PROFIL RAPIDE / QUICK PROFIL

Globox

One For The Decade

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5,7

Releases information

Release date: 

From: 

Mario Champagne - June 2021

April 30, 2021

Norvège / Norway

Le duo de « noise » rock progressif Globox, composé de Gaute FALCH (Drums & Sampling) et Brage PEDERSEN (Vocals & Guitar) a lancé en avril dernier son premier album (on peut parler de EP avec ses 27 minutes) en format digital sous le nouveau label « Stubborn Music » et qui est disponible sur la plupart des plateformes de streaming. Le plus étonnant est que cette formation fête ses dix ans. Dix années dédiées principalement à des performances « live » en Scandinavie. On peut donc alors parler d’une très longue gestation pour ce premier enregistrement.

Le « noise rock » est considéré comme une excroissance expérimentale du « punk rock », mélangeant l'attitude punk, des bruits et la musique industrielle, ayant pour but de produire une musique au style avant-gardiste. Comme ce duo semble se ficher des conventions, il tente ainsi de créer son propre univers musical dans un style assez particulier qui plaira aux amateurs d’éclectisme et de bizarreries, mais qui probablement laissera plusieurs personnes indifférentes car trop étrange et chaotique.

Déjà, le rythme du chant monotone n’est pas très vendeur mais en avant-garde, il faut bien se donner un style! L’entrée en matière d’« Happy », minimaliste assemblage de notes de claviers et de sampling de bruits, suivi de passes de synthés grinçantes qui semble sortir du catalogue de « SUUNS » (une influence que l’on retrouvera sur d’autres titres), pour prendre une tournure lourde, donnent un assemblage de rythmes cassés au sein d’une performance rugueuse et énergique. « Teeth Tied To The Door » est dans le même style quoique plus dynamique et présentant un son plus sale. « Schulnik », pas mal, quoique courte se montre plus intéressante car elle tient une mélodie et un bon crescendo. « Fancy Pharao Lamp », en une minute pourrait vous faire détester cet album, c’est de la performance ! Dans « Sverme Vrak », le type chante comme un robot, sans vie, mais celle-ci se retrouve heureusement dans les petits oiseaux en arrière-plan. « Primitive Swag » pourrait plaire aux amateurs de « O.M.D. » avec ses deux minutes instrumentales.

Bon, personnellement, les sons programmés, je trouve cela trop synthétique, cela manque d’organique. Désolé, cela m’a laissé de marbre, mais peut-être que leur tentative de création d’un son du futur pourra atteindre l’une de vos fibres, et débouchera dans des albums subséquents à quelque chose de plus digeste. Bonne écoute !