CHRONIQUE / REVIEW

risk

far corner

Releases information

Release date: November 9, 2018

Format: Digital, CD

Label: Cuneiform Records

From: USA

9,1

Guillaume Desmeules 

February 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Imaginez si EMERSON, LAKE AND PALMER et Igor STRAVINSKY avaient fait un album ensemble; voici un aperçu de FAR CORNER.  Ce groupe du Wisconsin est composé de 3 diplômés en musique à l'Université du Wisconsin : Dan MASKE au clavier, à la composition et à la production, Angela SCHMIDT au violoncelle et Craig WALKNER à la batterie.  William KOPECKY, qui a oeuvré dans de nombreux projets de rock progressif, complète le groupe au poste de bassiste.  Malgré les talents évidents de nos 3 diplômés, ce dernier maitrise parfaitement son instrument et réussit amplement à être à leur hauteur malgré tout!  Ayant débuté en 2003, le groupe sortit un premier album éponyme un an plus tard puis un 2ème, 3 ans après, « Endangered ».  En raison d’engagements professionnels de WALKNER et KOPECKY qui les firent déménager en dehors de la ville, l'album « Risk », qui est l'objet de la chronique ici, ne sortit que 11 ans plus tard afin de garder l'aspect « live in the studio » désiré.  Leur musique pourrait se qualifier de musique « rock progressif de chambre ».

 

« Unapprochable » débute le tout avec le côté purement classique contemporain qui aurait très bien pu être dans un film de maison hantée avec une mélodie taillée au couteau au piano, violoncelle et batterie qui augmente d'intensité et nous rend à fleur de peau.  La participation de Jerry LOUGHNEY au violon ajoute un résultat encore plus réussi.  « Fork » nous fait sauter à pieds joints dans le coeur de leur univers; une musique technique très symphonique faisant penser à ÄNGLAGARD.  Le violoncelle de SCHMIDT apporte un coté plus dramatique à la musique mais elle n'est pas seulement là pour rendre le tout plus accessible.  Elle sait aussi bien rocker la place avec des rythmes aussi brutaux que la batterie de WALKNER et la basse de KOPECKY qui s'y donnent comme s'il n'y avait pas de lendemain.  Ici, il n'y a pas de favoritisme; chacun a droit d'être en avant-plan tout en restant égaux.  “Flim Flam Man” est l'exemple parfait avec des moments où chacun ont leur moment de gloire.  Après un petit solo de batterie, qui revient quelques fois durant la pièce en guise de transition, on a affaire à un bon rythme au clavier rappelant ELP pour ensuite devenir une explosion de solos de chaque instrument à mi-chemin de la pièce et jusqu'à la fin; question de ne pas avoir le temps de prendre son souffle.  LOUGHNEY nous revient au violon pour la sinistre « Myopia » et nous donne, à son tour, une panoplie de solos en harmonie avec le violoncelle de SCHMIDT sur un air presque apocalyptique à la ÄNGLAGARD à nouveau.  L'intensité du groupe s'accentue surtout à la dernière minute de la pièce qui est ni plus, ni moins qu'une avalanche musicale impressionnante qui ne peut nous empêcher de se secouer la tête un petit peu!  Question de se dégourdir un peu les sens, « Past Deeds, Present Treacheries » nous présente une pièce plus en douceur dans l'ensemble, malgré quelques crescendos rock forts efficaces, avec WALKNER à la basse fretless qui donne un petit côté jazz fusion. « The Chickening » revient à une formule rock technique plus accessible mais qui nous donne tout autant la chair de poule.  « Laboratory Missteps », la pièce écrite par WALKNER et KOPECKY, consiste à un long solo de basse sur un rythme tribal avec un accompagnement de trompette. « Summit », l'une des 2 pièces dépassant les 9 minutes, commence avec un solo de piano digne de CHOPIN puis se transforme en jazz fusion guidé par la basse pour se métamorphoser en déluge progressif guidé par un violoncelle grinçant et un clavier grondant; un pur plaisir qui se hisse vers mes favorites de l'album!  « SolonEye » est un court duo purement classique de piano et violoncelle d'une beauté à faire pleurer, digne d'un concerto de l'époque de musique romantique.  SCHMIDT remet de la distorsion sur son violoncelle pour « Oracular Intent » qui, sur le thème d'un rock presque heavy metal, laisse place à de nombreux solos tout au long de la pièce comme le font les musiciens jazz; le soliste fait son solo tandis que les autres musiciens se mettent presque en sourdine à certains moments.  Le voyage se termine en mode escapade avec « Alea Ludere », l'autre pièce de 9 minutes, qui débute avec une batterie qui galope, un violoncelle qui virevolte, une basse qui glisse et un violon qui danse avec le piano.  Après 4 minutes, le tout se transforme progressivement en une ambiance horrifiante mais OH combien satisfaisante, pour finalement avoir un dernier tiers tout simplement éclatante.  L'intensité technique de tous les instruments monte d'un cran de seconde en seconde jusqu'à la toute dernière note!  LOUGHNEY brille tout particulièrement sur cette pièce et je dirais même qu'il devrait faire partie à part entière du groupe.

 

Le mélange entre le rock progressif et le classique forme souvent une heureuse union; mais mettre complètement au « blender » ces 2 styles pour en faire un seul et unique résultat, comme cela m'a complètement conquis! Je connaissais déjà le côté métal en musique classique avec le groupe APOCALYPTICA, qui consiste en 4 violoncellistes, mais ce que font FAR CORNER est au-delà de ça. Tout en étant complexe, le groupe réussit à faire une musique très accrocheuse avec une intensité rarement égalée.  Si vous recherchez quelque chose de différent à écouter, qui demande toutefois une oreille très attentive pour ne pas se perdre dans cette tornade musicale, vous risquez de le trouver ici!

 

PISTES / TRACKS

 

1. Unapproachable (2:18)

2. Fork (3:52)

3. Flim Flam Man (6:45)

4. Myopia (5:06)

5. Past Deeds, Present Treacheries (7:53)

6. The Chickening (3:24)

7. Fireplay (0:37)

8. Laboratory Missteps (3:56)

9. Summit (9:25)

10. SolonEye (2:40)

11. Oracular Intent (6:36)

12. Night of Odds (0:59)

13. Alea Ludere (9:21)

Musiciens / MUSICIANS :

 

- Dan Maske / Keyboards, percussion

- Angela Schmidt / Cello

- William Kopecky / Bass

- Craig Walkner / Drums

With:

- Jerry Loughney / Violin (1, 4, 13)

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