CHRONIQUE / REVIEW

t

Solispytemology

Releases information

Release date: March 22, 2019

Format: Digital, CD

Label: Giant Electric Pea

From: Allemagne / Germany

9,1

Alain Massard - May 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Thomas Thielen, alias « T », publie ici son 7e album après avoir publié auparavant dans SCYTHE deux autres albums.  Ce poly-multi-instrumentiste qui a commencé par le synthé puis le piano et fini son initiation musicale par la guitare m’avait séduit en 2010 avec « Anti-Matter Poetry », au son prog ambiant planant un peu mélancolique.  J’y avais trouvé des similitudes plus ou moins éloignées avec MARILLION ère Hogarth, avec PORCUPINE TREE pour ses longues tirades à tiroir et avec GAZPACHO pour le son et les envolées, les breaks nombreux, enfin avec SAVIOUR MACHINE pour les titres enchaînés phrasés et chantés.  Mais ce qui m’avait heurté avant tout était cette voix minérale un peu à la GABRIEL, plus à la HOGARTH et surtout à la BOWIE!  Dans cet album, il est question d’explorer un roman musical sur le rêve de sa vie en 3 parties dont celui-ci représente donc le dernier triptyque; il est donc aussi à écouter d’une traite avec la suite des chapters 7 à 9!  À cet effet, se considérant lui-même comme un musicien moyen, c’est avec des textures sonores, des ambiances, des atmosphères récurrentes et des mélodies résonantes qu’il a essayé d’innover dans son dernier enregistrement!

 

Au niveau des titres, les 3 chapitres se composent de 7 titres dont « The End of Always » constitue l’entame avec bruitage SF à la « Planet Claire » dès le début et cette magnifique voix envoutante de Thomas; à noter à 5’50’’ un petit effet rétro avec enregistrement saccadé, saxo avec rupture de rythme et notes jazzy à la fin le tout saupoudré d’un effet sonore vibrant et déroutant.  « That Thought You Lost at Home » part lui directement sur un copié-collé de ce que peut faire GAZPACHO au meilleur de sa forme au niveau instrumentation et atmosphère, c’est symphonique, c’est intimiste avec encore des ruptures sonores et des passages calmes presque trop faibles suivis de crescendos à la limite du spleen, splendide!  Enchaîne « A Haunted Ghost » plus orchestrale encore, la voix pourtant bien reconnaissable bourrée d’émotion (fermons les yeux et on entend Thomas BOWIE!!) et des passages progressistes avec piano, voix lointaine puis augmentation soudaine du son et de la voix devenant stridente pour des solos de guitare rappelant ici le post rock de MONO ou de GOD IS AN ASTRONAUT, le final sortant un solo de guitare ROTHERIEN!  « Lifeoscopy » nous propose ici une voix mono-phrasée à la SAVIOUR MACHINE ou à la ALICE IN CHAINS pour un titre court, un peu de SIGUR ROS ou de SYLVAN’S pour les voix puis un nouveau solo de guitare superbe transcendé par une batterie plus présente, plus acoustique.  « Laughter’s Cold Remains » arrive attaché pour un morceau symphonique, religieux voire militaire mais aussi mélancolique, on part là sur les univers de « Brave » de MARILLION avec toujours une redondance niveau voix et instrumentation pour des breaks successifs qui enivrent.  À noter dans ce titre sa voix modulant entre BOWIE et HOGARTH.  Vient enfin le « Chapter Nine » le plus intense, le plus abouti selon moi avec « When We Were Us » et la voix caractéristique  de Thomas, une batterie syncopée et des nappes de claviers ciselés (on arrive à de l’orfèvrerie là!); un break avec voix off sur des souvenirs de la 2nde guerre mondiale, puis des notes jazzy, suivies d’autres plus crimsoniennes ou wilsonniennes, nous emmènent vers des sonorités d’ANGLAGARD voir d’ANEKDOTEN, c’est dire que c’est varié et que ça touche sur pleins de groupes!  J’y entends même une basse à la JOE JACKSON à un moment, signe que nous avons affaire à un vrai creuset prog ici; la voix limite angélique vient remettre du sens jusqu’à une finale explosive amenant de fait à « Beyond the Dark » encore plus sombre.  Ici, on a l’impression d’avoir un peu de toutes les tendances de l’album, donc du GAZPACHO mais avec une ambiance de MARILLION intimiste, on a une belle balade jusqu’à un final commençant vers les 6 mn avec solo limite gilmourien en deux temps puis une finale dark, où des cris de « Nazguls » viennent vous titiller l’oreille.

 

Bon, ce disque estampillé prog, là pas photo pourrait-on dire!  On a tout ce qu’il faut pour partir, des ambiances douces avec crescendo, des ambiances intimistes avec explosion de voix et de solos, on a des breaks pour nous troubler les oreilles et rechercher les sonorités d’origine, on a du rock atmosphérique planant chargé de spleen, de sensibilité mélancolique et où l’émotion semble renaître au détour d’un titre.  C’est à la fois doux et éclairé, triste et envoûtant, dynamique et intimiste, frais et gouleyant, une véritable fresque culinaire en quelque sorte avec ce menu qui risque de figurer dans le best of de 2019.  Pour finir, T s’entoure de musiciens pour ses concerts, mais en studio c’est de lui que ces notes sortent et ça je n’en suis encore pas revenu!

 

PISTES / TRACKS

 

Chapter Seven - The End Where We Begin:
1. The End of Always (14 :00)
2. That Thought You Lost at Home (8 :40)
- Chapter Eight - The Trauma of Happiness:
3. A Haunted Ghost (8 :05)
4. Lifeoscopy (6 :00)
5. Laughter's Cold Remains (12 :18)
- Chapter Nine - Solipsisters
6. When We Were Us (9 :48)
7. Beyond the Dark (13 :59)

Total : 72’50’’

Musiciens / MUSICIANS :

 

Thomas “T” Thielen: multi-instrumentiste, compositeur, chanteur

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