
CHRONIQUE / REVIEW
Birtawil
Dua Min

Releases information
Release date:
February 27, 2026
Format:
Digital, Cassette
Label:
From:
Self Released
France
Alain Massard - March 2026
8,4
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BIRTAWIL créé en 2013 par Xavier GODART jouant aussi avec THE GREAT OLD ONES; un mode dark-doom ambiant avec l’air sur la guitare dénudée de KWOON et des boîtes à rythmes industrielles, minimalistes, froides. Ambiant, post-rock et boucles électroniques pour des airs sombres, expérimentaux, post-metal, drone industriel. Ce 6e opus avec autant de lives joués sur des projections collages-documentaires, fragments d’images dégradés, fantomatiques, force à la méditation, à la contemplation sauvage.
« Sento » au crescendo sombre, froid, minéral et industriel; du post-rock linéaire, envoûtant avec cette pulsation métronomique, hypnotique et hyperbolique. Un son lent sous tension psychédélique, un sentiment d’entendre du OSI. « Ceesto » confirme la linéarité envoûtante, entêtante avec cette ligne de basse agressive, l’arpège glacé, dissonant remuant les entrailles. La montée empreinte aux travaux de MORRICONE, à ceux des MONKEY3. Une lente montée organique, regard étranger à notre monde actuel inhumain avec ce riff cisailleur, cette corde tenant la note de façon orgasmique. Un son présent affolant, contemplatif et angoissant à la fois enchaînant sur « Malpleno » pour cette réverbération lugubre, insistante, vouée à imprimer le climat lancinant, obsédant. Les notes claviers éparpillées réchauffent un tantinet l’air blafard. Le climat se veut réverbérant, incisif, amenant à la contemplation; prise de temps à savourer et réflexion.
« Konfirmon » à l’entame synthé vibrante, air répétitif, hypnotique de série TV avec la guitare post-rock bien calée. La lenteur coupante nette à mi-parcours avec la boite à rythmes oppressante, limite teutonique mettant le riff guitare en mode taillage de haies. La montée finale insuffle l’énergie cathartique ‘’mantranique’’, source de tension pour finir industriel pondéré. « Pacon » à l’entame digne des KRAFTWERK, signe compulsif entêtant du synthé pour l’air monolithique hypnagogique. Le clavier s’immisce alors sur les terres austères et minimalistes des TANGERINE DREAM en mode BOF, lorgnez ‘Sorcerer’ par exemple. Le sombre s’installe avec la réverbération incessante, le son en fondu sans fin. « Morton » redonne goût à l’industriel avec ce riff métallique venant du fin fond de l’espace. La basse se veut lourde, l’air irrespirable avec la batterie diabolique et l’air aérien, lancinant et réverbérant, forçant à la compulsion. Un rythme basique ‘’mantranique’’, un son post-rock indu épuré; un moment intense noir et éclairé, tiens un oxymore de plus. Le fondu minimaliste, sournois, grave, envahissant jusqu’à la dernière note.
BIRTAWIL joue du drone-ambient électronique sur une approche sombre, froide, dépouillée où la répétition lente, improvisée et archaïque favorise l’impression d’écouter un son oppressant, sec et angoissant. L’association des claviers permet d’amener plus de profondeur aux airs lancinants, les guitares spleen, angoissantes et réverbérantes finissant de terrasser les oreilles malmenées.
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PISTES / TRACKS
- 1. Sento 04:56
2. Ceesto 06:15
3. Malpleno 8:39
4. Konfirmon 8:38
5. Pacon 6:16
6. Morton 7:22
Total: 42’06’’
musiciens / musicians
Xavier Godart: All Instruments



