top of page

CHRONIQUE / REVIEW

Aether

III

AGHORA.jpg

Release information

Release date:

May 22, 2026

Format:

Digital, CD

Label:

From:

Luminol Records

Italie / Italy

Mario Champagne - October 2026

7,7

Facebook_logo-7.png
Google translation options below french text

AETHER est un projet musical italien qui naquit en 2021, qui s'est donné pour but de produire des pièces instrumentales où l'on mélange plusieurs styles de musique, tout en conservant une trame mélodique. Ce projet est animé par un quatuor de musiciens provenant de différents horizons. L'Opus de 2026 fait suite à l'album éponyme de 2022 et à "Trans-Neptunian Objects" de 2024. Contrairement à son prédécesseur, il ne s’agit pas d’un album-concept, mais d’une compilation de compositions développées lors de répétitions et d’improvisations tout au long de l’année 2025, donnant lieu à un répertoire riche et très varié du point de vue des styles.

Considérant que la musique actuelle fait trop appel aux moyens technologiques, ce quatuor priorise un recadrage vers la performance humaine dans l'interprétation, dans le son global et dans la production. Ils explorent de manière créative les rythmes, les dynamiques et les timbres dans un processus expérimental qui amalgame les sonorités du rock progressif des années 1970, de la fusion, du Jazz nordique, du "dark Jazz", ainsi qu'une précision et une agressivité "crimsonienne" à la guitare et une folie psychédélique typique d'OZRIC TENTACLES.

Après avoir procédé à quelques écoutes pieuses de cet Opus, je vous recommande, si vous voulez tenter l'aventure, de vous conditionner à subir une expérience d'écoute inhabituelle. Il faut avoir le bon état d'esprit pour approcher la chose, être à l'écoute, attentif et patient, car on se projette loin de tout facilité, car l'écoute sera spécialement exigeante cérébralement parlant.

Dans des développements lents et minimalistes, sans ligne directrice constante, "Oort Cloud" aligne des ambiances cinématiques sombres, puisant dans la musique classique, garnies de vibrations électroniques et d'échos poly-rythmiques qui se succèdent, avec des moments plus lourds dans des structures subtilement jazzy. Dans "Vogon", chuchotements, percussions et claviers sporadiques et taquins, servent de préambule à un discours rigolo et théâtral en italien, alors que la guitare "bluesy" s'épanche à un rythme rapide. La pièce est très dynamique et entraînante, démontrant une belle synergie des instruments, là où les cymbales se montrent hyperactives.

"Cinq Teintes, Quatre Cadres" démarre avec des synthés "vintages" qui bullent et des échos, dans une ambiance solennelle qui déambule sur une ligne de basse, pendant que les claviers dissertent. Une pièce qui devrait plaire aux fans de SOFT MACHINE, elle qui devient très jazz fusion, chaotique même, faisant une volte-face abrupte en son cœur pour des pincement de cordes, où une fusion polyrythmique s'impose avec une mélodie sous-jacente pas évidente à suivre à cause de la profusion des contributions.

"La Mélancolie Du Petit Prince" m'a vraiment harponné. La beauté du superbe piano qui suinte des arpèges de mélancolie me rappelle les œuvres d'autres italiens qui s'illustrent dans le rock progressif, soit entre autres LA DOTTRINA DEGLI OPPOSTI et Diego PETRINI. Ajoutez à cela des sons modernes en surimpression, saccadés, des sons fripés provenant des synthés, comme de la neige sur la ligne en mode saturation. Fin et délicat ! La plus accessible et plaisante à écouter.

"Panta Rei" n'est pas la plus facile à suivre. Commençant dans une richesse sonore très "low key », elle donne ensuite place aux notes qui surgissent et s'étiolent, dans une tapisserie lente et élégante de corde, de basse, de piano et de percussions. Très cinématique, elle devient plus bluesy, Prog, prônant le grattage intempestif des cordes, mutant fortement vers le mode fusion. Les cordes claires deviennent hystériques, presque "heavy rock", pour ne pas dire "zeppelinesque", sombrant dans un chaos infernal difficile à digérer, mais qui trouve sa rédemption dans une finale mélancolique très classe. Finalement, "Swerve", la plus progressive, avec plusieurs variations d'ambiance, et des changements fréquents, dont plusieurs passages épiques puissants, qui par moment m'ont rappelé le style de la formation américaine ISOBAR. Un disque pas facile mais qui mérite un détour attentif ! Titres préférés : "Vogon", "La Mélancolie Du Petit Prince" et "Swerve". Bonne écoute !

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

PISTES / TRACKS

    1. Oort Cloud (06:21)
    2. Vogon (04:51)
    3. Cinq Teintes, Quatre Cadres (08:42)
    4. La Mélancolie Du Petit Prince (04:37)
    5. Panta Rei (08:00)
    6. Swerve (10:42)

musiciens / musicians

Andrea Ferrari – Guitars & Keyboards
Andrea Grumelli – Fretless Bass
Andrea Serino – Fender Rhodes & Keyboards
Matteo Ravelli – Drums & Elettronics

FOLLOW US

  • YouTube Social  Icon
  • Facebook Classic

CONTACT US

CRÉÉ ET MAINTENU PAR PROFIL 1994 to 2026

bottom of page