
CHRONIQUE / REVIEW
Hoopy Frood
Mostly Harmless

Releases information
Release date:
August 1, 2025
Format:
CD, Digital
Label:
From:
Self-Released
Royaume-Uni / UK
Thomas Szirmay
8,7
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Influencés par une grande variété de groupes tels que Ozric Tentacles, Pink Floyd, Led Zeppelin, Gong, Bob Marley, Ott et Shpongle, ces joyeux lurons Britanniques s'aventurent dans des paysages sonores électroniques qui s'appuient fortement sur des synthés pétillants, des guitares traînantes et un propulseur pesant en percussions afin de créer des incursions emphatiques dans le grand vide au-delà de l'ionosphère. Autant mieux se lancer tête première, les oreilles à l’affut et laissons la musique guider nos impressions, le temps de la découverte est de nouveau là !
Comme c'est souvent le cas dans notre genre bien-aimé, le morceau d'ouverture se donne la mission d’enfanter le ton, l'anesthésie initiale pour mieux profiter du potentiel d'engourdissement confortable comme Floyd l'a jadis si bien déclaré. « Already » est mis en branle, tous les instrumentistes et notre chanteuse établissant derechef la glissade psychédélique. La voix de Myshell HIGGINS est un oreiller surréaliste de pâmoison, dérivant sur des vagues de répliques percussives, de synthés stridents flottant parmi les plumes étalés, la basse vrombissante de Rick WALGATE gardant la route devant elle bien lumineuse et branchée. Bref, je suis déjà conquis. « Chocolate Factory » installe un tempo reggae, un trait qui a fait la renommée des Ozrics, menés par la batterie audacieuse d'Andy AUST, en alliance avec les percussionnistes Adam HAMPTON et Ruari HIGNELL, et maintenus par les riffs de guitare saccadés de Steve VARMAN, qui décore également l'éclat électronique, le contenu mélodique toujours attrayant et j'ose dire, délicieux.
Léger changement de cap sur l’ensoleillé « The River », propulsé par un groove solide et une voix accrochante, HIGGINS faisant tout le nécessaire pour nous convaincre d’emblée. À mi-chemin, un énorme coup de hache à la guitare, VARMAN poussant le flux vers une saturation complète, accélérant le rythme dans un torrent cyclonique, un autre titre de haute gamme. HIGGINS offre des vocalisations envoûtantes sur « You Are Love », une chanson d'amour éblouissante qui cherche à cimenter l'ambiance optimiste, rien de trop expérimental, à part une section médiane instrumentale qui met en valeur un solo de guitare affolé de VARMAN, à deux pas du génie ! Après quatre morceaux, je suis déjà agenouillé devant le sanctuaire ‘froodien’. Une connexion intrinsèque, and I like It ! La créativité continue de répartir des variations endurantes, afin de ne pas induire le moindre sentiment de similitude ou d'ennui, alors que « Shine » brille puissamment avec de nombreux détails sonores, un maintien de cette touche de psychédélisme mélodique qui domine l’œuvre, saupoudrant l’ensemble avec une expérimentation organique. Un tourbillon de guitare ramène le tout avec audace, avec des flaques ambiantes occasionnelles, les basses s'obstinent à pousser les faisceaux encore plus loin dans l’au-delà. Totalement addictif, and I love it!
Peut-on maintenir, voire rehausser la cadence? Les synthétiseurs ping-pong introduisent le chant sur « Chasing the Sun », une épine dorsale tropicale posant immédiatement les bases, mettant en relief un percolateur percussif dément alors que HIGGINS nous exhorte à pourchasser le centre de notre galaxie. Elle chante, elle gémit, puis s'exclame et se tait avec une passion dévouée. Pour ceux qui aiment le souci du détail dans les moindres sillons, vous allez vous gaver.
Le reflet électronique des claviers sur « Dream Your Life » est une autre caractéristique à surveiller, installant patiemment un piano électrique scintillant en primeur, causant tous les dégâts, tandis que l'exhortation endormie de HIGGINS soulève l’auditoire, qui ne peut réagir autrement qu’en fermant les yeux, une panacée retentissante. VARMAN débloque un fougueux solo, chargé d'effets wah-wah-, qui laisse carrément pantois. Ce ne serait pas vraiment du psychédélique classique sans un brin de bizarrerie spatiale, n'est-ce pas ? « Waiting Room » ose naviguer de façon éhontée vers le cœur de l'univers proposant un jam cosmique lourdingue avec un rythme binaire martelant, en parfaite harmonie avec les angoisses de nous, les passagers de la salle d’attente, ayant aucune idée de ce qui se passe dans le poste de pilotage. Les musiciens eux, filent à travers la ceinture d'astéroïdes, fouillant de nouveaux royaumes galactiques où le chaos synthétisé rejoint les déchaînements de guitare groovy. Je suis au bord du quark, de la bizarrerie et du charme.
On revient finalement sur la terre ferme en retrouvant avec grand plaisir le souffle reggae accablant et infecté de « Nothing », un bref répit à la suite de ce grand périple dans l'éther, étant tous extenués, haletants et en manque d’énergie. Mettez votre esprit à l’aise et détendez-vous un tantinet, asseyez-vous dans une chaise longue sur la plage de sable, en pensant à …eh bien... à rien (pour changer). Récupérons! Brillante diversion.
Puis on arrive à destination, la flûte ajoutant une révérence toute en douceur, une berceuse percussive tranquille, alors que « Give » honore son public avec une ambiance de bien-être aérée, la voix de HIGGINS dans ce qu'elle a de plus serein et de plus réfléchi. La dame peut chanter, le groupe sait certainement jouer, et franchement, je me suis rarement retrouvé aussi séduit par autant de quantité (et de qualité) jusqu'alors inconnue. Cet album trônera certainement très haut sur le podium final de l'année 2025.
PISTES / TRACKS
- 1- Already Home (6:08)
2- Chocolate Factory (5:37)
3- The River (5:36)
4- You Are Love (5:38)
5- Shine (6:28)
6- Chasing the Sun (5:23)
7- Dream Your Life (6:50)
8- Waiting Room (4:51)
9- Nothing (3:24)
10- Give (4:17)
musiciens / musicians
Steve Varman (Guitars, Synths)
Rich Walgate (Bass, Acoustic Guitar, Bits & Pieces)
Myshell Higgins (Vocal)
Ruari Hignell (Percussion)
Adam Hampton (Percussion, Flute)
Andy Aust (Drums)
Chris JD Read (Acoustic guitar, Mandolin, Backing Vocals)



