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CHRONIQUE / REVIEW

Cen-Projekt

Vexlev

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Releases information

Release date:

November 20, 2025

Format:

Digital

Label:

From:

Self-Released

Allemagne / Germany

Pascal Favreau - December 2025

8,9

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRIS ENGELS, le cerveau derrière CEN-PROJEKT, est un compositeur allemand, parolier et musicien multiinstrumentiste dont la musique se promène avec aise sur les ailes du rock et du néo-prog-rock, bien que, le monsieur, n'aime pas être confiné à un style en particulier et encore moins sur les sujets qu'il explore. Ses textes sont variés mais on peut identifier une certaine tendance à parler de la vie quotidienne avec ses hauts et ses bas et souvent de questionnement existentiel. Ici ses textes ne font pas exception...L’homme laisse son âme sur papier en notes de musique et en mots qui reflètent les maux de l'homo sapiens et la complexité de ses nombreuses émotions humaines. Dans cet album, CHRIS y joue tous les instruments qu'on entend et ceux que l'on croit entendre ainsi quelques 'bruits' qui surgissent ici et là. Un autre grand talent que cet artiste qui mériterait plus de reconnaissance est son organe vocal. Il n’y a rien de mieux dans le rock progressif à l’exception de PETER GABRIEL et PETER HAMMILL. WOLFGANG KROPF, dont les parents affectionnaient probablement la musique de Mozart l'accompagne à la basse électrique. Dans ce nouvel album de CEN-PROJEKT, bien qu’actuel, on y retrouve quelques gouttelettes de sang tombant d’un nuage du riche passé du progressif genre Genesis, Pink Floyd, YES ici et là. Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Maintenant, place au denier petit disque doré de CEN-PROJEKT, on parle ici d’un album de dix compositions totalisant 62 minutes et 44 secondes, né le 25 novembre dernier : VEXLEY.


Ça débute avec “The legacy begins” par un murmure enrobé de quelques percussions d’une évidente complicité. La voix d’ENGELS s’accentue de façon naturellement séduisante jusqu’au moment où roulement de ‘bass drum’, qui résonne comme un feu d’artifice, pendant la fête de la St-Jean Baptiste, que même LOUIS BOUCHER a entendrait...un cocktail de percussions, de basse grouillante, de batterie énergique, de synthétiseur, fidèle au rock progressif nous submerge sans toutefois noyer la voix de CHRIS. Discrètement, un Hammond 3 se fait entendre. Rapide clin d’œil à Arcangelo Corelli, puis cette guitare acoustique, qui se fait rassurante. Un piano se glisse tout en douceur à ses côtés comme une jeune mariée à sa nuit de noce. Sans surprise, les doigts du pianiste s’agitent comme un bouchon sur le couvercle d’un ‘presto’, modèle Soeur Angèle....et nous voilà séduit par un solide rock progressif ou les effets sonores sont nombreux, piano, drum et synthétiseurs bien secondés par le Hammond 3, s’en donne à cœur joie, des harmonies vocales traversent le mur du son qui s’écroule abruptement.

‘Lucian Essence’ débute au son d’une cornemuse sortie de nulle part, harmonies vocales dignes des frères SHULMAN, guitare classique et flûte à la PETER GABRIEL qui nous transporte le temps d’un moment au XVIIe siècle. On voyage dans le monde d’ENGEL quelque part entre deux nuages ouateux. La complicité est savoureuse entre les voix et le guitariste. Bien que deux envolées musicales à la YES nous ramène pour un instant sur terre, notre cœur demeure accroché aux étoiles...’Free’ une longue intro...Lucian est mort mais la musique est toujours bien vivante, un peu plus atmosphérique, les harmonies vocales en premier plan, le synthétiseur de plus en plus présent se fait bien entendre La sonorité d’un kazoo se glisse dans cette belle créativité musicale donnant naissance à un sourire. ’The Cabin’ emprunte son introduction à JEAN-MICHEL JARRE. Probablement la pièce la plus étrange de l’album avec cette ambiance forgée en grande partie par le synthétiseur de CHRIS qui se promène de l’avant à l’arrière-plan. Tantôt atmosphérique, tantôt déchaîné, il est omniprésent. Voir sortir des ombres noires de note de musique de mes écouteurs ne me surprendrait pas...On a droit à une interprétation vocale profonde d’Engel, quelques notes de piano, d’orgue d’église, guitare acoustique, ça vient de partout! Heureusement qu’arrive ce beau moment d’accalmie sous la forme, possiblement, d’une flûte traversière que IAN ANDERSON ne nierait pas. Pendant quelques secondes, on visualise facilement les cordes sautillées d’une basse. Le tout se termine sur une note dramatique...

