CHRONIQUE / REVIEW

serpentyne

angels of the night

Releases information

Release date: November 21, 2019

Format: Digital, CD

Label: Hell Fairy

From: Royaume-Uni / UK

7,3

Mario Champagne - January 2020

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

En Europe, un tsunami de chanteuses d'opéra investit les groupes de métal, certaines méchantes langues diront que cette mode s'est répandue grâce à l'EUROVISION, car on les retrouve souvent en provenance des pays Nordiques et de l'Est. On n'a qu'à penser aux chanteuses de NIGHTWISH (Floor JANSEN), EPICA (Simone SIMONS), WITHIN TEMPTATION, XANDRIA, DARK SARAH, THERION et IMPERIA, dont la plupart sont capables d'amener les notes très hautes comme la CASTAFIORE sans toutefois casser la vaisselle. Cette fois-ci, on retrouve ce phénomène à Londres, où une chanteuse soprano de formation classique, Mme Maggiebeth SAND a créé la formation SERPENTYNE, produisant une musique qu'on peut qualifier de métal symphonique folklorique, bardée d'un caractère celtique bien marqué tout en combinant des riffs solides et lourds à des envolées lyriques dramatiques sur des sujets relatifs à des personnages féminins historiques et légendaires. En termes plus clairs, imaginez Loreena McKENNITT faisant du METALLICA de base avec une cornemuse, avec un « band » déguisé en bardes médiévaux et une chanteuse mi fée, mi sorcière. Explication simpliste. Mais c'est plus compliqué que cela en fait.

 

« Angels of the Night » est le quatrième album de ce groupe, faisant suite à « The Serpent’s Kiss » qui parut en 2016, qui surfait sur des thèmes mythiques médiévaux, mais avec un accent plus métallisé et symphonique en comparaison de leurs productions précédentes. D'ailleurs cet album leur a permis de faire la finale du concours « Metal To The Masses » de Londres de 2018. Si vous vous y connaissez en métal européen, sachez que SERPENTYNE a l'habitude de tourner avec des pointures dans ce domaine, dont Tarja TURUNEN, SOULFLY et STRATOVARIUS.     

                                                                       

« Angels of the Night » poursuit dans la même veine avec cette lourdeur métallique accentuée, signe que les bardes y ont pris de plus en plus goût, mais tout en conservant les instruments folkloriques qui font la spécificité du groupe, soit la cornemuse et la vielle à roue, dîtes « Hurdy Gurdy » en anglais, qui est un instrument à cordes, frottées par une roue en bois au lieu d'un archet.  Il est à l'honneur dès l'introduction d’« Away from the world ». Le contraste entre le son médiéval de ce vieil instrument et le déferlement de notes hargneuses qui s'en suit, est assez intéressant quoiqu'au niveau métal, cela reste assez conventionnel, quoique très bien exécuté. L'insertion des passages de vielle dans les morceaux se font très naturellement. Au niveau chant, pas de démonstration de puissance. Une voix délicate qui détonne avec l'ambiance générale. L'impression générale est qu'il y a deux composantes bien distinctes, la musique et la voix, qui œuvrent en parallèle et qui arrivent parfois à se fondre sur certains passages, mais généralement, on ressent un sentiment de manque de fusion de ces deux éléments. Comme un mariage non naturel. On le ressent très bien sur « Angels of the Night ».  En revanche, les ambiances cinématiques sont bien présentées, comme sur cette dernière avec des influences orientales, des musiciens déchaînés avec marteaux piqueurs, et une soprano qui s'envole avec ses notes sur un nuage.

 

Les chœurs de « Lady Serpentyne » font penser à du « ERA » greffer sur un corps de METALLICA, avec d'excellents passages de vielle.  Cette pièce laisse beaucoup de place au chant de Mme SAND, qui émet des vibrations d'une grande fragilité.  La voix se fait parfois conteuse, théâtrale et narrative, comme sur « Lady MacBeth », mais sur celle-ci, elle est moins convaincante, cassant parfois le rythme. Dommage car sur cette pièce, le passage de cornemuse est intéressant. Sur « Bring on the Storm », les voix masculines prennent le dessus sur des paroles plutôt répétitives et sur un rythme plutôt conventionnel pour le genre. Sans trop de surprise. « Aphrodite » génère un peu plus d'intérêt au niveau mélodique avec une présence marquée des claviers quoique le résultat final donne l'impression qu'on écoute un album des années 80.

 

Même sentiment suranné pour « Follow me », « Salvation » et « Seven Signs ». Par contre, « Boudicca » se montre un des moments forts de cet album au niveau musical, où le mariage lourdeur plus moderne et folk celtique se montre plus intéressant, mais le chant plutôt narratif vient ralentir le rythme de cette charge par l’héroïne sur les troupes romaines.  L'album se conclut sur « The Call of the Banshee », ma préférée de cet album où de multiples chœurs incantatoires se superposent et exultent des vocalises sur des rythmes tribaux. On se croirait dans une grande messe de sorcellerie, sans parole, et j'ai trouvé cela très original, en me disant que cela aurait plu à Rob ZOMBIE.

 

Il s'agit donc d'un album de métal symphonique, un peu éloigné des standards du rock progressif, quoique l'usage d'instruments ancestraux donnent un ton particulier à l'ensemble, le rendant plutôt sympathique, donnant les meilleurs moments de cet album. Les musiciens font un solide boulot, et la qualité d'exécution n'est absolument pas à mettre en doute. Au niveau inspiration, c'est un peu inégal. Certaines pièces sortent du lot et d’autres m’ont laissé plutôt indifférent, par leur style trop conventionnel.  Au niveau vocal, j'aurais aimé un peu plus de folie de la part de Mme SAND. La prestation est souvent trop sage et le style musical du groupe devrait lui permettre de libérer le démon en elle. Cette folie, on la retrouve dans la dernière pièce, « The Call of The Banshee », qui sonne comme un appel de la piste à suivre. Bonne écoute !

 

PISTES / TRACKS

 

  1. Away from the World (4:30)     

  2. Angel of the Night (4:51)

  3. Lady Serpentyne (6:24)

  4. Follow Me (3:36)

  5. Lady Macbeth (5:01)

  6. Bring on the Storm (4:06)

  7. Aphrodite (4:17)

  8. Salvation (3:40)

  9. Seven Signs (3:44)

  10. Boudicca (5:03)

  11. The Call of the Banshee (3:40)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Maggiebeth SAND - Lead Vocal

Lee WILLMER - Guitar

Nigel MIDDLETON - Bass, Backing Vocals, Lead Vocal

John HAITHWAITE - Drums, Backing Vocals

Vaughan GRANDIN - Bagpipes, Backing Vocals

Anthar KHARANA - Vocals, Percussion

Gerard VAUGHAN - Hurdy Gurdy

Mark JENKINS - Keyboards

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