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CHRONIQUE / REVIEW

Art In America

Dreams of the Disappeared

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Release information

Release date:

September 24, 2026

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Iconoclassic Records

États-Unis / USA

Alain Massard - October 2026

7,7

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ART IN AMERICA créé en 1980, reformé en 2000, composé des 3 membres d’une famille. Ce 4e album de rock prog typé, Made in the USA avec ce titre reflétant l’entremêlement des rêves et notre passage éphémère sur Terre. Des mélodies basiques avec la harpe de Shishonee comme ossature principale. Produit par Eddy Offord cet album m’interpelle, vu sa notoriété d’où la chronique.

« Others » part sur un mode rock folk fleurant le folk-western sur un mode mantra-métronomique. « Requiem » enchaîne guitare à la MAY sur un cinématique beat primaire. « Road Thrill » continue, guitare acoustique indienne, vocal lointain, air des 60 pour une nonchalance avérée avec encore la voiture derrière et la harpe. « Game » acoustique au départ, voix larmoyante, petite comptine rentrant bien plus dans le folk que dans le prog, l’outro avec la harpe fondante. « Shepherd » pour son côté nippon désinvolte, le chœur aérien et la harpe sur VOLLENWEIDER.

« Three Links » me rappelle de suite APSARAS jouant aussi sur des mantras répétitifs. Les percussions tribales amplifient la dramaturgie, le riff guitare flirtant ceux du grand Robert FRIPP; ambiant, relaxant. « Walking the Dog » change la donne pour l’air rock prog guimauve avec le clavier gras remplissant les oreilles. Un air solennel boosté d’instruments traditionnels entre la new-wave et le new âge, désopilant mais engageant. « Pink Dominoes » en mélange fourre-tout, harpe, basse et guitare fruitée fusionnant pour divaguer sur des éidolies structurées.

« Falling Forward » entame arpège guitare, l’on se dirait devant un saloon à se poser la question de rentrer déguster un bourbon. La harpe fait le grand écart, le barman doit être asiatique, bon un Saké suffira. Le break cinématique ambiant, flûte, voix au loin, le prog arrive enfin réellement et ensorcelle de cet air minimaliste. « Battle of Because » à l’intro sombre, heavy, sudiste, folk, dépoussiérant les tiroirs au point d’y entendre un riff des ZZ TOP. Morceau primaire errant sur du rock, s’y perdant, laissant le vocal éthéré surgir, agrémenté d’une percussion isolée, comme si l’on sortait d’une sieste, excellent. « Sorry to Say » suit, arpège sur fond d’orage en mode country, voix fragile. Une balade contemplative pour méditer au sec. « Postscript » en final et l’air qui rappelle, allez, je vous laisse chercher sur le solo guitare aiguisé.

ART IN AMERICA revient explorer les rêves en maintenant un fil conducteur. Cet album n’est pas prog mais possède des ramifications progressistes, ramenant aux sons d’antan que jouaient FRIPP, BOWIE. Un son simple pour surfer dans notre mémoire endormie, sur ces éidolies traîtres nous ramenant à la réalité évasive, mémoire friable. Des ramifications jusqu’à JAPAN mais un son unique de rock contemplatif où la musique coule et n’a plus besoin de critères prog pour être classée. Je citerai la dernière phrase de l’album :’Certains rêves disparaissent, d’autres attendent simplement d’être entendus’.

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Others (4:50)
    2. Requiem (2:01)
    3. Road Thrill (3:39)
    4. Game (4:34)
    5. Shepherd (3:19)
    6. Three Links (5:01)
    7. Walking the Dog (4:31)
    8. Pink Dominoes (3:12)
    9. Falling Forward (4:48)
    10. Battle of Because (3:51)
    11. Sorry to Say (3:17)
    12. Postscript (2:13)

    Total : 45:16

musiciens / musicians

- Chris Flynn / guitars, lead vocals, bass, keyboards
- Dan Flynn / drums, percussion
- Shishonee Flynn / concert pedal harp, Japanese koto, Indian tambura, West African balangi, backing vocals

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