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CHRONIQUE / REVIEW

Path Of Ilya

La Degustation

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Releases information

Release date:

September 1, 2025

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Self Released

France

Pascal Favreau - September 2025

8,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Le rock progressif en France ne m'a jamais impressionné mais là, c'est fait! On ne peut dire de ce "groupe" français, Path of Ilya, qu'il ne tente pas de sortir des sentiers battus du rock progressif, ni de suivre aveuglément la tendance actuelle du copier/coller comme si le progressif tournait en rond. ANDRÉ MARQUE (basse), JEAN-JOSEPH BONDIER (guitare) et BRUNO CHABERT (batterie) sont ailleurs...leur troisième album titré "la dégustation" se déguste en un morceau. Pour les gourmands, je vous suggère une écoute en boucle avec de bons écouteurs pour apprécier, à sa juste mesure, cette gastronomie musicale digne des meilleurs chefs d'orchestre qui en fument du bon! Bon, j'exagère peut-être un peu mais à peine...Allez, on fonce dans le tas comme dirait le célèbre Oscar Rainville.

On débute avec "Jean-Michel, le péruvien". Une conversation téléphonique nous accueille dans l'univers du trio. Déception, c'est du déjà entendu mais on s’entend qu'on s’attend à beaucoup quand on parle d'innovation. Tout comme dans la rénovation, le produit final peut nous paraître inachevé. Cet album est construit comme un gâteau de mariage, c'est à dire en étage, plus précisément en 7, un chiffre chanceux, étages que l'on consomme en quarante-sept minutes et vingt-deux secondes, si vous ne prenez pas le temps de respirer car le contenu de ce disque risque de vous couper le souffle. La prudence est de mise. Bien entendu quand on veut changer la recette, il y a ce risque d'en faire trop ou insuffisamment.

Étant donné les ingrédients utilisés par le trio MARQUE-BONDIER -CHABERT, la crème des musiciens de leur région natale, je vais brasser le produit final, comme le faisait maman Dion à l'époque, dans son ensemble et vous décrire ce que la partie auditive de mon corps tente encore de digérer et ce que mes papilles gustatives ont savourés. Alors assez parlé de gastronomie, parlons musique! Depuis ‘’In the court of crimson king’’, le monde du rock progressif se veut ambitieux, créatif, libérateur, inventif et pour cela bravo à Path of ilya, l'effort est bien présent mais je ne crois pas qu'en utilisant en abondance tout cet échantillonnage de sons à la limite agressants, qui n'a rien de musical contrairement à la musique électronique d'Isao Tomita et de Jean-Michel Jarre dont le père, Maurice, était aussi musicien, grand auteur-compositeur de musique de film. C'est pourquoi, que la première écoute doit se bouffer d'un trait pour ensuite y revenir. Après une douche froide, le choc passé, reprenez le petit disque argenté, déposez-le sur votre lecteur et ouvrez vos deux oreilles car toute œuvre musicale mérite plus qu'être entendue…

Donc à l'écoute de la première pièce, "Jean-Michel, le péruvien" la plus longue de l'album, après avoir fait abstraction de la conversation téléphonique du début, la présence dominante du guitariste JEAN-JOSEPH BONDIER, qui nous offre même un solo 'bluesé', hallucinant, à la Johnny Winter, le 'groove' du bassiste ANDRÉ MARQUES, un petit 'beat funky' et une finale planante vient nous faire oublier tout le 'package' exagéré des échantillons sonores. Sans temps d'arrêt ou presque "Socrus funkus", le deuxième titre, nous séduit tout autant, sinon encore plus que son prédécesseur, en particulier grâce à une basse grasse comme de la graisse de canard et un son plus psychédélique. Roulement de tambours, on n’arrête pas le plaisir avec la troisième perle "Discret comme un cabri de 100 kg". Alors là, je pèse mes mots en vous mentionnant qu'à mon grand étonnement, je ressens la présence discrète de Gentle Giant « Proclamation » et en même temps, j'aurais bien fait quelques pas de danse. Ça bouge à la saveur ‘James Brown’ transporté au 30iéme siècle !! Le morceau suivant "La fameuse (se fait attendre)" est la 'toune' la plus 'funky'. On croirait PRINCE ressuscité et tout l'échantillonnage mort, on ne lui porte plus d’attention! Quelle belle passe de guitare! Quelle belle rythmique On en veut encore...mais et le rock progressif?

L'opus 5, "Grésillement du terroir altéré", un blues au rythme sensuel dominé par une guitare en plein orgasme. Je craque...On poursuit avec "Le canard" une autre composition 'funky'. J'ai l'impression de voir ANDRÉ MARQUES et sa basse gonfler à l'hélium, un gros Donald Duck boudeur. Ça doit être les effets secondaires de l'opus 5...maintenant passons à la " Fin du voyage" qui se voulait musicalement gastronomique et qui curieusement nous a fait perdre quelques kilos. Beaucoup de rythmes, un peu de mélancolie comme si on avait voulu que cet album ne se termine pas et que malgré un petit goût suret est finalement délicieux. Path of Ilya aura pris un risque audacieux à faire avec beaucoup de créativité du rock progressif jouissif. À vous maintenant d'en faire la dégustation.

PISTES / TRACKS

    1. Jean-Michel, le Périvien (9:51)
    2. Socus Fungus (7:52)
    3. Discret comme un cabri de 100 kg (5:41)
    4. La fameuse (se fait attendre) (5:36)
    5. Grésillement du terroir altéré (3:38)
    6. Le canard (9:15)
    7. Fin du voyage (5:27)

musiciens / musicians

André Marques: Bass
Jean-Joseph Bondier: Guitar
Bruno Chabert: Drums

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