PROFIL RAPIDE / QUICK PROFIL

Mahogany Frog

In The Electric Universe

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8,1

Releases information

Release date: 

From: 

Mario Champagne - August 2021

March 16, 2021

Canada

Tout le monde sait qu’à Winnipeg les nuits sont longues, et cela fait justement l’affaire de la formation « Mahogany Frog », un groupe de rock électronique instrumental issu de cette ville car cela leur donne amplement de temps pour peaufiner leur étrange musique électro psychédélique. Le groupe est composé de quatre hommes-orchestres, dont Graham EPP (guitare/claviers/électronique/trompette), Jesse WARKENTIN (guitare/claviers/électronique), Scott ELLENBERGER (basse/claviers/électronique/trompette) et Andy RUDOLPH (batterie/claviers/électronique). « In The Electric Universe » est le septième album studio de cette formation, fruit de six longues années de travail. L’album ne comprend pourtant que 6 titres, mais attention, il y en a deux de 14 et 17 minutes !

L’ensemble se montre plutôt éclectique, usant de lentes montées progressives, alignant des répétitions rythmiques tout en appliquant des couches multiples d’instrumentation variées afin d’instaurer une densité sonore intense, saturant le tout avec de la distorsion, et qui par moment, rendrait très certainement tout individu complètement fou sur un plancher de danse. Le titre phare de cet album, « Psychic Police Force » en est un bel exemple, avec une attitude punk rock à fond la caisse, sans aucun temps mort, mais qui aurait mérité un peu plus d’effort au niveau production pour un meilleur rendu. Autre titre intéressant, « Theme from P.D. », qui dans son ouverture sonne comme un croisement de Robert WYATT (Rock Bottom) et JON & VANGELIS, mais par la suite, ressemble à ce que fait le toulousain de M’Z, incluant l’ajout de bruits, de beaucoup de gazous sur des fréquences inusitées et des rythmes très électro « dance ». « Floral Flotilla » plaira assurément aux fans de M’Z, avec sa construction cinématique, ses ondes cristallines et ses vagues de réverbérations.

Le reste de l’album reste dans la même veine, parfois déroutant, toujours surprenant au niveau de sa recherche sonore très audacieuse. Je pense ici au fascinant mur du son de « CUbe1 », à l’intro planante de « ((Sundog)) », aux puissants passages pompeux d’«Octavio» qui donnent des ambiances mélodiques certes, mais aussi chaotiques, ce qui nécessitera parfois une certaine ouverture d’esprit pour apprécier. Personnellement, j’ai trouvé cela très intéressant pour la somme des bonnes idées, pour la diversité des ambiances, et parce qu’il y a un travail monstre derrière ce son du futur. Bonne découverte!