PROFIL RAPIDE / QUICK PROFIL

spheres

iono

Releases information

Release date: May 10, 2019

From: France

Alain Massard - September 2019

8,1

SPHERES est un groupe de métal, death métal, djent, thrash et métal progressif français, utilisant des bases groove, du chant clair, du chant hurlé, growl et purement death. Il y a de la mélodie sur les plus grands titres, un peu moins sur les plus courts où l’accent est mis sur la défonce pure. Les formations auxquelles j’ai pensé sont celles de GOJIRA, OPETH à ses débuts, MASTODON, IRON MAIDEN souvent pour la rythmique, ROGUE MALE, TOKYO BLADE, MONSTER MAGNET aussi de temps en temps, MANILLA ROAD, VOIVOD et des fois RUSH, pas pour la voix, mais bien pour les structures musicales pures. Les titres alternent, longs et courts morceaux comme pour mieux séparer les atmosphères proposées. Hop, plongeons-nous dedans.

 

« The Cimmerian Ghost » ou l’âge de fer pour un titre puissant donnant le ‘’la’’ tant pour les voix, la même travaillée à toutes les sauces (attention, si je vous dis mitraillette vous comprendrez mon « effroi » de la première écoute), les riffs et les ambiances, la batterie très présente aussi. « Mars » sur le dépassement de la condition humaine et le dépassement des genres, c’est hurlé et fort et on y retrouve un air presque posé. « TV Nation » part sur un air pop new-wave des années 80’s avec voix claire au début, puis montée progressive death-dark-heavy sur deux breaks successifs donnant une notion progressive à ce moment. « Break Loose » repart sur un titre très rythmé, très heavy avec une voix haut perchée digne des groupes métal qui ont ravagé la décennie des 80’s, avec un son plus lourd, plus équilibré, plus dynamique encore, un tube en puissance! « Stellar » texte sur Orphée et les mystères de l’univers, part sur les routes de SACRILEGE, de breaks à la RUSH, signe que ces musiciens sont déjà bien aguerris à nous y faire penser; on peut aussi y retrouver de la lourdeur typique et spatiale des MONSTER MAGNET de « Dopes To Infinity », fin plus apocalyptique. « Silk Road » et son titre court pour une errance sur le darknet, une voix presque parlée et death à souhait. « The Thing » part sur une guitare plaintive et un air pesant lorgnant cette fois sur les grands ROGUE MALE avec ses airs répétitifs, enivrants. La voix est ici plus agressive encore sans hurler de trop. Presque paradoxal. « Sound City » avec ce riff pur et clair qui me fait penser à (mais si, vous allez trouver!), avec cette voix haute et limpide et nasillarde à la PUBLIC IMAGE LIMITED ou à la VOIVOD, sur une tirade concernant nos clowns politiques, donne dans un final syncopé avec une finale guerrière pouvant faire partir en trance death ou en hibernation.

 

En fait, la voix de Jonathan Lino y fait pour beaucoup, aidant à passer d’un genre à un autre; son adjoint Camille Lafontaine l’aide à nous tracer la voie vers des contrées lointaines spatiales, tandis que la base basse-batterie met le tempo haut pour insuffler une puissance écrasante. Autant les parties couplets sont déroutants, sortant directement d’un album METAL sans concession, autant les parties musicales donnent des idées de voyage, de dépaysement vers des contrées froides et austères, amenant de fait une source progressive indéniable mais forte. Ma comparaison pour aider le lecteur un peu perdu et/ou dérouté sera notre brave DEVIN TOWNSEND ou OPETH qui peuvent alterner d’un titre à l’autre ou même à l’intérieur du même titre autant de différences que SPHERES. Attention, moi qui note sévère, ne soyez pas surpris pour celle-ci, note purement métal-prog qu’on se le dise.

 

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