PROFIL RAPIDE / QUICK PROFIL

Mars Project

Last Passenger

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8,9

Releases information

Release date: 

From: 

Alain Massard - December 2020

October 20, 2020

Pologne / Poland

MARS PROJECT, c’est Marek Sikora aux guitares, claviers, samples et boucles; toujours à naviguer entre les TANGERINE DREAM, VANGELIS et autres productions synthétiques d’une part et auprès de Mike OLDFIELD pour le travail des guitares et autres sonorités plus tribales. Deux ans et demi de grossesse pour sortir son 3e bébé sur une trame toujours intimiste et méditative; des titres assez similaires pour donner une ambiance mélancolique, intuitive, introspective et d’envolée de notes. Pour être plus dans l’air du temps du son new age remodelé avec des notes orientales. Hop, c’est parti.

« No one sees » entame avec un air manouche, jazzy, world, loin des modes. Un air à la APSARAS pour la pureté des percussions aussi; voix, guitare acoustique, cor, tout y est pour mettre l’ambiance. « Don’t panic », touches jazzy avec percussions, son grec avec bouzouki, trompette spleen, titre pour musique de film. « Sadness » sons mythiques archaïques, ethniques, chants de monastère, vibrations sourdes, mélodie intimiste créative et plaintive; un titre magnifique à écouter dans les lueurs du soleil couchant.

« Dream ot the recent » sur du Hang, ici l’air de base se construit sur une sonorité sourde, douce, métallique et apaisante le tout secondé par une voix féminine, une sirène venant de l’espace, un break part sur des sons que TANGERINE DREAM pourrait composer, une guitare garde l’esprit du riff et le burine dans votre tête. « infinity » avec une place donnée aux sons électroniques et une trompette réverbère envoûtante, air un peu répétitif. « Love » pour un titre de musique de film, ambiant, arabisant, introspectif, introduction de basse nerveuse à mi-parcours et de cette trompette digitale favorisant le spleen ou le recueillement.

« All the beauty of the world » sur une bande son du Grand Bleu, encore la part belle à la guitare acoustique limite andalouse, la trompette en sourdine. « Paradise » sur une comptine intimiste agrémentée d’un son flamenco, titre presque gai avec racloir pour le rythme et accordéon. « Last passenger » clôt l’album par une recherche musicale basée sur les sons de science-fiction, ou de film avec des sonorités de Max RICHTER; petit détour par des sonorités orientales du Soleil Levant encore rappelant le magnifique « China » de VANGELIS, la seconde partie est à nouveau plus intimiste.

"Last Passenger" garde le même esprit que ses prédécesseurs tout en donnant à chaque titre une vie plus longue, ce qui imprime plus de force et d’invitation à voyager; les diverses guitares acoustiques planantes sont ici en première ligne, des voix amènent le caractère folklorique, des instrumentations sur des notes orientales amplifient le côté traditionnel et intimiste. Un album instrumental qui permet de se plonger dans cet univers onirique. MARS PROJECT vient ici de réaliser un album magnifiant les images de bande originale de film amenant à la sérénité et au recueillement. Un très bon moment pour se détendre musicalement des turpitudes sonores du monde actuel. Malgré un côté lancinant répétitif, c’est du vraiment très bon qui vaut son pesant d’or selon moi.