CHRONIQUE / REVIEW

Pendragon

Love Over Fear

Releases information

Release date:

February 14, 2020

Format:

Digital, CD, Vinyl

Label:

From:

Toff Records

Royaume-Uni / UK

Serge Marcoux - February 2020

9,8

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Foi de Nick Barrett, il faut répondre à la peur par l’amour. L’auteur compositeur, chanteur, guitariste et leader incontesté de Pendragon depuis maintenant plus de quarante ans propose un nouvel opus lumineux pour répondre à une certaine morosité ambiante qui transpire dans les médias et dans l’œuvre de très nombreux artistes. Sans compter les nombreux leaders politiques désespérants qui alimentent la noirceur et la peur à travers le monde. Ce message de lumière et d’amour constitue le fil conducteur, il ne s’agit pas d’un album concept, de « Love over fear », le onzième album studio du groupe. Les dix nouvelles compositions du très talentueux et sympathique Nick ne surprennent pas nécessairement mais elles nous prennent, nous captivent. Elles sont venues me chercher directement au cœur et aux oreilles. C’est connu et c’est un peu la marque de commerce du groupe, Pendragon a toujours favorisé les mélodies, les morceaux que l’on peut fredonner ou chanter, qui font sourire et qui peuvent même plaire à ceux et celles pour qui le prog n’est qu’un genre parmi les autres. Si je prends l’exemple bien personnel et très réel de ma belle-sœur, cela fonctionne. Elle s’est même laissé convaincre de venir les voir en spectacle à Québec, et en plus, elle avait passé une soirée magnifique. C’est un autre aspect du groupe qu’il faut souligner, la qualité et la générosité des prestations scéniques. Pendragon avait aussi été le déclencheur d’un périple que j’avais fait en Pennsylvanie au RosFest de 2007. C’était avant un premier spectacle au Québec. Même si je n’ai connu le groupe qu’en 1995, c’est vite devenu un de mes groupes favoris. Je me souviens comme si c’était hier de l’euphorie dans laquelle « The masquerade overture » m’avait plongé.

Avant la parution de ce nouvel opus, NICK BARRETT déclarait : Je voulais revenir à des solos de guitare significatifs et utiliser des sons similaires à des albums que j’aimais dans les années 70. Donc il y a des tonnes de sections avec de la guitare à douze cordes, du mellotron et des parties de clavier très mélodiques. Si je vous dis que ses trois groupes favoris sont PINK FLOYD, GENESIS et CAMEL, il est alors encore plus facile de comprendre l’influence des mélodies dans la musique du groupe. Cette aisance mélodique combinée à un besoin d’apporter aux auditeurs de belles musiques, celles avec une âme et qui ne sont pas qu’un déballage technique nous procure dix excellents morceaux variant de quatre à neuf minutes. L’album offre un délicieux mélange d'inspirations anciennes et nouvelles. Vous pourrez avoir un peu de la pièce « Indigo » de « Pure » dans « Who really are we » mais ce n’est ni dominant ni dérangeant. Il s’agit d’ailleurs du morceau le plus rock du disque. Cependant, la tendance plus crue, plus musclée, voire un peu métal, présente depuis « Believe » cède sa place au son que nous avons connu avant et qu’on retrouve à divers moments, celui de « The world », « Window of life » ou même « The masquerade overture ». L’influence de la période bleue se reflète aussi dans la magnifique pochette qui revient à un style un peu plus onirique ou fantaisiste et qui plonge dans le contenu de l’album. Si une couleur caractérise « Love over fear » c’est bel et bien le bleu, la couleur du ciel et de l’eau. Celle-ci est omniprésente via les titres ou les paroles de certains morceaux. « Water », « Soul and the sea », « Starfish and the moon ». Il est aussi question de pêcheurs, de la mer bien sûr, d’Hemingway et plus encore. Soulignons que l’ami FRED SIMONEAU a même réussi à convaincre NICK, en entrevue, de nous dire que son morceau préféré était « Water ». Un morceau qui se veut un retour aux éléments, l’eau c’est la vérité.

