CHRONIQUE / REVIEW

red sand

forsaken

Releases information

Release date: April 7, 2019

Format: Digital, CD

Label: Auto-Production / Self-Released

From: Canada

9,1

Alain Massard - May 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

RED SAND est un groupe canadien qui a sorti son premier opus en 2003 et qui est arrivé à mes oreilles en 2004 avec « Gentry »; je l’avais directement estampillé ‘rock néo-prog’ à la MARILLION ! Un très bon groupe dit de seconde zone qui avait lui gardé l’atmosphère du MARILLION période FISH; par la suite, leur son avait évolué pour produire un rock néo-prog un peu plus costaud que leurs parents et donner des ambiances travaillées comme sur la merveilleuse époque de « Misplaced Childhood »! Ce 8e album, calibré d’à peine 45minutes de musique va donc nous donner un aperçu de leur avancée musicale. Pour moi, c’est un honneur de pouvoir chroniquer un groupe qui a participé à me faire tenir le cap douloureux des 2000, mais attention je serai d’autant plus strict sur leur dernier-né. Au niveau musiciens, il est bon de noter que le guitariste Simon Caron se dit fan absolu de MARILLION, mais aussi de PINK FLOYD, de CAMEL, de IQ. Personnellement, je citerai PENDRAGON pour les envolées millimétrées de guitare, ARENA pour les enchaînements des titres, un peu du SHADOWLAND pour le son néo-prog et donc la période MARILLION- FISH.

 

D’entrée, « Forsaken part 1 » lance les festivités avec une intro lancinante avec voix de la NASA, avec un synthé mod 80s et une guitare aérienne et grasse en même temps, le tout agrémenté d ‘une voix off ricanant, lançant de fait « Forsaken part2 » et une ambiance typiquement RED SANDienne avec tout ce qui a fait le bonheur de leurs illustres aînés : des breaks, des crescendos, des solos de guitare et synthés, des ambiances calmes avec batterie douce ,vibrations de guitare et reprises énergiques. La voix accompagne magnifiquement ce morceau. « All the life » enchaîné dénote lui avec une guitare plus rythmée, plus rock et une voix plus imposante, plus en avant; cependant rapidement un break au piano et des chœurs ramènent le titre vers ARENA et par la voix et par un solo plus percutant. Le son est plus actuel, un peu ce que ses prédécesseurs ont aussi compris à l’orée des années 2010 en donnant plus de relief, plus d’énergie, plus d’éloquence à leur musique. « Hello to the last Goodbye » toujours enchaîné arrive avec un rythme encore plus fort, une voix plus agressive pour un titre tout en puissance; à noter les claviers eux en retrait mais toujours présents soit sous forme dynamique soit sous forme d’ambiance plus sereine; à ce moment, il devient évident que les groupes cités ne forment qu’une belle orientation, un aperçu du genre musical décrit; les titres ont chacun leur singularité propre : on peut imaginer ou reconnaître un air desdits groupes mais avec le son RED SAND; on peut prêter l’oreille pour rechercher dans quel album tel air peut ressembler, tel rythme peut faire penser…comme vers les 7 minutes avec ce break à la « Misplaced Childhood » en plein milieu de l’album amenant une ambiance feutrée pour permettre au solo de guitare suivant d’être encore mieux ressenti. Le son de RED SAND montre sa singularité et sa particularité, on n’est pas pris à replonger dans le néo-prog des 80s, on est dans l’évolution logique de ce que MARILLION aurait pu faire en 2019 s’il avait continué dans sa formation originelle; un conglomérat bien orchestré entre les divers instruments et la voix, un air où chaque instrument est encore mis en valeur tout au long de chaque titre, n’attendant pas son instant solo! Pour cette raison, RED SAND vaut le détour et peut aussi fermer le débat des pros FISH-HOGARTH, à savoir qu’il n’y a pas de meilleur MARILLION mais tout simplement un héritage musical en la personne de RED SAND. « Afraid of Tears » termine l’album avec un titre hymne puissant, aérien et limite mélancolique, un titre centré sur un solo de guitare revenant sous différentes formes; c’est beau, long, époustouflant, c’est onirique, symphonique, c’est limite méditatif, contemplatif jusqu’à la reprise de la voix et du synthé tenu ici en l’occurrence par Stéphane Desbiens du groupe D-PROJECT dont j’ai eu l’honneur de chroniquer leur dernier opus. A ce moment, les similarités se sont envolées, le néo-prog a repris ses lettres de noblesse avec tout ce qui a fait que le rock progressif, progressiste peut apporter encore. En fait, cet album est à consommer sans modération coincé entre ses enceintes juste les oreilles bien ouvertes.

 

Ce CD est donc court, il comporte des titres qui s’enchaînent et qui rendent l’écoute encore plus facile, encore plus intimiste nous faisant rentrer avec les différentes notes dans un univers musical rempli de photos, de souvenirs que chacun pourra se fabriquer lui-même. Ce CD donne des vibrations, des lettres de noblesse au mouvement de base qui est celui de ce site : pas de post, pas de métal, pas d’alternatif, pas de revival, pas de fusion, pas de math, juste de la substantifique moelle progressive. Alors oui, on pourra dire que c’est très ressemblant à que ça reprend souvent les mêmes circonvolutions, que l’idée directrice se devine assez rapidement. Oui, mais le rock néo-progressif à la RED SAND est aussi unique de nos jours.

 

PISTES / TRACKS

 

1. Forsaken Part 1 (01 :48)

2. Forsaken Part 2 (12 :37)

3. All the Life (08 :22)

4. Hello to the Last Goodbye (13 :04)

5. Afraid of Tears (08 :48)

Musiciens / MUSICIANS :

 

André Godbout: Basse
Luc Colletta: Batterie
Pennsylia Caron: Claviers, Piano
Simon Caron: Guitare, claviers
Steff Dorval: Chant

Stéphane Desbiens : Claviers (sur 5)

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