CHRONIQUE / REVIEW

Liquid Tension Experiment

3

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Releases information

Release date:

April 16, 2021

Format:

CD, Digital, Vinyl

Label:

From:

Inside Out

USA

Alain Massard - May 2021

9,3

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TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

LIQUID TENSION EXPERIMENT est le méga groupe de stars ayant intronisé RUDESS au futur poste de clavier au sein des DREAM THEATER; LTE créé en 1997, du jazz fusion à la rencontre du heavy métal orchestral, de rock et d’improvisations. 22ans et sortie due à une pandémie dévorante de cet opus des 4 bûcherons musiciens, des pointures qui marient plaisir de jouer avec technicité. LTE3 à écouter pour voir si la folie créatrice est toujours présente, si l’improvisation peut être aussi redondante. LTE3 ou comment s’engloutir dans un album piège!

« Hypersonic » rapide, tant pour la guitare, la basse que la batterie; PORTNOY comme au bon vieux temps du DREAM THEATER; titre travaillé mélodique avec un break baroque qui refile sur du métal épique, un ‘Carmina Burana’ accouchant d’un métal prog jazzy haut en couleurs et en volts; un déluge de notes, des synthés qui virevoltent, la basse presque éloignée mais qui donne le tempo, qui le régule, un solo de guitare qui arrache, tiens PETRUCCI décomplexé et meilleur entouré, une longue suite qui n’en finit pas; bon bienvenue avec « Beating the Odds » second single dévoilé en avant-première, un rock boogie, non rock démonstratif, symphonique, cataclysmique; ça part sur du SATRIANI, du ELP pour le synthé surboxé, bref pas de paroles mais des notes au kilo, genre mitrailleuse et son chapelet de balles en 12.7mm et ce magnifique thème mélodique basé autour de la guitare. « Liquid Evolution » poursuit avec de l’impro en vrac, ça démarre sur une basse à la SERRA, air à la GABRIEL- LEVIN, déclinaison monolithique et spleen associé par la guitare torturée crimsonienne, puis c’est juste beau, l’évolution musicale en quelques notes. « The Passage of Time » maintenant sur une pièce lourde, leur première écrite depuis 22 ans; alors que dire lorsque la fusion des instrumentistes se fait presque parfaite; tout est bien placé, un piano qui calme l’ambiance, une guitare haute en couleur qui te donne envie de tirer sur les cordes, ah non là ça va trop vite; bon ça part sur une embuscade sonore où les notes sont assénées à coup de balles traçantes, le synthé revient et arrondit les angles pour une finale grandiloquente à la DREAM THEATER jouissive. Certains n’aimeront pas tant pis pour eux! Pour l’instant le ‘manque’ de voix n’est pas un problème. « Chris & Kevin & Amazing Odyssey » pour un pur moment de bonheur progressiste; contrebasse de LEVIN appuyée par la batterie de PORTNOY et le triptyque de fin de la série ‘Chris & kevin’ et ce clin d’œil à leurs prénoms mal orthographiés; l’intro prog jam, crimsonienne, tourmentée; le morceau que tu mets en boucle pour te conforter que tu ne trouveras pas un titre prog de cet acabit, de la beauté sans nom.

« Rhapsody in Blue » pour LA reprise de l’hymne de GERSHWIN, rythmé, sublimant le morceau avec claviers tonitruants et la guitare, maintenant inscrite sur CD. De l’énergie pure, déstructurée, une beauté kitsch avec une digression bluesy, ça part sur une explosion phonique, jazzy sur un thème usité, le synthé est bien graisseux. 4 mn et la déclinaison spleen-création du monde; ça repart sur un blues trempé, bon petit éclairage sur la guitare fabuleuse mais un peu longue, on sait où l’on va; final mélodique comme au départ, bref, pompeux d’un côté, majestueux de l’autre. « Shades of Hope » pour la pause musicale avec duo de guitares et piano, le titre ballade romantique, spleen, le piano venant tempérer l’ardeur des notes de la guitare de John. « Key to the Imagination » et le final jouissif à la DREAM THEATER. Douceur, agressivité, jazzy; intro qui se cherche quelques instants, du prog puis un air qui te pose avec ta bière, ta limonade, le dernier bourbon de John; bien fait, la guitare, la basse, les claviers du piano aux différents synthés, la batterie bien évidemment; on sait qu’on part sur un bateau croisière où il n’y aura pas de vagues; à 6 minutes ça digresse sur le synthé diabolique; ces musiciens semblent encore plus s’éclater ici; tiens ambiance arabisante-orientale, la guitare tire ses cordes. Petite digression sur les souvenirs progressistes que cela apporte; vous ne vous ennuyez pas, vous avez ce que vous imaginiez d’un titre prog avec la facilité de le jouer vous-mêmes (en rêve), et vous avez la fraîcheur, l’innovation, le côté sublime et grandiloquent de vous avouer que l’on ne peut faire mieux!

Pour ceux qui ont l'album dans sa version bonus, les impros ne sont pas inutiles, extraits de jams réalisés durant l’enregistrement de l’album : « Blink of an Eye » et l’impro en déclinaison; un crescendo mélodique basé sur la guitare accompagnée des autres instruments se renvoyant la pareille. « Solid Resolution Theory » pour un son bluesy, mélodique, une longue suite déstructurante avec une guitare qui n’en finit pas, pour fanas durs des DREAM THEATER. « View from the Mountaintop » avec une déclinaison piano-basse, apparition de nappes de claviers divers accompagnée d’une guitare limpide. « Your Beard Is Good » pour un combat synthé-guitare rythmique, puis zappaien, puis jazzy ça groove même. « Ya Mon » jazzy avec clavier chaud et langoureux, c’est long mais les notes coulent de source.

LTE3 est une très belle surprise, je craignais une redite comme beaucoup de groupes dinosaures récents qui sortent du bon mais pas de l’excellent, genre album glorifié mais pas objectif. Bon, du gros son avec une basse qui ralentit un peu les effluves de notes, des airs taillés pour vous faire vibrer sur vos sièges, sur vos déambulateurs ou sur vos youpalas; LTE a donc sorti ici un jouet musical, un de ceux que vous allez triturer en riant aussi de ceux qui s’amusent à mettre en tiroir : prog, heavy, jazzy, bluesy, métal, musical, OMNI aussi et surtout pour un grand album; arrêtons de chroniquer et relançons le replay.

    1. Hypersonic (8:21)
    2. Beating the Odds (6:08)
    3. Liquid Evolution (3:22)
    4. The Passage of Time (7:32)
    5. Chris & Kevin's Amazing Odyssey (5:04)
    6. Rhapsody in Blue (13:16)
    7. Shades of Hope (4:41)
    8. Key to the Imagination (13:14)
    Total : 61’38’’

    Deluxe Edition Disc 2 (A Night At The Improv )
    1. Blink of an Eye (10:28)
    2. Solid Resolution Theory (10:01)
    3. View from the Mountaintop (5:23)
    4. Your Beard Is Good (14:31)
    5. Ya Mon (15:23)
    Total : 55’46’’

PISTES / TRACKS

musiciens / musicians

Mike Portnoy (Transatlantic, Sons of Apollo): Batterie
John Petrucci (Dream Theater): Guitares
Jordan Rudess (Dream Theater): Claviers
Tony Levin (King Crimson, Peter Gabriel): Basse