CHRONIQUE / REVIEW

Rick Miller

Belief in the Machine

Releases information

Release date:

February 5, 2020

Format:

CD, Digital

Label:

From:

Progressive Promotion Records

Canada

Alain Massard - May 2020

9,0

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

RICK MILLER est un musicien et compositeur canadien qui fait de la progressive rock music comme il aime à la définir, faisant référence à GENESIS, PINK FLOYD et citant aussi THE MOODY BLUES. PORCUPINE TREE est aussi souvent énoncé, peut-être alors leurs premières compositions. Une musique aérienne, fruitée, mélodique, douce et un trait mélancolique, bien atmosphérique en tout cas; quelques notes jazzy et d’autres presque métal-progressives pour relever un peu la sauce des notes; un peu de sons méditatifs aussi. Il a débuté en 1983 et sort depuis les années 2000 des albums de bonne facture; ici son 14e album dans lequel il a tout composé, musique et parole; un album tout en finesse; Il a en effet l’intention de faire de la musique dans cette veine et il le fait très bien...un peu de croyance dans la machine en fait! 3 pistes sont purement orchestrales et dégagent un côté ambiant assez prononcé. Voyons voir ça de plus près.

« Correct to the Core » pour la plus belle et la plus longue piste, intro un peu ALAN PARSONS PROJECT mais plus nerveuse, un violoncelle et des percus aériennes, des voix floydiennes, titre bien symphonique, voix à la PINK FLOYD époque Roger Waters et la basse qui va avec plus une guitare bien fruitée, son break à mi-parcours avec un peu des intros à la PENDRAGON mais en plus espacé, le final vaut aussi le déplacement entre voix posée et instrumentation variée, un peu de beat funky même, bref ça envoie du lourd. « That Inward Eye p1 » petit titre instrumental langoureux, flûte en intro! un titre avec l’atmosphère qu’on aime bien, un titre en dehors du temps, la flûte champêtre et symphonique, bucolique même. « Belief in the Machine » qui enchaîne avec la guitare qui sauve un peu et une voix monolithique qui déroule sur un titre presque pop, très rapide, titre très court qui passe bien si on le vit encastré entre les deux autres; « The Land and The Sea » continue en coupant avec un xylophone et la voix à nouveau crooner, un peu dans la veine de Joe COCKER, un titre d’introspection. « The Need to Believe » survient enfin avec un titre normal, plus de 5 minutes ce qui permet d’avoir une intro mignonne, un titre fleuve qui s’écoule un peu mélancolique mais pas trop, très éthéré, très spleen en fait. Une ballade avec la voix ralentie de Rick, un peu plus complexe que ce qu’elle veut bien laisser entendre.

« Prelude to the Trial » et une 2e intro au cello, un bruit de vent, ces claviers lugubres au départ avec voix off bruitages de seconde guerre mondiale, la méditation n’est pas loin, morceau d’introspection instrumental qui redonne un peu de lettres de noblesse au prog avec encore la guitare bien grasse mise en avant sur un fond de claviers clairs; sublime, le morceau orchestral limpide comme on l’imagine; « Binary Breakdown » continue avec une ambiance cette fois plus rythmée sur un air plus symphonique et plus langoureux encore, cette fois recherche mystérieuse d’un nouveau monde en point de mire; ce qui me fait dire qu’enchaînés, ces titres dégagent une autre force que pris séparément, un titre encore fourre-tout à prime abord mais qui devient vite envoûtant et hypnotisant; l’empreinte musicale se fait ralentie mais excitante à la fois, les notes dégageant pas mal d’émotions. « That Inward Eye (Part 2 » et la 2e partie pour une orientation plus orientale dès l’intro; retour de la flûte traversière, là vous pensez à celle de Peter GABRIEL ou à celle qui officie sur AYREON au début de « Valley Of The Queens », vous avez le choix; c’est léger, aérien et féérique; le piano et le cello donnent un côté unplugged et post rock ambiant intéressant. La voix se veut douce, les choeurs viennent apporter un retour solennel, allez un peu du regretté KWOON plane un peu ici; la guitare navigue plutôt vers le son typé de Steve HACKETT.

« Media Gods (Including The Awakening) » et la continuation de l’exploration saharienne et orientale, voir musique de film en tout cas une intro qui se veut efficace, et qui redonne des lettres de noblesse aux progressifs, néo ou crossover; flûte et orchestration, clochettes, tout pour vous faire fondre ou vous envahir, superbe titre d’introspection avec guitare qui vient prêter main forte, c’est beau. A noter que les titres instrumentaux potentialisent le courant de sons purement contemplatifs. « The Trial » vient ici conclure l’album avec le 2e grand titre immense lui aussi, mystérieux mélange de sonorités crépusculaires, de voix langoureuses en écho, limite litanie; tiens une trace de notes du film « Silent Hill »; d’un coup une voix off comme au bon vieux temps d’ANATHEMA vient vous réveiller car oui vous êtes partis tout en croyant rester éveillés; la magie de la musique opère; à partir de 4 minutes il faudra vous accrocher à votre siège, ça monte tout doucement mais irrémédiablement. On est loin du métal prog que j’affectionne mais il faut reconnaître que ça envoie au niveau émotion, un peu d’ALAN PARSONS PROJECT de loin, mais avec une guitare qui se veut toujours fruitée accompagnée de sa sauce de synthés bien potelés. Il faut attendre les deux dernières minutes pour avoir le grand show final avec un solo qui se noie trop rapidement; un grand moment avec brassage de la voix et des instruments. Un bonus track en fin de parcours pour un solo interlude de guitare.

Bon l’album est fini. J’avais pu l’écouter il y a quelques temps et n’avais rien trouvé de transcendant dedans : un très bon album qui revisitait les archétypes prog diversifiés déjà mis en valeur dans ses précédents albums; ça c’était avant que je m’y attelle pour la chronique car la baffe est apparue; un album où les titres semblent finalement s’enchaîner les uns les autres, où la flûte est utilisée de très belle manière pour magnifier l’ambiance; une orchestration revisitant les années 70s en leur donnant une sonorité plus neuve, plus nerveuse, un peu comme la pub Cadbury (plus de tout Mr Cadbury!). Un album qui ravira les fans de rock prog bien pêchus, ceux qui veulent écouter du son nouveau sans être trop surpris non plus. Un album à écouter en toile de fond un soir d’apéro entre amis progueux, dans un temps juste pour se taire un peu, fermer les yeux, les rouvrir et se mettre à discuter dessus sur les souvenirs remontant à la surface.

    1. Correct to the Core (11:35)
    2. That Inward Eye (Part 1) (2:22)
    3. Belief in the Machine (2:02)
    4. The Land and The Sea (2:11)
    5. The Need to Believe (5:39)
    6. Prelude to the Trial (4:32)
    7. Binary Breakdown (3:40)
    8. That Inward Eye (Part 2) (3:28)
    9. Media Gods (Including The Awakening) (4:22)
    10. The Trial (9:55)
    11.Bonus Track (1:32)

    Total Time 51’18’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Rick Miller: Vocals, instruments and composer
With:
Sarah Young: Flute
Mateusz Swoboda: Cello
Barry Haggarty: Stratocaster
Will: Drums and Percussion

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