CHRONIQUE / REVIEW

Steve Thorne

Levelled - Part 3

Releases information

Release date:

February 17, 2020

Format:

CD

Label:

From:

White Knight

Royaume-Uni / UK

Alain Massard - May 2020

8,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

STEVE THORNE est un chanteur, compositeur et multi-instrumentiste qui sort ici son 6e album. Artiste connu avec les « Emotional Creatures » dès 2005, celui-ci fait figure du triptyque qui manquait. Il a fondé avant COLONY EARTH et THE SALAMANDER PROJECT. Son orientation musicale tire sur les compositions mélodiques avec traces de folk à de nombreux moments, le terroir anglican, et d’autres séquences tournées sur l’indie et surtout le rock prog dans sa généralité. J’y retrouve personnellement les influences de Peter GABRIEL, de GENESIS, de JETHRO TULL, de TEARS FOR FEARS pour les comptines et autres ballades rythmées. Au niveau bruitages, quelques voix vous rappelleront sûrement SUPERTRAMP mais surtout le grand PINK FLOYD avec voix de « The Wall » et cris comme sur « Animals ». J’étais tombé dessus comme bon nombre de progueux vu qu’il avait réussi à amener sur son album Tony LEVIN, Nick D’VIRGILIO, Geoff DOWNES et certains membres de IQ et JADIS, rien que ça. Venant-en aux titres pour voir de quoi ils retournent.

« Littlle Boat P1 » débute l’album par une petite comptine bien dans l’atmosphère Charisma Label, avec trompette de fanfare, bêlements et bruits de fête dans un square, tout pour s’imprégner du monde typique anglais bucolique. « He Who Plays The Piper » avec ses 9 minutes permet de s’enfoncer encore plus dans cet univers avec des connotations ciblées par rapport à l’héliocentrisme, là vous n’êtes pas obligés d’y plonger; cependant le rythme musical après cette longue intro est assez énergique, bien en phase entre la voix et les instruments pour un bon néo-prog, certains diront crossover prog vu la variété des sons proposés, bref titre immanquable; il y a de tout dedans, du prog planant, du néo-prog, une atmosphère presque hypnotique qui fait passer le titre rapidement. « Rainy Day In New York » enchaîne avec un titre où la voix lorgne du côté de Peter GABRIEL, un morceau en rythme comme au temps où le prog se teintait de bourgeoisie en ne proposant que des titres plus soft et nostalgiques, je pense là à « And Then There Were Three » et ses longs solos désaffectés de synthés, pas mauvais mais prévisibles, bref c’est léger et rafraîchissant. « Waking Up » continue la promenade musicale avec ballade au piano amenant la voix éthérée et des arpèges simples mais aussi prenants, une belle balade en soi un soir de printemps dans un parc des faubourgs de Londres. « Word Salad Surgery » pour un titre plus énergique, là je pense de go à ARENA pour la voix, ce qui permet à Steve de ne pas garder le même rendu sur ses différentes chansons; un morceau nerveux qui verse dans un air convenu sans partir dans des circonvolutions progressives et tarabiscotées comme lors de ses albums antérieurs. A noter un très beau solo à la guitare ici, mettant un peu plus d’entrain à la fin dudit morceau.

« Psalm 2.0 » avec toujours une intro à la « Sheep » des PINK FLOYD, en fait on retrouve souvent ces moutons dans beaucoup de titres, là je ressens plus la voix de Phil COLLINS voire même celle du FISH avant de perdre une grande parties de ses cordes vocales, je parle de FISH car la guitare magique me fait penser ici à celle de son compère Frank USHER sur « Sunsets On Empire », bref un morceau néo-prog tout en sensibilité, une mélodie aussi de plus avec ces moutons qui se multiplient à la fin du titre. « The Fourth Wall » enchaîne avec un son encore plus génésisien qui me rappelle l’époque de « Follow You, Follow Me » avec une voix plus pop fruitée et même AOR, j’y entends là un refrain tiré de « Heavy Metal » la sublime BOF du film du même nom, je vous laisse chercher bien entendu car il faut aussi vous mettre un peu à contribution; le solo est fidèle, bien aéré et éclairé. « Monkey Business » enfonce le clou avec un air tiré de Lewis CAROLL, piano prenant pour la comptine, j’y vois le lapin au détour d’une allée, j’y entends aussi des sonorités archaïques de ce que faisait si bien XTC, un synthé à la Wally BADAROU, bref titre festif ici avec son petit développement progressif, voix de retour en fin. « Waves » suit pour un air plus intimiste, une ballade validant le fait que le sieur Steve semble s’être assagi au fil du temps; c’est beau mais on sent un air de redite au fil de l’album. « I Won’t Forsake Truth » fait de même avec un titre partant sur le piano, titre introspectif en comptine avec petite promenade bucolique, puis montée plus rock prog un peu symphonique, c’est aérien, c’est frais, c’est aussi prévisible, surtout depuis la seconde moitié de l’album; à noter ce solo en slide qui donne l’envie de danser un slow avec sa promise. « Little Boat p2 » vient ici clore cet envol avec la redite du 1er titre et son final avec rentrée des moutons!

‘’L’album est sûr de défier à peu près tout le monde lyriquement avec son sujet controversé’’, mais en dehors de son orientation propre, Steve THORNE a su sortir avec « Levelled » une musique de la plus haute qualité sans creux; de la même façon vous ne trouverez pas de moments progressifs exceptionnels. Un album plus intimiste, posé où le ‘professeur’ a pu explorer calmement sa vision héliocentrique. Un album frais qui continue à explorer le courant progressif génésisien et autres en ce début 2020.

    1. Little Boat (Part I) (2:05)
    2. He Who Pays the Piper (9:24)
    3. Rainy Day in New York (5:19)
    4. Waking Up (5:19)
    5. Word Salad Surgery (5:41)
    6. Psalm 2.0 (5:05)
    7. The Fourth Wall (3:54)
    8. Monkey Business (4:47)
    9. Waves (5:07)
    10. I Won't Forsake Truth (4:56)
    11. Little Boat (Part II) (2:16)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Steve Thorne: Instruments, vocals

With:
Kyle Fenton (Cosmograf): Drums
Geoff Lea: Lead guitar
Gina Briant : Flute

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