversible à notre cerveau voilà qu'à 1 minutes 33 de la fin, pause santé. Petit passage oblige de légèreté planante, signature du rock progressif. Ce fut toutefois de courte durée. La fin se termine comme le début commence. « Red Fire Burning » est un soulagement en débutant avec le synthé à guitare, instrument dominant de l'album qui se transforme en orgue Hammond C3. Dans sa forme et son contenu, cette pièce est la petite soeur de la précédente…décevant. « The Fading Sunlight » dernière et la plus courte pièce de l'album. Début d'une certaine beauté musicale de nature progressive. Cependant on ressent une certaine lassitude pendant l'écoute et un certain soulagement à la fin…
BROWN est un exceptionnel guitariste qui maîtrise bien son étonnant synthétiseur de guitare découvert au début des années 90. Toutefois, il aurait été préférable de marier les quatre dernières pièces et d'en faire une de 10 minutes afin de diminuer l'impact flagrant du manque d’originalité dans la structure musicale de la majorité des pièces. Quand même un bel album pour les amateurs de 'guitar heroes'. À écouter progressivement à haut volume.
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PISTES / TRACKS
- 1. Wind of The Northern Light (04:22)
2. Ancient Highlands (04:31)
3. Final Threshold (04:34)
4. Embers of an Ancient Age (10:15)
5. Fire & Fury (03:31)
6. Chase The Sun (03:32)
7. Ride or Die (03:56)
8. Ocean Horizon (03:11)
9. Fire of The Sun (03:38)
10. Red Fire Burning (03:53)
11. The Fading Sunlight (02:28)
musiciens / musicians
Charles Brown - Guitars, Roland GR30 Guitar synth



