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CHRONIQUE / REVIEW

Little King

Lente Viviente

AGHORA.jpg

Releases information

Release date:

September 26, 2025

Format:

Digital

Label:

From:

Self-Released

USA

Alain Bourguignon - December 2025

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Originaire de TUCSON, Arizona, USA, LITTLE KING, un trio bien installé (actuellement à DFW [Dallas Fort Worth] au Texas), apprécié localement, mais peu connu dans nos contrées, révèle l’arrivée de son 8ème album : « Lente Viviente ». Le titre, qui signifie lentille vivante en espagnol, est un jeu de mot avec la société de production de mémoire vidéo de Ryan ROSOFF, le leader de la formation.

Toujours concerné philosophiquement, le collectif présente 7 chansons – d’une moyenne de quatre minutes - qui oscillent entre Folk classieux, Alt Rock léger, un soupçon de Hard Rock, un nuage d’Americana et, bien entendu, cette dose de velléités progressives qui couronne le tout. Bien qu’il s’agisse d’être concis, cela n’empêche pas d’explorer «la symbiose subtile entre mémoire et présence, perception et vérité» mais également d’évoquer, dans les textes, des sujets graves, importants, tels que ces réflexions sur l’enfance et la durabilité de l’amitié ‘Catch And Releas’, ‘Dawn Villa’, l’identité et l’immigration ‘Who’s Legal?’, sujet brûlant d’actualité), l’addiction et le vieillissement ‘Pass Through Filters’, la frontière mal définie entre force et vulnérabilité ‘Kindness For Weakness’. « Fondamentalement, l’album interroge la façon dont nous nous percevons – et percevons les autres – à travers le prisme changeant du temps, des émotions et de l’expérience ». Le trio nous offre une proposition musicale qui va du Folk intimiste au Hard Rock, avec des mélodies travaillées et des refrains catchy. Un grand soin a été apporté à la composition de chaque plage complexe, structurée, élaborée, bénéficiant d’arrangements dynamiques. La complexité qui en résulte – même si elle ne se perçoit pas toujours à la première écoute – laisse beaucoup d’espace, de respiration.

La première pièce de l’album «’Catch and Release’ peut être décrite comme « un voyage empli de nostalgie sur la rivière Yellowstone et dans le temps, vers un endroit sous le Grand Ciel qui reste gravé dans nos mémoires ». Le temps de la pêche à la mouche, en famille. L’immersion dans et l’observation de la nature (une allusion est faite aux lunettes à verres polarisants permettant de beaucoup mieux voir sous l’eau par élimination des reflets) préservée. Des moments doux tout en opposition avec les villes déshumanisées. C’est joyeux, entraînant, avec de bien jolies harmonies vocales. Douce jeunesse également à Mercer Island, dans le quartier de ‘Dawn Villa’ (qui fait l’objet d’un single également) entre Seattle Belle-Vue, avec toujours ce jeu sur le thème des filtres de la mémoire et du temps passé dans un quartier riche en échanges sociaux. C’est plus dynamique, très entraînant, avec un chant légèrement rauque (Rock également), une basse slappée (Dave), un riff en staccato bien vu (Ryan) et les frappes nettes de Tony.

Le studio de Ryan est sis à Tucson, dans le quartier nommé Presidio San Agustin del Tucson mais familièrement raccourci en Présidio. Depuis 1600 les lieux ont été occupés par des tribus indiennes, puis par les missionnaires, colons et militaires espagnols, mexicains et américains qui ont occupé le fort. Cette juxtaposition historique a débouché sur la cohabitation de quatre cultures différentes. Et puis, il y a les chemins migratoires et de nombreux sans abris. Cette situation débouche sur la question ‘Who’s Illegal ?’ lorsque l’on considère les attributions arbitraires de ces terres à des seigneurs de guerre ou des « gouvernements ». Ne serait-il pas envisageable d’acquérir une ampleur de vue et de diriger cette ville avec plus d’humanité ? Accordée vers le bas, la guitare est jouée de façon à laisser de l’espace, mis à profit par la basse qui impose un groove mélodique qui propulse le chant. La structure alambiquée de cette chanson met en valeur ses réflexions contradictoires.

