
CHRONIQUE / REVIEW
Bees Made Honey In The Vein Tree
In Between Strides

Release information
Release date:
September 18, 2026
Format:
Digital, CD, Vinyl
Label:
From:
Magnetic Eye Records
Allemagne / Germany
Alain Massard - October 2026
9,0
Google translation options below french text
BEES MADE HONEY IN THE VEIN TREE joue du post-rock et ce dans différents endroits comme une cave, une scène de concert, un balcon intérieur, un salon. L’ambient, le drone, le shoegaze s’installent progressivement dans leur musique avec des éléments acoustiques torturés, sur des sonorités plus respectables cependant. Créés en 2014 ils se sont éloignés du doom psyché pour une approche plus mélodique, moins lourde, moins explosive, plus organique, plus coulante : Un miel à maturité, une fusion de doom psyché avec du post-rock calibré. Ce 4e opus spatial basé sur de longs crescendi envahissants aux issues incertaines permet de surfer sur nombre de tiroirs musicaux.
« Departure » entame post-rock typée, délicate avant de sentir les guitares aiguisées s’envoler. La lenteur suave avant le break mi-parcours ambiant, aérien, plus calme encore, archaïque j’oserai écrire. Un relent des CURE pour la basse puis le post reprend son espace en déroulant sur un crescendo stressant, ambiant. Un son post-rock aigu qui monte, monte sans fin. « Respite » pour son arpège acoustique, lent, fin, vintage à te rappeler certains travaux de GILMOUR et d’HOWE. Les notes s’égrènent au fil du temps, l’outro sombre, mystérieux, tribal, simple, doux. « Clutching at Straws » pour son accroche directe sur les instruments et voix langoureuses, en tonalité dark wave d’un coup, étonnant. Les guitares réverbèrent, vrillent à ne plus en finir, imprimant un climat ciselé et oppressant où l’émoi est de base.
« Elisa » a tout d’une grande chanson floydienne; du psyché, la latence, de l’attente, un climat serein et oppressant encore avec ces réverbérations, ces drones sans fin. Une note spatiale gilmourienne égaye cette trame musicale en faisant partir loin et haut, accompagné de la batterie. Le fleuve post reprend, plus lourd mais sans vagues; le titre long le plus facile d’accès, le plus mélodique. « Return, Precipice » avec sa vibration et ses fûts prégnants, sur cette montée doomesque à peine contenue, du fuzz électrique envahissant. Marc et Simon hurlent sur ce morceau incandescent et rappellent que leur musique était bien plus explosive, expressive, flirtant sur SLIFT. Un mur de drone à la saveur du fameux E5-150 se met en marche avant d’amener l’espace doom à son firmament avec ces growls, cris extrêmes s’incrustant sur le final olympien. L’outro revient à ce drone sabbathien, onirique, calmant, soignant les oreilles.
BEES MADE HONEY IN THE VEIN TREE continuent de triturer leur son pour envoûter l’auditeur d’une rage musicale sans fin. Un album plus mélodique pour flirter sur le post-rock plus vendeur. L’album qui mélange astucieusement les éléments progressistes tel un miel de fleurs variées avec tout le nectar délicieux, concentré à l’intérieur. Une bonne façon de s’immerger sur ces espaces sombres dommesques sans crainte de subir toute la furie associée à ce mouvement extrême. Ici c’est contemplation et méditation avant tout.
TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !
PISTES / TRACKS
- 1. Departure ( 9:31)
2. Respite (4:11)
3. Clutching at Straws (5:11)
4. Elisa ( 9:33)
5. Return, Precipice (9:38)
Total : 38:04
musiciens / musicians
Christopher Popowitsch – Bass
Lucas Dreher - Guitars
Marc Dreher – Drums, Vocals, Rhodes
Simon Weinrich – Guitars, Vocals, Rhodes, Field Recordings
Guest:
Luis Deffner – Piano



