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CHRONIQUE / REVIEW

Discipline

Breadcrumbs

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Releases information

Release date:

August 2, 2025

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Progrock.com's Essentials

USA

Serge Marcoux - September 2025

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Un peu tout le monde connaît l’expression électron libre. Le domaine artistique convient parfaitement aux électrons libres. La créativité s’accommode merveilleusement avec la liberté des créateurs. Les décennies du rock progressif ont vu leur part d’électrons libres, tant au niveau des groupes que des musiciens. Je trouve que DISCIPLINE et leur leader incontestable, MATTHEW PARMENTER, correspondent parfaitement à l’idée qu’on peut se faire dudit électron. L’offre estivale inattendue du nouvel album « Breadcrumbs » me donne l’occasion de vous parler d’un groupe apparu sur la scène progressive il y a près de quarante ans.

Il fallait une bonne dose d’audace et penser hors des normes musicales standardisées pour se lancer dans le rock progressif au cours des années 80. Si, en plus, vous étiez des musiciens de Détroit, alors c’est clair qu’il y avait de l’électricité en liberté. L’électron qui a canalisé cette énergie est MATTHEW PARMENTER. Il n’est âgé que de dix-sept ans lorsqu’il crée le groupe DISCIPLINE avec trois amis. À leur manière, ils provoquent le chaos à partir de l’ordre musical établi. Les premières réalisations de ces jeunes sont des cassettes. Seule « Chaos Out of Order », créée en 1988, a revu le jour en CD en 2013. Cependant, en 1993, quelques morceaux de cette époque ont réapparu sur « Push and Profit », le premier album officiel du groupe. Quatre ans plus tard, la bande et son leader nous envoient un véritable électrochoc. Ce sont les quatre morceaux et la pochette iconique de « Unfolded Like Staircase ». Ce n’est pas seulement un album qui contribue fortement à la relance du genre au cours des années 90. Il est aussi légitime de considérer cette production comme un classique du prog, point à la ligne.

Si le courant passe entre le groupe est les amateurs, il est plus alternatif que continu. Ainsi, il faut attendre près de quinze ans pour pourvoir écouter le suivant, « To Shatter All Accord ». Puis, ce sont six autres années pour « Captives of the Wine Dark Sea ». La patience est encore de mise, avec huit ans d’attente cette fois, pour écouter « Breadcrumbs ». Néanmoins, nous sommes récompensés puisque le nouveau cru de DISCIPLINE est à la hauteur de la discographie du groupe. Le groupe constitue toujours un quartet. Le seul membre de longue date est le bassiste MATHEW KENNEDY que l’on a d’abord entendu sur « Push and Profit ». Il est également un ami d’enfance du chanteur et multi-instrumentiste MATTEWH PARMENTER. Le guitariste CHRIS HERIN (TILES) est de retour pour un deuxième album. Ce qui est une excellente chose considérant la qualité de ses performances et des sonorités qui les accompagnent. HENRY PARMENTER est le nouveau batteur officiel. Rien n’indique une parenté dans les informations obtenues ou les recherches effectuées.

L’album démarre en force avec la pièce titre. Le fait que ce soit un long morceau permet au groupe de bien camper le décor musical actuel. Les quatre instrumentistes brillent et sont parfaitement audibles dans le mix. Celui-ci est l’œuvre de TERRY BROWN (RUSH, FATES WARNING, etc.). Couplé avec la production de PARMENTER, le résultat s’écoute merveilleusement bien. La guitare et le piano jouent des rôles prépondérants dans ce morceau. La section rythmique accomplit parfaitement son boulot, ne vous y trompez pas. Mais HERIN et PARMENTER sont impériaux, sans être pour autant ostentatoires. Ils savent quelles notes utiliser, comment bien les agencer et faire en sorte qu’elles s’incrustent en nous. Il ne faut surtout pas passer sous silence une des grandes forces de DISCIPLINE, l’atmosphère. Ce morceau où les humains ont remplacé Dieu, son jugement et son regard, par les algorithmes, les likes et le jugement du Web convient merveilleusement au style de PARMENTER. Voilà un chanteur qui sait transposer et incarner les émotions en chansons. Pour avoir eu le plaisir de voir le groupe deux fois sur scène, je l’imagine derrière son piano, investi et charismatique à souhait en livrant un tel morceau. D’une certaine façon, le son du groupe est un peu plus apaisé que ce que l’on a connu. Est-ce le fait que le leader du groupe a consacré beaucoup de temps au jazz depuis cinq ou six ans ? Est-ce que le son, à la fois familier et différent, est la conséquence des nouvelles compositions ?

Après la captivante et hypnotique « Breadcrumbs », on change de registre avec « Keep the Change ». C’est une balade dans la plus belle acceptation du terme. Elle est menée par la guitare sèche et le chant de PARMENTER. Il est question de la vie et de la mort, d’un soldat, de la Russie et ce, en toute poésie. Cette pièce d’une belle teneur folk-rock est rehaussée par un superbe et bien senti solo de guitare de Sieur HERIN. « When the Night Calls » offre une autre perspective à cet album. On remarque un chant différent, avec une touche rappelant le grand DEMETRIO STRATOS (AREA), qui évoque les naufragés de la nuit et une rythmique qui tend vers le cool jazz ou la samba. J’aime beaucoup le travail de l’autre PARMENTER à la batterie. La composition possède une personnalité bien marquée. L’enchainement sur l’instrumental « Aloft » se fait naturellement, comme un prolongement musical des propos précédents. La tendance jazz et atmosphérique se poursuit avec HERIN qui égrène doucement et savamment ses notes sur une rythmique plutôt feutrée mais bien assurée. Le piano sert de pierre d’assise tout au long. Les touches de violon et d’orgue ajoutent à un morceau qui fait de l’œil au jazz et au jazz-rock et qui me plait beaucoup, beaucoup.

« Aria », conclut l’album avec une histoire de déception amoureuse. Le deuxième plus long morceau s’offre à nous sur des accents de douceur. Le piano, la basse et le chant captivent pour la première moitié. La guitare électrique et la batterie changent le ton par la suite. Mais le piano et la basse ramènent le chant touchant de l’amour non partagé. Les dernières minutes permettent aux instrumentistes de clore en beauté et en finesse un album que l’on attendait plus. Ce retour de DISCIPLINE élargit la palette sonore connue du groupe mais conserve la puissance émotive et la capacité de nous transporter dans l’univers des électrons libres. Ajoutez la direction artistique de Hugh Syme (RUSH, DREAM THEATER, TILES, etc.) pour la pochette et « Breadcrumbs » apparaît comme un sérieux candidat au palmarès des amateurs de musique.

PISTES / TRACKS

    1. Breadcrumbs (16:56)
    2. Keep the Change (7:06)
    3. When the Night Calls (5:25)
    4. Aloft (7:46)
    5. Aria (10:41)

musiciens / musicians

- Matthew Parmenter / Vocals, keyboards, violin, acoustic guitar
- Chris Herin (Tiles) / Electric guitar
- Mathew Kennedy / Bass guitar
- Henry Parmenter / Drums

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