CHRONIQUE / REVIEW

Taskaha

Taskaha

Releases information

Release date:

August 28, 2020

Format:

Digital

Label:

From:

Independent

Norvège / Norway

Alain Massard - September 2020

8,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

TASKAHA est un groupe de prog norvégien réunissant cinq musiciens ayant chacun oeuvré auparavant dans divers groupes et ce depuis le début des années 90. Ils sortent là leur premier opus sur un versant prog-métal, non plutôt métal-prog (ah ça devient dur de nos jours de mettre une étiquette!). Jouant encore sur SOUNDBORNE et GENTLE KNIFE, ils proposent ici un bon rock prog pêchu pour nous faire explorer un vaste paysage métal, soft, atmosphérique mais avant tout rock mélodique à tiroir. C’est Jens BOGREN qui était aux manettes, connu pour avoir travaillé déjà avec OPETH, HAKEN, SYMPHONY X et ENSLAVED, ce qui laisse présager du son que l’on va bien pouvoir découvrir.

« Mind Date » part sur du prog métal mélodique de base, un morceau que l’on a déjà l’impression d’avoir écouté maintes fois; mi-parcours et baisse du tempo, des nappes de synthé, une guitare accrocheuse et ça y est, ça part sur un son typé limite planant, un peu atmo, un peu jazzy, un peu soul, bref on sent surtout que les instruments sont bien maîtrisés; morceau qui s’étire et qui allie le mélodique aux tiroirs progressistes; la voix assez haute me rappelant certains groupes nippons des 90’s. « Distressed » part lui sur un titre plus soft, rock ballade convenu avec sa petite montée et un tiroir sur une ambiance aux claviers. « Reframe! » suit sur un titre nerveux, métal prog mélodique mettant en avant un riff de guitare assez lourd; lourd avec choeurs pour garder le cap sur un son qui commence à rentrer derrière les oreilles, partant sur le rock pré-fusion des 90’s, où certains groupes mélodiques proposaient des sonorités plus prog que des groupes estampillés prog! Un peu ce qui se passe encore de nos jours en fait.

« Daylight’s Fading » arrive et met le la sur le gras, rendez-vous à 2 minutes et vous comprendrez. Perso, j’aime bien un riff tranché, nerveux, lourd, qui rappelle les jeunes années métalliques et les riffs que IRON MAIDEN ou METALLICA pouvaient sortir, ça « headbangeait!! » Aux deux tiers, on est ailleurs, un break amène sur de l’AOR par instants, seule la voix raccroche au titre, le reste si l’on n’est pas trop réceptif peut vous faire croire qu’on est déjà sur une autre chanson; solo décoiffant à la fin juste pour rassembler un peu les esprits. « Invisible » maintenant sur une intro répétitive un peu acoustique suivie de son pendant bien nerveux, c’est lourd jusqu’à la voix toujours soul de Rick, voix aigüe me rappelant un peu celle de Ted LEONARD, pour un titre chanté avec refrain qui marque; le rythme part sur du métal prog mélodique sans concession ici, final avec diverses variations de soli de guitare jusqu’à une voix « growl » apocalyptique pour les fans de prog classique.

« Eden » et la seconde moitié de l‘album. Tiens, je me rends compte que je parle comme si l’on était encore au temps des faces d’albums sur les 33 tours. Bon, revenons à cette chronique et à ce titre, le 3e de plus de 8 minutes; ballade de départ, voix douce qui monte avec le refrain, du convenu, hard rock FM plutôt qu’AOR en fait; rien d’extraordinaire jusqu’au milieu du titre où une digression jazzy vous fait lever l’oreille; oui c’est prog rien que pour ça; retour à un rock plus académique jusqu’au solo de guitare aérien, bref la ballade du départ a bien dérapé depuis; finale plus calme. « Nature Girl » et une autre ballade partant sur un rock métal, phrasé assez simple ici, air à la MAIDEN par instants juste pour réaffirmer que le son est bien lourd quand même; percussions tribales en break puis rythmique hard pour la fin. Tiens! C’est déjà fini! « Friday Night » et la voilà enfin cette ballade tant attendue, arpège de guitare, voix plus susurrée, plus calme, plus douce, rien de particulier sur une pièce convenue réellement, les notes s’égrènent. « The Climb » termine cet opus mélodique par une intro atmosphérique et planante de belle facture : assez captivante pour rester aux aguets, assez douce pour se laisser plonger dans les notes éthérées; la voix et la rythmique qui suivent partent à nouveau sur du bon métal prog mélodique nerveux, riche en riff, en sonorités graisseuses; la guitare de Stian et Simen font le travail pour garder l’énergie. À 10 minutes, ça enfle, ça gonfle, ça devient métal, pas d’épanchements ou de terroirs prog ici, juste une longue séquence rythmique finale.

TASKAHA fait du bon métal prog mélodique pour un premier jet. Les musiciens semblent aguerris à travailler ensemble depuis longtemps ça se confirme, les titres proposant tous des variations progressistes différentes. On peut dire qu’ils arrangent leurs compositions pour nous déranger dans notre attente et notre perception. Ce qui permet d’entendre ici autre chose qu’un son copié sur les 80’s ou les 90’s. Le son que j’espérais alors, inimaginable à l’époque, arrive ici et montre que les errements prog peuvent se trouver dans plein de genres et que c’est bien lui, le prog, qui s’adapte et évolue au fil du temps dans l’espace jazz durant quelques instants ou dans l’espace hard à tiroirs progressistes comme souvent ici dans cet album.

    1. Mind date – 8:47
    2. Distressed – 5:24
    3. Reframe! – 6:15
    4. Daylight´s fading – 8:35
    5. Invisible – 5:13
    6. Eden – 8:32
    7. Nature girl – 6:47
    8. Friday night – 3:53
    9. The climb – 13:00
    Total: 66’26’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Rick Holmen: Vocals
Stian Dahl: Guitars
Simen Hanssen: Guitars
David van Dort: Bass
Ole Martin Svendsen: Drums

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