
CHRONIQUE / REVIEW
Ring Van Mobius
Firebrand

Releases information
Release date:
October 3, 2025
Format:
CD, Digital, Vinyl
Label:
From:
Apollon Records
Norvège / Norway
Frédérik Roy - December 2025
8,7
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Partir avec un grand BANG! Il est certain qu’un groupe aussi flamboyant que Ring Van Möbius ne peut quitter la scène en silence et c’est avec ce dernier opus grandement attendu qu’ils disent au revoir à leurs fans. Au menu, 3 longues pièces épiques qui nous ramènent, encore une fois, à l’âge d’or du rock progressif avec des sonorités qui se rapprochent des légendaires Emerson, Lake and Palmer et Van Der Graaf Generator. Bien que la comparaison soit facile à faire, je tiens à souligner que Ring Van Möbius apportent largement leur propre signature à ces influences. L’album s’inscrit bien dans la suite des 3 précédents opus, dans le sens que les sonorités et les thèmes spatiaux demeurent, du moins au niveau des pochettes. Parlons-en justement, de la pochette. Comme toujours, on a un magnifique travail d’illustration et une thématique que je trouve assez audacieuse : alors que l’on mise sur l’exploration de l’espace et du vide intersidéral, il nous reste tant à explorer et à découvrir dans nos fonds marins. Un thème qui n’est pas sans rappeler la pochette de leur premier album ‘’Past The Evening Sun’’ ; une belle façon de fermer la boucle.
Tout au long de l’album, ce sont principalement les synthétiseurs qui sont mis de l’avant, bien que chacun des musiciens norvégiens soient des virtuoses aguerris. L’album commence en force avec ‘’Firebrand’’ qui rassemble des arrangements de basse et de synthétiseurs absolument géniaux. Cette pièce fût le single distribué lors de l’annonce de l’album, probablement pour son côté énergique et étant le morceau le plus court de l’album. Le disque poursuit sa route sur les sillons de la même face avec ‘’The Fever’’ qui, à mon avis, est la pièce la moins mémorable de l’album (il en faut bien une!). Elle laisse toutefois l’auditeur se reposer avant d’arriver à la pièce de résistance : ‘’False Dawn’’ et sa lourde durée de presque 25 minutes! Un si long morceau qui passe pourtant comme un coup de vent. Une composition variée, audacieuse, enivrante… On vous arrache la face à grands coups de Mellotron et d’orgue Hammond, rien de moins. Pour la seconde moitié de l’épique, on nous emmène vers une composition plus classique pour piano, quelque chose que mon esprit a apparenté aux fameuses variations chromatiques de Georges Bizet, que j’estime être un compliment tout à fait respectable. On retourne ensuite en territoires nostalgiques avec des élans mélancoliques à la Van Der Graaf Generator qui ne devrait laisser de marbre aucun auditeur. Vraiment, quelle façon spectaculaire de mettre fin à une carrière sous ses propres termes.
Il s’agit encore une fois d’un excellent disque et je dois avouer que c’est bien dommage que ce soit déjà le dernier. Je resterai toutefois à l’affût d’un éventuel projet de ces talentueux musiciens. Dans tous les cas, un énorme merci pour la musique et, si vous me permettez d’emprunter vos mots : ‘’Don't look back, stay strong, embrace the dream’’.
PISTES / TRACKS
- 1. Firebrand (09:33)
2. The Fever (13:32)
3. False Dawn (24:42)
musiciens / musicians
Thor Erik Helgesen: Vocals, Spectral Modular Synthesis System, Hammond L100, Steinway grand piano, Fender Rhodes piano, Yamaha upright piano, Mellotron, Yamaha YC-20, tape flanging, tape-loops through Korg MS20
Dag Olav Husås: Tubular bells, timpani, chimes, drums, glockenspiel, gong, cymbals
Håvard Rasmussen: Fender Electric Bass VI, Roland Space Echo, Moog Ring Modulator, Geilo flathead screwdriver, cello bow



