CHRONIQUE / REVIEW

zio

flower torania

Releases information

Release date: January 25, 2020

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Posh and Rock

From: Royaume-Uni / UK 

9,3

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Alain Massard - March 2020

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

ZIO est le groupe créé par Jimmy PALLAGROSI le 13 février 2019 sur les cendres du groupe KARNATAKA.  Plus ou moins évincé, il a eu la bonne idée d’entraîner avec lui la bondissante Hayley et de demander à l’ancien chanteur de THE ENID Joe Payne de venir prêter main forte.  Il a composé, disons-le de suite, une pièce métal opéra prog moderne de toute beauté, entouré de belles pointures comme Olivier CASTAN qui joue aussi sur le FRANCK CARDUCCI BAND, ledit front-man du groupe précité, Heather FINDLAY la 1ere voix de MOSTLY AUTUMN et le guitariste de HAKEN sur une piste. Le son développé est très innovant comme sur ce que AYREON a pu développer de façon extraordinaire avec ses concepts albums : des ambiances intermèdes feutrées, d’autres énergiques, d’autres endiablées avec les voix enchevêtrées des différents chanteurs, narrant l’histoire farfelue de Alan, le héros de l’histoire devant redonner le sourire à Belbi, qui en théorie ne peut plus sourire; dure tâche, à laquelle je m’attelle.  Pour finir je citerai « Last Action Hero » pour l’idée du héros entraîné dans une histoire abracadabrantesque sans fin et surtout l’univers des jeux vidéo avec des bagarres sur fond de musique pardi. L’orientation est donc ancrée sur un creuset prog-pop-métal-rock un tantinet déjanté avec des traces de baroque et d’opéra. Et j’assume cette nouvelle étiquette.

 

« Ride Along » déboule par une intro idéale au piano, vous savez le piano rose en bois que l’on a eu pour ses 4 ans, la voix magique d’Hayley, un air de foire, des bruitages à la AYREON un peu robotisés pour une entrée en matière parfaite, une intro de scène latente.  « X-Ray » enchaîne par un titre énergique fort qui met l’ambiance sur une rythmique effrénée accompagnée par la voix suave de Joe, bref une osmose à priori singulière avec l’ancienne et jeune de KARNATAKA pour une envolée sidérale en deux temps, l’un doux, accrocheur, l’autre angélique, un mélange parfait frais où la batterie n’hésite pas à faire décoller encore plus; le synthé est lui aussi bien en place pour faire perdurer ce rythme moderne; le riff violent sur le synthé aérien me fait penser à l’attaque des hommes oiseaux sur « FLASH », musique composée par QUEEN bien entendu. « Wings Inside » suit sur le même rythme avec un clin d’oeil sur une ballade anglaise, sur une orchestration digne d’ARAGON et son « Mouse ». « Gold And Power » suit comme intermède avec pads aériens, bruits symphoniques, tonalité presque infra basse, j’y retrouve un peu de l’univers de LUCASSEN, beaucoup des ambiances jeux vidéo surtout ceux d’arcade, pas mal de gaieté en fait.  « Straight Up From Underneath » arrive comme une logique avec le premier des quatre longs titres de l’album, c’est dansant, c’est new wave, c’est plein de choeurs, plein d’atmosphère nouvelle, c’est frais avec le piano qui dégouline comme d’une cascade puis d’un coup on rentre dans l’univers cabaret jazzy où un certain Freddie aimait bien s’y paître; la batterie assène ses notes, l’air sonne ‘very british’, on verrait presque le lapin avec son chapeau de Charisma si l’on ferme les yeux!  Ça ressemble à une comédie prog par instant puis ça repart sur le rythme d’origine avec un solo enjoué très aérien lui aussi, bref, que du plaisir; le final onirique nous plonge encore plus sur cette symbiose PINK FLOYD sortant d’un jeu d’arcade. Et Olivier qui nous susurre « quel voleur ce Marc », un moment de béatitude quoi. « Jupiter » avec son téléphone nous prolonge dedans jusqu’à l’explosion, riff heavy, batterie mise en évidence et assurant le rythme, ici c’est nerveux malgré les choeurs hypnotiques, longs et envoûtants, peut-être le titre de l’album qui correspond le plus à l’âme, à l’esprit du groupe, de loin un peu pêle-mêle, de près une composition bien orchestrée; un titre dithyrambique avec une réelle osmose des voix de Hayley et Joe en particulier.

