CHRONIQUE / REVIEW

nektar

the other side

Releases information

Release date: Janvier 24, 2020

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Esoteric Antenna

From: Royaume-Uni / UK

8,6

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Alain Massard - February 2020

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

NEKTAR est un très vieux groupe de rock progressif, ayant surtout oeuvré dans le psyché-rock depuis 1969. C’est un groupe anglais qui s’est fondé en la ville de Hambourg et qui délivrait du bon gros hard rock avec pas mal de synthés, ce qui leur donnait un genre psyché au même titre que les premiers PINK FLOYD, HAWKWIND et URIAH HEEP ou DEEP PURPLE pouvaient s’en être influencés quelque part; comme aussi un peu CAMEL ou CARAVAN. Il ne reste plus aujourd’hui que Derek MOORE et Ron HOWDEN du groupe d’origine et ils ont repris le nom du groupe en 2018, tournant jusqu’alors avec d’autres musiciens de 2000 à 2016. C’est ainsi leur 15e album qui sort en ce début d’année. Personnellement, je n’ai qu’un album d’eux, le très réussi « Remember The Future » sur un versant prog mélodique et un peu pop fruitée. Sortie en deux temps, fin 2019 et début 2020, on s’y perd un peu, mais le titre de l’album renseigne bien sur les aléas de la vie et le passage de l’autre côté de certains de leurs membres.

 

« I’m On Fire » débute l’album par un titre rock métal un peu blues métal, écrit et chanté par Mo Moore pour son épouse en 1978, un titre aux sonorités anciennes il est vrai mais avec des circonvolutions instrumentales intenses après la phase chantée; déclinaisons variées pour donner le rythme un peu AOR comme sur les premiers KANSAS ou BOSTON bien plus jeunes qu’eux pourtant; le son fait un peu daté, vintage sans le faire exprès. « Skywriter » enchaîne avec un titre où les baguettes de Ron donnent le la, la rythmique avant que la voix chaude de Ryche ne laisse la magie opérée; air doux presque bon pour un slow, le refrain entraînant part ensuite sur une séquence instrumentale où le synthé rend la pareille à la guitare avec le rythme soutenu des deux basses; il y a de l’orgue Hammond comme au temps de PROCOL HARUM, il y a surtout une bonne digression de virtuoses malgré l’âge. « Love Is / The Other Side » arrive avec la pièce maîtresse de l’album sur une sonorité qu’ALAN PARSONS PROJECT n’aurait pas renié; c’est beau mais c’est aussi très convenu au début avec peu d’accroches progressives en fait et il faudra attendre les 8’40’’ pour assister au décollage de notes. En tout cas la magie musicale et instrumentale opère entre Ryche, Kendall et Ron comme sur ce magnifique arpège de piano vers les 11’ qui amènera un non moins bouleversant solo de guitare dans les bas-fonds blues et symphoniques, un peu à la GARY MOORE. Ici beaucoup de la rythmique et des circonvolutions me font penser au grand CARAVAN, tout simplement. « Drifting » déboule à la suite avec intro pompeuse, synthé, batterie éclairée, tout est limpide, la voix bien mise en avant accentuant encore l’effet symphonique; ici le psychédélique est à son firmament et c’est assurément un des meilleurs morceaux de l’album, les soli de guitare y étant pour quelque chose avec cette réverbération à la limite de la distorsion. Attention ce titre peut vous faire partir en transe spatiale, mon meilleur titre.

 

« Devil’s Door » entame le titre suivant avec un air doux avec intro guitare symphonique et acoustique saupoudré de notes cool (oui c’est un peu bizarre comme définition, on dirait un plat à manger!); la suite part sur une rythmique rock bien ancrée dans les 70’s avec jeu d’orgue et voix enrouée, chaleureuse un peu à la Joe COCKER en plus doux. Il faut dire qu’une partie de guitare provient carrément du jeu de feu Roye ALBRIGHTON, titre joué en 1974 mais jamais enregistré sur un CD. La guitare virevoltante donne un bon moment de rock pur ici sans véritable tiroir ou break progressif, à la façon d’un Gary MOORE dans ses moments balades romantiques; du blues psychédélique en fait. « The Light Beyond » arrive pour la pièce la plus courte et ma 2e préférée, un solo de synthé de Scott dans la lignée au début de ce que VANGELIS pouvait sortir comme sur « Antarctica » et sa séquence répétitive; un morceau spatial atmosphérique éthéré qui passera comme introduction lors de leurs futurs spectacles en live. « Look Through Me » pour une chanson acoustique de Ryche, un peu poussive et passe partout malgré l’ajout du synthé à mi-parcours. Heureusement, « Y Can’t I Be More Like U 2020 » vient clore l’album avec un titre à nouveau plus pêchu, intro de guitare sèche au départ, puis chanson chaleureuse avec sa touche presque Canterbury plus que psychédélique; les musiciens s’y donnent sans compter et on sent leur plaisir de jouer ensemble. 

 

« The Other Side » est plus une série de délires jams à mon sens dans la lignée psyché-canterbury avec le souhait évident de se faire plaisir après une longue traversée du désert, si l’on se rappelle que nombre de titres ont été composé durant le début des 70’s. Les NEKTAR comme beaucoup de groupes des années 80 ou 70 sortent de leur retraite, de leur léthargie pour se prouver qu’ils sont de bons musiciens. NEKTAR est tout ça en même temps, ils ont juste pris de l’âge, leur son s’en ressent, leurs fans seront comblés de les retrouver là ils les avaient laissé quelque années auparavant.

 

PISTES / TRACKS

 

1. I'm on Fire (8:30)
2. SkyWriter (7:50)
3. Love Is / The Other Side (17:55)
4. Drifting (9:09)
5. Devil's Door (8:09)
6. The Light Beyond (2:49)
7. Look Through Me (4:59)
8. Y Can't I B More Like U (6:31)

Total : 65’52’’

Musiciens / MUSICIANS :

 

Randy Dembo: Bass, bass pedals, 12-string guitar

Ryche Chlanda : Guitars, vocals, lyrics

Kendall Scott : Keyboards, synths

Derek “Mo” Moore : Bass, vocals, lyrics

Ron Howden : Drums, vocals

Mick Brockett : Visual conceptions, lyrics

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