CHRONIQUE / REVIEW

seven reizh

l'albatros

Releases information

Release date: May 23, 2018

Format: Digital, CD

Label: Seven Reizh Editions

From: France

7,8

Allain Massard - December 2018

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

SEVEN REIZH est venu heurter mes oreilles en 2006 avec « Samsara », un album conceptuel sur des notes world-prog de toute beauté.  J’avais en tête une instrumentation variée et un nombre incroyable de musiciens sur scène!  Puis le temps a fait que je les ai perdus de vue, sachant cependant qu’ils avaient aussi mixé aux célèbres studios Real World, une référence en soi.  Leur dernier album sorti en début d’année reprend les péripéties haletantes d’un aviateur, Jean Marie LE BRIS, connu pour avoir été l’un des (sinon « le ») pionniers de l’aviation vers les années 1856, avec le projet avant-gardiste de porter secours aux marins perdus dans l’Atlantique!

 

Au niveau composition, c’est donc Claude MIGNON et Gérard LE DORTZ qui ont créé l’ossature de l’album avec, encore une fois, des instrumentistes nombreux utilisant tant des sons actuels que des sons anciens venant de multiples racines : celtes, irlandaises, musulmanes entr’autres. Ceci pour nous rappeler aussi qu’un commerce fonctionnait depuis longtemps entre les iles anglo-normandes et l’Afrique sub-saharienne et que les échanges commerciaux et musicaux proviennent de très loin. Concernant les influences, je citerai pêle-mêle le son estampillé PINK FLOYD pour les soli de guitare, le saxo et les ambiances planantes; Alan STIVELL pour l’instrumentation typique celte; Alan SIMON pour un peu la même chose; un peu de TRI YANN pour le son breton; un peu des CORRS pour les développements des voix et des mélodies; un peu de Loreena Mc KENNITT pour l’assemblage des différentes cultures musicales; un peu de KHALED pour la voix (trop poussée …) kabyle; un peu de NENA, oui cette voix gothique d’un groupe culte des années 80 (écoutez bien sur les pistes 4 et 8!); un peu de STONE AGE aussi pour ce mélange de sonorités et d’atmosphères enivrantes; et un peu d’ENYA qui a œuvré sur la BOF du « SEIGNEUR DES ANNEAUX ». Voilà c’est à peu près tout, mais c’est à mon sens déjà pas mal.

 

Concernant les titres, 8 dont certains approchant voir dépassant les 10 minutes!  L’intro « Le Pavillon Chinois » invite au voyage, nous faisant visiter un paysage de tranquillité alternant entre développement prog et mélodie relaxante.  « Brizh », de plus de 14 minutes amène lui la trame des voix, voguant entre air celtique, air irlandais et complainte kabyle le tout accompagné par des sons doux mais tenaces. Écoutez juste le break avec une percussion lourde vers les 8 minutes puis le final explosif avec saxo (qui revient à la mode cet instrument!) et guitare compulsive, un morceau qui passe sans s’en rendre compte. Les deux titres suivants sont pour moi les plus « pénibles », les plus irritants si vous n’avez pas ouvert votre oreille à l’influence maghrébine, avec la voix pourtant juste de Farid tirant trop vers le haut. Au niveau son, par contre surtout sur « Dalc’h mad », l’association entre le violon et la guitare explosive à la fin est de toute beauté.  Pour « Klasker-bara », une ballade au piano où les voix féminines éthérées et kabyles mélangées à de la harpe permettent de reposer nos sens.  Le violon de fin devient même un peu spleenant, magnifique!  Les trois dernières pièces dépassent toutes 9 minutes. Pour « Kriz » atmosphère douce, relaxante avec association de voix et montée ensuite sur un air multi-son celte, arabisant, irlandais et français. À noter aussi la guitare finale prog symphonique presque de nature « métal-prog », c’est peut-être la compo la plus aboutie. « Lostmarc’h » part carrément sur les terres du Moyen-Orient avec une rythmique sourde de tambours et des voix virevoltant entre voix douce féminine digne d’un chant elfique et complainte kabyle, c’est très beau et bien amené!  « Er lein » conclut avec une guitare « gilmourienne » de grande classe, un air aérien, une ambiance prog de par l’amoncellement de sons divers venant se greffer les uns après les autres, nous amenant en bretagne profonde voir même en Asie occidentale par instants.  À noter ici le bagad « Bro an aberiou » de Plabennec, et à la fin quelques sifflements de Claude pour bien confirmé que … c’est fini!

 

Bon, que dire, sinon que l’album touche aux racines des grands navigateurs, et pas simplement ailés.  Je me sens parti depuis un port pour faire escale, et c’est peut-être le bémol que je mettrai à cet album… trop de ports, trop de destinations peuvent faire perdre la trame du CD!  Quant aux voix magnifiques, la voix kabyle peut distraire dans le mauvais sens, à vous de juger.

 

PISTES / TRACKS

 

1. Le Pavillon Chinois  (3:59)

2. Brizh  (14:48)

3. Tiqit Weman  (5:52)

4. Dalc’h Mad (6:55)

5. Klasker-bara (4:40)

6. Kriz (9:27)

7. Lostmarc’h  (9:59)

8. Er Lein  (9:30)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Gérard Le Dortz: Roman, lyrics, graphic design and production

Claude Mignon: Compositions, arrangements and musical realization

   With

Farid Aït Siameur: Kabyle vocals

Laurène Bourvon: English & French vocals

Bleunwenn Mével: Breton vocals

Stefanie Théobald: French & German vocals

Louis Mével: Harmony vocals

Marcel Aubé: Erhu

Loïc Bléjean: Uilleann pipes

Cyrille Bonneau: Duduk

Olivier Carole: Bass

Mathilde Chevrel: Cello

Jonathan Dour: Violin

Philippe Durand: Horn

Ronan Hilaireau: Piano

Régis Huiban: Accordion

Bernard Le Dréau: Tenor saxophone, clarinet

Erwan Le Gallic: Scottish bagpipes

Shane Lestideau: Violin  

Gurvan Mével: Drums, percussions

Gwenaël Mével: Tin & low whistles, bombarde

Gwendal Mével: Flute

Claude Mignon: Piano, synths, lap steel, electric & acoustic guitars, voice (Klasker-bara)

Michel Hoffmann: Oboe

François Pernel: Celtic harp

Thierry Runarvot: Double bass

Olivier Salmon: Electric & acoustic guitars

Mihai Trestian: Cimbalom

Bagad ”Bro An Aberioù”, Plabennec, led by Goulwen Bono

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