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CHRONIQUE / REVIEW

Gayle ELLET & the ELECTROMAGS

The Painted River of Light

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Releases information

Release date:

February 1, 2025

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Peacock Sunrise Records

USA

Thomas Szirmay - July 2025

9,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Même si j'ai une affection pour DJAM KARET qui remonte à quelques décennies maintenant, ce projet mastodonte m'épate tout simplement, un troisième volet percutant des Electromags. Il semble que ce ne soit pas suffisant d'avoir un maître guitariste sous la main, mais Gayle nous régale (jeu de mots) avec des compétences inouïes aux claviers, surtout sur cet album prog nettement plus intense, où il brille sur une variété de claviers, ainsi que sur le grand-papa de tous, celui que nous connaissons et aimons quais religieusement : le mellotron ! Un autre indice pertinent que ce nouvel enregistrement pourrait être énorme est clairement défini par le fait qu'il n'a que 4 pistes, du temps homologué que pour des entraînements épiques ! Le bassiste Mark COOK manie également sa puissante guitare Warr, les quatorze cordes créant des ravages tumultueux ainsi que la batterie sismique de Greg KAHN propulsant sans fin vers l'avant et au-delà. Alors, accrochez-vous à la barque prog, mettez vos pagaies dans le liquide et les gilets de sauvetage bien attachés, parés pour l’épopée prog instrumental sans doute la plus folle de 2025.

On quitte le rivage sablé avec « The Illuminating Sands of Time », une dizaine de minutes de ravissement sonique qui séduis par des balayages gargantuesques de mellotron, vous forçant volontairement de s’agenouiller devant le temple blanc. Au fur et à mesure que la pièce se développe, les Minimoogs se dandinent, l'hélice basse Cook sculptant des ondes astrales, présentant une grande variété de sonorités qui défient les limites du banal. Des leads de guitare tourbillonnants, des riffs saccadés, des ruisseaux d'orgue Hammond et des rames de tambour en bois naviguant les cascades en toute impunité, c'est le rêve humide de tout musicien digne de ce nom. Espiègle, dynamique, équilibré à tout moment, sans la moindre hésitation, comme guidé par un gouvernail chevronné, un habitué des subtilités de la nature sauvage.

Comme s'il entrait dans un fjord glacé « Deep Waters Glow Brightly » est une autre révélation sonore étonnante, une perception manifeste de courants grandioses déviant au-delà des icebergs flottants, les basses particulièrement actives fixant le cap. La guitare électrique frisquette fend le givre avec une précision presque frippienne, le mellotron hurlant comme un coup de vent arctique. Le déploiement de chœurs est particulièrement stimulant, évoquant la grandeur de l'abîme, comme si plonger dans les eaux profondes permettait une aventure accrue. C'est le cas et c'est beau. Il y a une sensation à la VANGELIS dans la première tranche de ce morceau, mais dès que la guitare éloquente fait son entrée et que l'orgue Hammond chauffe en sueur, l'ambiance bascule vers un maelström jazz-rock/funk américain inspiré par Booker T and the MGs, torpillant tout ce qui bouge et faisant toute épave de navire abandonnée « briller de mille feux ».

La situation peut-elle s'améliorer, me direz-vous ? Eh bien, « Frequency Modulation » devrait faire l'affaire, car il modifie suffisamment la cadence pour faire frémir d'incrédulité, avec des bribes de radio parcourant les différentes stations avant de s'installer dans un spectre gigantesque de grooves instrumentaux enflammés, les trois joueurs laissant libre cours à leurs fantasmes musicales les plus intimes. KAHN tape comme un bûcheron écervelé, tandis que COOK accélère allègrement dans le sous-bois, permettant à Gayle de se frayer un chemin à la tronçonneuse à travers la jungle amazonienne. L'utilisation prolongée de l'orgue Hammond, le colossal piano électrique Fender Rhodes et les synthétiseurs Solina se combinent avec la compétence suave du guitariste qui peut se battre en duel avec les meilleurs, osant même s'aventurer sur le territoire sacré holdsworthien ! La radio grésillante invoque l'événement récent en Californie, où la maison de Gayle à Topenga Canyon a été épargnée par le feu. Un miracle.

Comme le titre l'indique astucieusement, si vous êtes un fan du piano électrique comme je le suis, « The Rhodes to Discovery » satisfera vos envies passées, vos supplications actuelles et vos espoirs futurs pour de nombreuses années à venir. C'est un festival sonore tourbillonnant à l'échelle de Brian AUGER, Herbie HANCOCK, Joe ZAWINUL etc.… qui incorpore également des notes cinglantes du bouzouki, des rythmes de batterie souples et des lignes de basse cintrées. La promenade a du rythme, du tempo et de l'humeur, un élastique souple de génie musical qui devrait être entendu puis écouté encore et encore, une clinique dans l’art de la mélodie sans paroles. Un colosse de Rhodes était autrefois parmi les sept merveilles du monde antique, il a été détruit en 653 par le califat omeyyade mais ressuscité au 20ème siècle en tant qu'instrument de musique prestigieux. Justice rendue en bonne et due forme.

Si vous êtes désespérément à la recherche de prouesses instrumentales de première classe qui combinent les histoires exploratoires des débuts du prog mais avec un sens contemporain qui plaît à l'oreille à l'infini, demandez simplement à Gayle de vous envoyer des Electromags. Un candidat sérieux pour le podium 2025.

PISTES / TRACKS

    1- The Illuminating Sands of Time (12:28)
    2- Deep Waters Glow Brightly (10:39)
    3- Frequency Modulation (14:30)
    4- The Rhodes to Discovery (10:31)

musiciens / musicians

Gayle ELLETT: Mellotron, Mini-Moog, Hammond, Rhodes, Solina keyboards, sitar, bouzouki and 6 and 12 string guitars
Mark COOK: Bass, Warr guitar and soundscapes
Craig KAHN: Drums

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