
CHRONIQUE / REVIEW
Brendan Perkins
Trading River Songs

Release information
Release date:
May 8, 2026
Format:
CD, Digital
Label:
From:
Self-Released
Royaume-Uni / United Kingdom
Thomas Szirmay - August 2026
9,3
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Ce n'est pas facile d'être objectif quand il faut écrire une chronique à propos d’un artiste dont les deux œuvres précédentes ont été encensés élogieusement par ma plume ! C'est juste que ce style de folk-prog britannique m'a toujours inspiré, car ce Brendan PERKINS est un multi-instrumentiste accompli, capable de briller d'un bout à l'autre de la scène, maniant des instruments comme de l'argenterie polie, avide d'un repas musical gastronomique. Les albums « Stories from the Old Church Lane » de l’année passée et le précédent « Favourite Places » de 2024 ont non seulement été bien accueillis, mais ont aussi réussi à séduire une sacrée armée de critiques, de fans et de DJs au passage. C'est compréhensible, car son style est bourré des mélodies étonnantes, une instrumentation subtile alliée aux paroles poétiques d'Helen FLUNDER, le tout baignant dans une atmosphère indélébile qui nous emmène vers un monde des rêves.
Le premier port d'attache se nomme « Rest at the Shoreline », où aucun temps n'est perdu à dresser le décor musical, un fondement délicat avec des coups de guitare confiants et une voix captivante, l'histoire étant racontée sur des tons des plus convaincants. L'éruption liquide du manche est véritable caresse, le vocal de PERKINS apaisant et onirique, « alors que les lampes à gaz lointaines vacillent » et, les yeux fermés, on peut carrément écouter la pellicule qui tourne dans son esprit. L'orchestration sous-jacente du piano et du clavier, la basse tout aussi présente quand on en a besoin, puis un autre flux de guitare limpide pour faire bonne mesure, le tout est méticuleusement assemblé pour notre grand plaisir.
« Banks of the Fleet » conserve cette ambiance aquatique, il ne faut pas oublier que la source est une île entourée d'océans et de mers empiriques, un peuple vigoureux reconnu pour explorer les frontières du temps et de l'espace. Les lochs, rivières et ruisseaux assurent donc une continuité et une tradition sans fin, ce qui transparaît certainement dans la musique traditionnelle de leur culture. Les mélodies fluides ne montrent aucune abnégation, les moments de solo flottants ne faisant qu'enrichir le récit raconté. On se doit d’admirer la manière dont les variations s'intègrent sans effort, souvent guidée par cette basse bien en avant plan qui, honnêtement, m'a enchanté dès le premier jour où mes oreilles ont découvert cet artiste ! Franchement magnifique.
Le morceau-titre exprime l'émotion vacillante sous les doigts délicats du piano, la guitare électrique glissant doucement par-dessus, la retenue personnifiée. La mélancolie, la réflexion et l'expression introspective surgissent dans la voix suppliante, exigeant désespérément des réponses, tandis que les sonorités feutrées embaument l'esprit. Ce style musical n'est pas chargé de terminologies complexes ou de signatures rythmiques endiablées afin d’éblouir les techniciens inconditionnels, mais plutôt d'une magnifique maitrise de la passion, de l'atmosphère et de la mélodie qui vont séduire les oreilles les plus sensibles, chaque note jouée ayant un but précis.
On passe ensuite à l’héroïque pièce de 10 minutes + « Binbrook Skyline », où l'intro ravive les souvenirs de « Smallcreep's Day », le premier et sûrement meilleur album solo de Mike RUTHERFORD, souvent considéré comme l'un des joyaux cachés du panthéon prog. La disposition exprimée ici est immensément puissante, avec des colorations de chœur infusées de mellotron dominant dans le premier tiers, alors que la structure des événements à venir commence lentement à prendre leur cours. Brendan appelle à nouveau son arme à six cordes tandis que la basse animée propulse le rythme, solidifiant à la fois la cadence et la direction de cette longue pièce, sans jamais lâcher prise. Les manches optent pour un reboot chop cliquetant, rappelant la grandeur chorale, couronnée par la prestation d'un solo glissant qui hurle, rugit et pleure d'émotion sincère. Usine à applaudissements.
Un moment de gloire bien mérité apparaît sur « Angels in a Vacuum », le brillant jeu de guitare acoustique arrivant de façon inattendue comme un messager céleste, des orchestrations de claviers où « les cloches commencent à tinter », les paroles profondément percutantes atteignant leur cible, et cette basse vigoureuse qui élève l'atmosphère divin. La guitare suscite que des sourires d'appréciation, une insertion parfaite qui en dit long sur la maîtrise de ce musicien. Le travail acoustique reprend pour achever le frisson.
Un final magnifique et résolu, et le morceau le plus court, d'une durée de six minutes et demie, « Goddess Earth » met en lumière le timbre vocal luxuriant et l’élégance du piano, rappelant une ballade RPWL qui éveillait autrefois « ma passion, là où il n'y a pas de douleur ». Le refrain est glorieusement envoûtant, d'une profondeur écrasante et laisse pantois. Vous ne pouvez pas vous permettre de manquer cette fin, ainsi que l'album au complet d'ailleurs, assurément un moment fort de 2026, qui consolidera encore davantage la réputation de cet artiste dans la communauté. Une œuvre incontournable.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1- Rest at the Shoreline (8:11)
2- Banks of the Fleet (8:32))
3- Trading River Songs (7:25)
4- Binbrook Skyline (10:18)
5- Angels in a Vacuum (9:05)
6- Goddess Earth (6:37)
musiciens / musicians
- Brendan Perkins – Guitars, keyboards, bass, programming, vocals
- Helen Flunder – Backing vocals (4)