 

« Erwin’s Opera » tranche littéralement avec les précédents titres, le pourquoi de mon second chapitre ici; une intro de guitare plaintive, une voix posée, plus une ballade et une sonorité qui met en lumière cette voix charnelle d’Hayley, un break à mi-parcours endiablé (choisissez votre jeu d’arcade!!) avec une voix masculine heavy qui jette le trouble quelques instants jusqu’à l’espace jazzy puis zappaïen, le solo de guitare est ici divin; la reprise finale se fait tout naturellement avec encore le piano basique pour accompagner la voix, l’opéra n’est pas loin mais l’opéra festif. « Inner City Shorroma » clôt ce quatuor de longs titres par ‘ma deuxième meilleure’ de par l’ambiance arabisante et envoûtante donnée au titre; c’est grandiloquent, il y a un peu de la sonorité de Dolores des CRANBERRIES ici, ça part plus sur un long crescendo sans fin, c’est beau, ça fait drôle de trouver un tel niveau.  Je me dis aussi que ce n’est pas pour rien qu’on surnomme Jimmy le batteur fou en hommage à Animal pour l’énergie prodiguée sur chaque titre. « Ma Petite Histoire » arrive là aussi comme intermède, une comptine chantée en français avec voix de bébé mais quel bébé, une douceur qui calme un peu l’entrain effréné, un titre qu’il me rêve de voir en public, ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps, suis-je encore neutre, objectif ou envoûté?  « Interstellar List » déboule à la suite juste pour reprendre possession d’un titre dansant, rythmé, presque disco ça ne va plus là!!  Ouf, le riff bien serré ramène bien à une fusion car j’entends un coeur funk disco maintenant comme sur « Disco Queen » des PAIN OF SALVATION; le clap-clap que je détestais dans mes tendres années passe ici facilement, bon il y a plein d’autres sonorités qui me rassurent quand même, les solos arcades synthé et la guitare nerveuse devant y être pour quelque chose. « Flower Torania » et son retour au synthé du départ, un air de fête foraine, la voix des féminins angéliques mi chantés, mi susurrées comme sur celle du premier titre, l’accordéon, tout pour vous ramener ici-bas dans le monde actuel… ‘Les étoiles s’en vont de mon esprit’ et me ramènent un peu triste sur terre, bon cela ne fait rien je vais vous conter mon voyage.

 

ZIO a fait un coup majeur en ce début d’année; il a composé et réuni des airs habituellement divergents pour ne pas dire opposés dans un album melting-pot révélateur, innovant et presque parfait, à la croisée d’un AYREON, d’un ARAGON, d’un disque de fusion; extraordinaire tant pour les voix que pour le montage musical; des notes, des sons qui semblent sortir normalement et mélangeant facilement des genres un peu disparates; la magie prog, la magie ZIO. Une seule chose, jetez-vous dessus.

 

PISTES / TRACKS

 

01. Ride Along (2:19)
02. X-Ray (6:23)
03. Wings Inside (3:23)
04. Gold And Power (2:35)
05. Straight Up From Underneath (7:04)
06. Jupiter (7:04)
07. Erwin's Opera (6:49)
08. Inner City Shorroma (7:51)
09. Ma Petite Histoire (1:29)
10. Interstellar List (5:52)
11. Flower Torania (2:06)

Total : 52’57’’

Musiciens / MUSICIANS :

 

Jimmy Pallagrosi : Drums
Marc Fascia : Guitar
Olivier Castan :Keyboards
Lzi Hayes : Bass (2,3,5,8,10)


   With
Hayley Griffiths : Vocals as Torania
Joe Payne : Vocals as Alan
Heather Findlay : Vocals as Belbi
Franck Carducci : Vocals as Nato
Richard Henshall: Lead guitar (7)
Alex Lofoco : Bass (6,7)
Cagri Tozluoglu : Additional orchestration (6, 8, 11)
Alphonse Alfano : Accordion (11)

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