
CHRONIQUE / REVIEW
Besvärjelsen
Till Glömskan Ad Oblivionem

Release information
Release date:
August 28, 2026
Format:
Digital, CD, Vinyl
Label:
From:
Magnetic Eye Records
Suède / Sweden
Alain Massard - September 2026
8,6
Google translation options below french text
BESVÄRJELSEN fondé en 2014, jouant du stoner, du doom, un métal loin du prog à priori. Ce mot signifie sortilège, tout droit sorti du Forest Rock avec des touches mélancoliques imprégnées dedans. De la lourdeur, du sludge, des riffs glacés et une ambiance psychédélique flirtant avec le prog, le blues sur ce 3e opus. Lea envoûte au vocal sur des mélodies hypnotiques suintant l’eucalyptus scandinave, ‘comme un bourbon fumé’. Un titre qui ne tombe pas dans l’oubli (celui de l’album) avec cette atmosphère conceptuelle planante et interrogeant comme la gravure typée.
« The Greatest Sin » pour l’entame latente sur un riff heavy stoner, l’air mantranique qui avance comme fond au soleil la neige. Une douceur doomesque progressiste avec son chœur fondant. « Accelerating Hearts » accélère le rythme, le pouls musical en tempo énergique et la voix si singulière de Lea, mi-homme, mi-femme, mi-démon. Le refrain entêtant envoûtant, laisse circonspect. « Battles » enfonce le climat musical sur cet air alternatif, mélange de violence contenue et de doom visqueux. Le break vrille, colle, part sur une piste heavy bluesy, tirant des notes ensorcelantes; du hard rock atmosphérique. « Counting Flies » plus lourd, posé, doom sur les premiers ANATHEMA, avant qu’ils ne virent prog-music. Le plus encore ce vocal mélancolique au riff réverbérant et le solo mélodique, planant, éthéré. « Drifters on a Quiet Stream » pour le titre le plus long, son riff sombre entraînant sur une piste rêveuse, mantranique, remplie de sortilèges. Lea a ce plus en provoquant la beauté, une latence érotique avec ses mots ténébreux en nous choyant dessus. L’outro piano ne demande qu’à durer plus longtemps effluve proggy.
« The Mountain » au riff psyché-pachydermique, ‘’headbanguant’’ de ci, de là. La similarité des airs fait rentrer cet album en mode conceptuel. L’outro solo guitare gicle de toute part. « Pulse » plonge dans l’atmosphère western spatial avec ce climat malfaisant alternatif, ce riff bestial sur la batterie tribale. Lea crie doucement, coupant l’air d’un ton monolithique, un zeste des GATHERING au loin, avant que le court titre « Interlude » sombre, austère, bluesy électrique enfonce l’air sonore en break progressiste. Un spleen ravageur, méditatif. « Didn't Come to Party » repart sur ce tempo lourd, sombre et entraînant, THERAPY? Et PARADISE LOST en réminiscences. La voix de Fred en invité amplifie le côté ‘’grungy’’ de ce morceau avec ce refrain entêtant; outro percussif malsain. « Black Wave » au riff prenant, compulsif, ode au ‘’doom atmo stoner pop’’, oui monsieur : le titre qui pourrait passer en radio si le monde tournait mieux, titre rappelant MASTODON et KING BUFFALO. L’orgue au fond de Pelle ajoute une touche mélancoli-progressiste. « Oblivion » pour la ballade sur le piano solennel, avec les frissons se dégageant de l’émotion engendrée. Un slow mélancolique pour danser et enlacer sa promise comme au temps d’antan, l’ajout du violoncelle en rajoutant une couche. Délicat, triste, émouvant comme un titre de fin de monde chanté en suédois, cela accentuant la nostalgie.
BESVÄRJELSEN joue du rock lourd, suintant l’émotion, le spleen pour des titres mélodiques avec Lea en fer de lance vocal. Un album à bribes de doom, grunge, sludge, à climat ‘’mélancoli-atmo-psychédélique’’ pour baigner dans les contrées austères scandinaves. La chronique sur ce site prog n’a rien du hasard du fait de l’ambiance groovy-proggy qui s’en dégage tout au long de l’album surfant sur des climats froids, latents, psyché où le doom rock devient opalescent. Des gouttes de sang prog filtrent de chaque morceau et la pochette signée Björn Olars ajoute au climat stoner progressiste ambiant pour l’album envoûtant.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. The Greatest Sin 04:26
2. Accelerating Hearts 04:02
3. Battles 04:05
4. Counting Flies 03:14
5. Drifters on a Quiet Stream 06:12
6. The Mountain 03:21
7. Pulse 03:19
8. Interlude 00:42
9. Didn't Come to Party 04:10
10. Black Wave 03:52
11. Oblivion 05:17
Total: 42:40
musiciens / musicians
Lea Amling Alazam: Lead vocals
Staffan Vinrot: Guitars / vocals / accordion / violon / keys / keyed fiddle
Andreas Bajer: Guitars / vocals
Erik Bäckwall: Drums
Marcus Lindqvist: Bass
Guests:
Fred Burman : Lead, backing vocals (2, 9)
Pelle Andersson : Organ (10)