Le thème de ‘Kindness For Weakness’ est venu naturellement à Ryan qui présente un physique solide ; râblé, musclé, tatoué, chauve…Les apparences trompeuses créent la confusion. Il en a toujours été ainsi. Pourtant derrière sa gentillesse naturelle couve un pourcentage de rage. La venue de Laura BETTE, en renfort vocal pour les refrains, apporte de l’émotion, certes, mais aussi une puissance brute et sans concession. Tout cela est réparti entre les paroles et la musique avec, toujours, cette idée d’espace pour respirer. Le solo de guitare final est assez épidermique, presque too much, mais tellement bien à sa place. Après plusieurs déboires personnels et relationnels, ‘Sweet Jessie James’ est arrivée avec, dans ses bagages, tout ce qui manquait à Ryan depuis trop longtemps : gentillesse, intelligence, altruisme, beauté, excentrisme et…amour. Appelons-là ‘Sweet Jessie James’. C’est à la basse et au violoncelle que Dave lance le morceau. Doux au départ puis, prenant le contre-pied, légèrement déstructuré pour aller vers plus de Rock, de puissance et de fantaisie. Le studio se situe près de la gare routière de Tucson, sur Pennington Avenue. Une foule de gens perdus, drogués, sans abris y traînent. Ils ne voient plus la vie et le monde qu’à travers les filtres de la toxicomanie, l’alcoolisme, le sans-abrisme, la maladie mentale. Ryan est allé à leur rencontre pour comprendre. L’absence totale d’aide publique (i n’y a pas d’argent pour CELA !) pousse les bonnes volontés au bénévolat (ah, çà c’est gratuit !). Lors de son premier jour, avec l’équipe, il a servi 800 repas avant 10 heures (précisons du matin). ‘Pass Through Filters’ leur est dédiée. L’accordage en mi grave, prolonge un peu le ton de la pièce précédente, en apportant une sorte de bourdon presque moyen-oriental pour la coloration et un poil de Blues pour le vernis. Un peu d’Overtone pour la dernière mise au point et tout est bon.

Cette fois, c’est la notion même de temps (une invention humaine) qui est remise en question dans ‘The Living Lens’. Cette routine enferme, elle bloque l’esprit, rassure certains et bloquent d’autres dans leurs projets. Exhortation : « Déplacer cet objectif de seulement 5 degrés vers la gauche peut donner une vision entièrement nouvelle de la vie. C'est comme du DMT musical, vous voyez ? De courte durée sur ce plan, mais bon sang, ça peut durer éternellement sur un plan supérieur. Du moins, c'est ce que j'ai entendu dire. FAITES QUELQUE CHOSE ! » Les dynamiques variées (chants, instruments) et le retour de Laura dans les refrains induisent une énergie supérieure. Le travail de Tony, fin, adapté, inventif y est pour beaucoup. Le pont, qui semble enjamber Nashville, est occupé par une guitare de là-bas. C’est adroitement glissé dans cette ultime composition.

Rien n’étant abandonné au hasard, voici quelques éclaircissements concernant l’artwork. Les thèmes du changement de filtres, de la lumière, de la réflexion et de la perception imprègnent le contenu lyrique de « Lente Viviente ». Pour la pochette, nous avons voulu rester simples et inclure les trois membres du groupe dans la lentille métaphorique et littérale. L'œuvre d'art est, d'une certaine manière, une métaphore du regard critique dont nous faisons l'objet en tant qu'artistes et interprètes. On se demande à quoi ressemble le monde vu de l'autre côté de la lentille du groupe... Que voient-ils ? Comment percevons-nous le public ? La couronne est légèrement décentrée pour refléter l'équilibre imparfait entre l'artiste et le public... ou, comme nous le chantons dans la chanson « The Living Lens », la couronne a ‘’dévié de 5 degrés vers la gauche’’. Ryan ROSSOF

PISTES / TRACKS

    1. Catch and Release (03:22)
    2. Dawn Villa (03:42)
    3. Who’s Illegal? (03:56)
    4. Kindness for Weakness (03:21)
    5. Sweet Jessie James (02:42)
    6. Pass Through Filters (04:50)
    7. The Living Lens (03:37)

musiciens / musicians

Ryan ROSOFF: Guitars, voice
David HAMILTON: Bass, cello
Tony BOJORQUEZ: Drums
Laura Sadie BETTE: Backing song (4 & 7)

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