PROFIL RAPIDE / QUICK PROFIL

Nine Skies

Live at Prog En Beauce

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8,3

Releases information

Release date: 

From: 

Alain Massard - May 2021

May 19, 2021

France / UK

NINE SKIES est le groupe français basé outre atlantique à suivre en ces derniers temps car sortant leur 1er opus en 2017. NINE SKIES qui est boosté par des célébrités musicales invités, c’est aussi remarquable et à signaler. Un live pour montrer leurs influences rock, pop, jazzy et progressives, pour montrer que le prog n’est toujours pas mort, revisitant ici des pans des 70’s aux 90’s sans concession; un prog subtil, aérien, tonique et torturé par instants avec des superbes solos, synthés et guitares comprises, un live en ces temps de pandémie pour se replonger dans l’ambiance, allons-y!

« Burn my Brain » du dernier album pour donner l’ambiance avec un titre pêchu, avec claviers monolithiques et guitares virevoltantes du mentor Eric, la batterie de Fab mettant plus d’énergie qu’en studio et magnifiant les changements de tempo; la voix particulière d’Aliénor à dompter. « Return Home » sur cette sensation du break de ‘Capt’aine Coeur de Miel’ avec intro piano d’Alexandre et guitare méditative, ce titre vaut par les breaks musicaux jonglant sur les pistes de GENESIS; titre mélodique joyeux, mélodique avec du ARENA par instants, qui imprime le son du groupe en fait.

« Eric’s Speech » présentant leur première scène et enchaînant sur « Season of Greed » intimiste, avec guitare acoustique pour la ballade prog, morceau où le chant coule le mieux avec le registre musical; la guitare finale donne notion que le manche est bien tenu, surtout pour un 1er live. « Catharsis » pour le seul instrumental, titre que je préfère, les arpèges de guitare emmenant très loin avec le clavier d’Anne Claire; intimité dubitative, spleen romantique onirique, jouissance musicale en quelques notes, la guitare wistful faisant fondre, trop court selon moi. « Sweetheart Grips » pour le morceau du live avec la voix d’Aliénor bien à sa place ici se moulant dans l’ambiance progressive, atmosphérique; la partie instrumentale emmène sur une puissante transe avec tambours intenses, lignes de guitare sombre, synthés gémissants, partant sur les impros dirigés du KING CRIMSON; digression acoustique puis retour à l’air central, un morceau typiquement prog qui montre que ça existe encore.

« Eric’s Speech #2 and band presentation » tout est dit et « Soldiers of Shame » pour la plus belle intro onirique suivie de l’installation des claviers, des guitares; tout est beau, la voix incisive malheureusement en décalage, oui c’est mon grand regret. Le break avec les envolées de guitares jouissives est juste divin, le piano électrique final augmentant la note progressive. « Fields of Perdition » nerveux, agressif, alternance de parties chantées très hautes, trop hautes, syncopées, hachées! Le, les solos de guitare viennent calmer un peu le jeu et me laissent perplexe quant à l’association texte-musique.

Version live ici avec des extraits de certains titres dinos bien entendu, YES, GENESIS et autres, Alexandre montrant qu’il peut exceller en acoustique. « A Way Back (Return Home part2) » pour le titre mélodique avec le piano acoustique, travaillé, l’un de ceux qui m’avaient fait porter l’oreille sur eux, maîtrise des instruments; la voix parlée à la PATTI SMITH étant plus accessible et se rapprochant de ce qui se fait de mieux avec HOGARTH et ses compères de MARILLION pour magnifier les breaks musicaux, ça s’est dit, oui il y a dans ce groupe de réelles potentialités musicales qu’il faut bien retenir et ne pas gâcher.

NINE SKIES propose ce live brut pour se faire découvrir, en attendant aussi la sortie de leur dernier-né acoustique « 5.20 » au début du mois de juin (ah pandémie quand tu nous tiens!). Musique engageante amenant des vibrations progressives évidentes, des breaks sophistiqués. NINE SKIES c’est Eric Bouillette, Alexandre Lamia, Anne Claire Rallo, Aliénor Favier, David Darnaud, Bernard Hery et Fab Galia.