Nous voici au milieu de l’album avec ‘The first offering’ titre plus rythmé que les précédents à la saveur de YES (90125) et à la limite du commercial. La batterie se déchaîne et semble prise de folie. En milieu de piste, le rock progressif refait surface. Ligne mélodique du synthé, batterie toujours active, retour de la voix caverneuse et puis plus rien. Le titre suivant ‘Torn’ est d’une intensité incroyable tant dans l’interprétation des paroles que dans celle de la musique. Les émotions se bousculent de façon contradictoire. Elle commence dans un bref chaos sonore avant d’être interrompue par la magnifique guitare acoustique, piano, synthétiseur et batterie aux rythmes variés, nous guide vers une inattendue chorale. Au tiers du morceau, rythme saccadé, kazoo retrouvé et mellotron je ne peux éviter de penser à du Genesis époque Gabriel. Un narrateur nous achève, c’est l’explosion! Le diamant brut de l’album est suivi par ‘Reminiscence’ la septième merveille du CD. Tout en douceur, on se croirait en 1750. Merveilleux son d’une guitare classique mise en évidence, fond sonore orchestral, ballade imaginaire sous les cordes d’une guitare acoustique. La pièce est de courte durée mais elle demeure en nous longtemps.

La huitième pièce simplement nommée ‘Mary’ n’échappe pas à l’influence marquée de Genesis tant dans la meilleure interprétation d’Engel (Gabriel) que musicale (The lamb lies down on Broadway), un autre album concept. Atmosphère tendue, abondance de synthétiseur, soupçon de flûte et de piano, basse discrète, courte mélodie, Mary sent la peur avant la poursuite et à la toute fin, une trompette qui se meurt ‘’Au Number 9, number 9’’. ‘The hollow sleep’ très belle introduction flûte, guitare acoustique, voix moins ‘GABRIEL’ une petite dose de PINK FLOYD, recette conventionnelle du rock progressif. Les paroles sont toujours aussi puissantes mais musicalement c’est quelque peu répétitif. La pièce finale débute par du pur rock progressif symphonique, violons et cuivres bien en évidence. L’arrivée du chanteur nous transporte ailleurs. Plusieurs variations de rythmes intéressants, mixe de rock classique explosif. Un excellent morceau pour terminer cet album concept avec un narrateur lançant un dernier cri primal...

Bien que cet album regorge d’influences du passé, il n’en demeure pas moins très contemporain. Ce Cen-Projekt de Chris Engels mérite une place dans toute bonne collection de rock progressif. Pour en profiter pleinement, comme pour plusieurs autres albums de rock/progressif, offrez-vous du temps d’écoute de qualité pour en découvrir toute la profondeur.

PISTES / TRACKS

    1. The Legacy Begins (6:27)
    2. Lucian´s Essence (5:20)
    3. Free (6:41)
    4. The Cabin (8:17)
    5. The First Offering (4:32)
    6. Torn (5:59)
    7. Reminiscence (3:39)
    8. Mary (5:58)
    9. The Hollow Sleep (6:56)
    10. The Escape (8:51)

musiciens / musicians

Chris Engels - Instruments, singing, compositions & artwork
Wolfgang Kropf – Bass

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