Les fidèles CLIVE NOLAN, aux claviers, et PETER GEE, à la basse, accompagnent toujours NICK BARRETT. Depuis les débuts pour M. GEE et depuis « Kowtow » pour M. Nolan. Ce dernier agrémente le parcours de formidables nappes de clavier, souvent aux sonorités tirées du divin mellotron. Ces courtes interventions à l’orgue et au piano sont tout à fait adaptées au besoin des compositions comme sur « Starfish and the moon », « Soul and the sea » ou « Everything » par exemple. Le petit nouveau c’est le batteur Jan Vincent Velazco recommandé par CRAIG BLUNDELL. Nous avions pu le découvrir lors de la tournée précédente et son travail sur l’album complémente très bien le jeu de basse de PETER GEE et offre les bonnes assises rythmiques. Pour compléter le son du groupe, on retrouve ZOE DEVENISH aux chœurs et au violon. Elle a d’ailleurs accompagné le groupe comme choriste en tournée. Son jeu de violon et le rythme de la chanson, pensez un peu au DEXYS MIDNIGHT RUNNER, sur l’irrésistible morceau « 360 degrees » vous feront tapez du pied ou des mains, ou chantez, c’est selon. L’autre invité est Julian Baker, au saxophone, qui conclue délicatement la touchante « Whirlwind » que NICK dédie à son père disparu en 2016. Comment ne pas évoquer la douceur et la finesse de « Starfish and the moon » ? Une pièce si belle qu’elle m’a mis les larmes aux yeux. NICK mentionnait avoir été puisé de nouvelles ressources en lui et sa prestation vocale sur ce morceau ou sur « Water », notamment, le prouve bien. Chaque précieuse note du solo de guitare qu’il nous offre sur « Starfish and the moon » est servie dans un écrin de beauté pour le plaisir de nos oreilles. Si le caractère intimiste de plusieurs morceaux offre de bien beaux moments, il n’en demeure pas moins que les amateurs d’envolées symphoniques et de prouesses à la guitare seront bien servis. On re peut rester insensible à la puissance et au souffle de morceaux comme « Truth and lies » et « Eternal light ». Je salive déjà en pensant au spectacle du mois de mai prochain. Quant à sa performance épique sur « Soul and the sea », elle confirme tout le bien que l’on peut penser de lui en tant que guitariste. Pour moi, il est de la trempe des guitaristes pour qui les notes importent, qui savent toucher le cœur des gens avec la qualité et non pas seulement avec la quantité ou la rapidité. Je parle des GILMOUR, ROTHERY, LATIMER et autres SANTANA. Ce n’est pas le seul morceau du disque où il démontre ses talents de guitariste. Ainsi, « Water », « Eternal light » et Truth and lies » le prouvent hors de tout doute. « Fear of everything » constitue la conclusion et le résumé idéal de l’album. Un début intimiste, l’impression que NICK joue et chante dans notre salon, puis doucement mais irrésistiblement la poussée du groupe propulse la pièce vers une stratosphère symphonique. Et NICK qui nous offre son message d’amour et d’espoir, croyez en vous de nouveau et n’ayez pas peur de tout ce que vous rencontrez. Pour commencer l’année du bon pied, PENDRAGON propose un album bien équilibré, paroles, musique et compositions, au souffle mélodique revampé, porteur de message positifs sans être pour autant complaisant. Prenez le temps de bien vous imprégner d’un album qui ne saute pas aux oreilles et qui n’est pas que de la poudre aux yeux. La récompense est grande et le plaisir croit avec l’usage. Un grand disque !

Spectacle : Le 8 mai, Théâtre Plaza MTL & 9 mai Théâtre de la Cité Universitaire, Québec !

    1- Everything (5:40)
    2- Starfish and the moon (3:37)
    3- Truth and lies (8:26)
    4- 360 degrees (5:34)
    5- Soul and the sea (5:44)
    6- Eternal light (8:19)
    7- Water (7:57)
    8- Whirlwind (4:59)
    9- Who really are we? (8:41)
    10- Afraid of everything (5:08)

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Nick Barrett: Guitar, lead vocals
Clive Nolan: Keyboards, backing vocals
Peter Gee: Bass, bass pedals, backing vocals, keyboards
Jan Vincent Velazco: Drums, percussion
With:
Zoe Devenish: Backing vocals, violin
Julian Baker: Saxophone (8)

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