
CHRONIQUE / REVIEW
Blossom Cult
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Releases information
Release date:
April 14, 2026
Format:
Digital, CD
Label:
From:
Self Released
Allemagne / Germany
Alain Massard - May 2026
8,6
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BLOSSOM CULT créé en 2020, date de la pandémie; pas de quoi être bloqué en sortant ce 3e opus, 1er album accrocheur basé sur le vocal enivrant. De l’alternative prog à relents métalliques accrocheurs, du riff, de la dynamique et des textes parlant de thèmes sur la désorientation, la quête d'appartenance. Des invités tels Leo Margarit du PAIN OF SALVATION et Andreas Kübler d’AUDIOGAZER m’avaient orienté pour en parler. Un album conceptuel à touches atmosphériques tourbillonnant sur un rock progressiste contemporain flirtant sur des réminiscences variées.
« Red Pill (I) » entame symphonico-électro-olympienne à voix-off dans la langue de Goethe. « Wake Up » déboule, riff heavy, double pédale et solo piano évanescent; refrain velouté sur un growl teigneux, fleurant bon le métal prog moderne avec cet air saccadé et son final opéra, sa guitare chaleureuse : beau départ. « Death To The Gatekeepers » pour le morceau court, rythmé, intense, association d’un riff speed et d’une voix fondante, mélange détonnant où le piano rappelle de loin SAVATAGE. « Open Arms » avec l’entrée typée, rock puissant osant la dérivation symphonique, amenant la goutte de sang prog dans le menu avec ces instruments à cordes. « Paint The Sky » suit, acoustique guitare pour la comptine ballade rock 80s, alliance nervosité et douceur pour le final rappé... rattrapé par l’orchestration classique à trompettes. « Black Pill (II) » pour l’interlude ambiant, vocal planant teutonique qui dénote, rappelant un épisode des X-Men. « No More Heroes » continue, même rythme, même veine, même entrain avec la base mitrailleuse sur un vocal surfant cri et douceur le tout sur un lit de claviers. « Hail To The I » arrive, étonne de par son air arabisant spatial djent déjanté. Un son martial, le vocal haché pour la lourdeur digne des ROGUE MALE alors que le refrain passe en mode pop rock FM fleurant 30’’ TO MARS.
« Traitor » et sa basse électro, rythme syncopé binaire développant le morceau guimauve opéra genre ‘Phantom of the Paradise’ à renfort de trompettes échantillonnées. L’air bute sur les ballades des DREAM THEATER où l’instrumentation représente le fer de lance musical. Un fondu rappé avec le piano de bar qui passe très bien. « Moon » suit avec ce piano solennel, la voix en balade slow du temps où l’on en faisait encore. Doux, délicat, prenant. « White Pill (III) » comme dernier interlude brisant l’élan des titres d’avant et d’après avec ce phrasé teutonique. « End Of The Line » avec les invités Léo et Andreas, titre boosté par la voix haute, aérienne. Le plus l’orchestration mélangeant néo-classique et claviers envahissants, Andreas montrant son talent vocal sur ce mode pop love song. « Further » en bis repetita avec le clavier prégnant et le son mainstream, s4éloignant de l’esprit prog. Un air entrecoupé compulsif et le solo guitare très rare jusqu’à présent vient remettre du baume prog au cœur. « Waltz Of The Beyond » au beat électro abyssal, l’air pop fleurant les STRANGLERS au titre célèbre. Un titre presque ska étonnant en mode folk épique à se prendre par les épaules pour danser sur les bancs jusqu’au bout de la nuit. La fin se précise, un second magnifique solo guitare gicle d’un coup. La dérive burlesque se confirme sur cette valse revisitée à l’esprit concept progressiste. Le final orchestral dresse les poils avant « Home » comme générique cinématique, la voix haute sur la guitare cristalline égrenant quelques notes enfantines pour nous bercer une dernière fois, Janos montrant qu’il est bien touche à tout.
BLOSSOM CULT joue du prog moderne, de l’alternative métal prog rock crossover. De l’énergie dégageant de l’émotion, des refrains rapidement assimilables, du riff, des breaks puissants, une voix à part qui guide l’album au gré des morceaux. Un son complexe, varié, trois interludes pour reprendre haleine et passer du métal à la pop alternative déjantée, réfléchie; un album qui demande moult écoutes pour en ressortir la folie progressiste. Des croisements de sons entre métal, pop et opéra rock imprimant une diversité musicale moderne laissant aussi des regrets avec cette sensation de fouillis musical.
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PISTES / TRACKS
- 01. Red Pill (I) ( 0:51)
02. Wake Up (4:31)
03. Death To The Gatekeepers (2:55)
04. Open Arms (3:58)
05. Paint The Sky (3:28)
06. Black Pill (II) (1:03)
07. No More Heroes (4:44)
08. Hail To The I (3:52)
09. Traitor (5:01)
10. Moon (3:38)
11. White Pill (III) (1:13)
12. End Of The Line (4:46)
13. Further (5:27)
14. Waltz Of The Beyond (4:46)
15. Home (2:12)
Total : 52’25’’
musiciens / musicians
Janos Romualdo Krusenbaum: Vocals, Guitars, Keyboards
Max Trockenberg: Guitars, Backing Vocals
Elias Bauer: Keyboards, Backing Vocals
Maurice Hoch: Bass
Peter Robers: Drums
Guests:
Leo Margarit, Andreas Kübler, Peter Voronov, Zach Ansley



