CHRONIQUE / REVIEW

Ross Jennings

A Shadow Of My Future Self

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Releases information

Release date:

November 19, 2021

Format:

CD, Vinyl, Digital

Label:

From:

AMF Music Publishing

Royaume-Uni / UK

Julian Zabelsson - February 2022

6,4

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

Un album qui sort le jour de mon anniversaire ! et de Ross JENNINGS en plus ! Chanteur d’un des piliers du crossover prog actuel : Haken. Probablement un des groupes que j’écoute le plus et dont j’ai poncé la moitié de la discographie jusqu’à la lie (je vous en conjure écoutez « The Mountain »). Ross donc, artiste très prolifique dans l’univers prog, nous arrive ici avec son premier album solo de 14 morceaux, loin des gros breakdowns sur fond de synthé, plus intime, plus pop-rock que métal. État des lieux :

Superbe entrée en matière ici que ce « Better Times » intimiste, il y a du The Beatles ou du Coldplay dans cette guitare et ces harmonies vocales (je pense à des titres comme « Blackbird » ou « Till Kingdom Come »). Changement total de salle pour « The Words We Can’t Unsay » entre des couplets rock funk fusion et des refrains beaucoup plus pop rock, un passage porté par la section cuivre est le highlight de ce morceau polymorphe. « Violet », un des singles de l’album, reprends cette alternance de genres entre des rythmes funk et pop rock dans la veine de ce qu’aurait fait un Mickael Jackson en son temps. « The Apologist » met la batterie de Simon SANDNES à l’honneur dans une ambiance désabusée qui me fait fortement penser aux RHCP (ou aux Arctic Monkeys), on aime se laisser emporter dans cette nuit moite d’été californien.

On se demande à chaque titre de cet album polycéphale quelle ambiance Ross nous a concocté, et la réponse pour « Rocket Science » est (roulement de tambours) : une ballade 80’s entre Journey et The Police, un bon titre « Feel good » qui fait du bien. On enchaine avec le très doux « Catcher in the Rye » sur fond de section à cordes, en revenant sur le territoire des ballades pop rock, les interventions des cuivres en plus. « Since That Day », le titre le plus court de l’album, se place en transition douce entre cette première partie d’album et les titres plus longs de la seconde moitié.

« Young At Heart » prouve dans un premier temps la capacité de Ross à trouver des mélodies accrocheuses, dans cette ballade pop rock saupoudré de piano jazz, on pourra tout de même questionner la pertinence des plus de huit minutes accordées à ce titre qui ne sort jamais vraiment du schéma couplet-refrain, joli solo de piano de Vikram SHANKAR sur la fin cependant. « Feelings » reprends la formule de la ballade pop rock, laissant la place à « Third Degrees », un joli moment acoustique sur fond de violons.

Arrive la pièce de résistance de l’album avec « Phoenix » et ses près de 12 minutes, mêlant au départ les éléments des deux derniers morceaux, la partie médiane évoquera fatalement « Clocks » de Coldplay à quiconque l’a entendu une fois, le passage en chant et clap apporte un peu de fraicheur pour un morceau qui au demeurant justifie mal sa longueur (j’espère que vous aimez le thème « Clocks » vous allez l’entendre pendant de longues minutes). Pour « Grounded », Ross prend le temps de développer une ambiance Lofi berçante et planante qui nous embarque aisément, avec un chouette solo de saxophone (décidément deux fois que j’apprécie l’effet qui d’habitude m’agace). « Year » reste dans cette atmosphère lancinante en dressant une conclusion agréable à cet album qui commençait un peu à s’éterniser. Comme toujours je n’analyse pas la bonus track dont je vous laisse le plaisir de la découverte.

Constat difficile pour le fan absolu de Haken qui écrit ses lignes, mais je n’ai pas été transcendé par l’écoute de cette première excursion solo du lead singer des rois cafards, si la première partie réussie à rester fraiche et solide comme album de pop-rock/acoustique, on tombe assez rapidement dans un second temps dans une forme de redite, avec des morceaux qui prennent le réflexe prog de s’étirer en longueur sans apporter à mon sens suffisamment de grain à moudre à son auditeur (même si Grounded s’en sort mieux de ce point de vue-là). Ross est un artiste très prolifique qui a probablement pêché ici par excès de générosité, en ressort tout de même une production solide et agréable pour une écoute ponctuelle.

PISTES / TRACKS

    1. Better Times (04:09)
    2. Words We Can’t Unsay (05:04)
    3. Violet (05:30)
    4. The Apologist (04:56)
    5. Rocket Science (04:15)
    6. Catcher in the Rye (05:19)
    7. Since That Day (03:25)
    8. Young At Heart (08:14)
    9. Feelings (04:57)
    10. Third Degree (04:35)
    11. Phoenix (11:15)
    12. Grounded (08:03)
    13. Year (04:56)
    14. Be the One [Bonus Track] (03:26)

Ross JENNINGS: Vocals, Guitar
Simen SANDNES: Drums
Nathan NAVARRO: Bass
Vikram SHANKAR: Keyboards, Orchestral Arrangements
Kristian FROSTAD: Lap Steel Guitar
Danielle SASSI: Flute
Stig ESPEN HUNDSNES: Trumpet
Jørgen LUND KARLSEN: Saxophone
Sigurd EVENSEN: Trombone

musiciens / musicians