CHRONIQUE / REVIEW

the neal morse band

the great adventure

Releases information

Release date: January 25, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Radiant Records

From: USA

9,4

Serge Marcoux - January 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Que la grande aventure commence… C’est ainsi que se terminait l’album précédent du NEAL MORSE BAND, l’épique et fantastique « The Similitude of a Dream ». Une phrase prophétique serait-on tenté de dire!  Le début d’une grande aventure, c’est aussi l’impression que donne le premier des quatre chapitres, un départ canon, du nouveau double album du groupe intitulé, bien sûr, « The Great Adventure ». Comment succéder à un album qui a suscité un réel engouement pour une multitude d’amateurs de musique dont votre humble serviteur?  Un album qui avait été marqué par l’esprit d’un groupe soudé, de mélodies finement ciselées et de chansons franchement réussies. MORSE souligne que le groupe pensait réellement produire un album très différent du résultat actuel.  Le bassiste, RANDY GEORGE, ajoute qu’il faut suivre son cœur et laisser la musique suivre son cours.  Ce que le groupe a fait de toute évidence. Avec son humour habituel, MIKE PORTNOY mentionne que la meilleure façon de suivre un double album concept épique est … de faire un nouvel album double concept épique. Alors que ce talentueux quintet a l’habitude de procéder à l’enregistrement d’un album en 7 jours, ce ne sont pas moins de 21 jours qui ont servi de base au résultat final.  Après beaucoup de travail et de décisions difficiles, bien plus de deux heures de musique ont été ramenées à une heure quarante-cinq.  Un processus qui rappelle à MORSE celui utilisé pour « Sola Scriptura » ou « Snow ».  C’est le pèlerin que l’on a suivi dans l’album précédent, John Bunyan, qui a inspiré la trame de « The Great Adventure ».  On suit donc les tribulations du fils abandonné du pèlerin avec tout ce que cela peut impliquer de sentiments transposés en musique. Comme d’habitude, nous retrouvons cet heureux amalgame de rock, de métal, de pur prog, d’éléments classiques et de jazz. Le tout est servi par des mélodies qui restent en tête, qui font taper du pied et toujours cette guitare d’ÉRIC GILETTTE qui donne envie de le doubler avec notre « air guitare ». RANDY GEORGE ajoute que « The Great Adventure » est similaire dans sa forme et son concept au précédent mais que le ton est plus dur et plus profond. Et MORSE d’ajouter que le groupe ne cesse de l’épater et que ce nouvel épique le satisfait pleinement jusqu’à lui arracher des larmes.

 

 Si vous voyez des similitudes avec l’album précédent, vous ne rêvez pas. D’ailleurs, la dernière section du premier chapitre le dit bien « The Dream Isn’t Over ».  Ces similitudes vont, notamment, de la présentation de la pochette, à l’ingénieur de son, RICH MOUSER en passant par les pièces attribuées à l’ensemble des musiciens, sauf pour les paroles qui sont de MORSE.  À ce sujet, je sais que plusieurs amateurs de prog peuvent être rébarbatifs aux propos de NEAL.  Mais voilà, une ressemblance supplémentaire entre les albums est aussi au niveau de l’écriture.  En effet, « The Great Adventure » est une histoire et non un sermon.  Ce qui veut dire que l’approche lexicale se situe dans les territoires de « Similitude of a Dream » et non dans ceux plus directement religieux de « Testimony ». À ce titre, les messages d’amour et de foi sont si bien intégrés dans l’histoire et la musique qu’Ils ne devraient point déranger ceux qui apprécient moins cet aspect. On trouve beaucoup de références similaires dans les parcours du père et du fils.  Le fameux bourbier du précédent, « Slough », revient dans « Venture in Black », la ville de tous les dangers de « City of Destruction » se retrouve dans « Welcome To The World » pour ne donner que ces exemples.  D’ailleurs cette pièce est dotée d’une mélodie mémorable assaisonnée d’un passage puissant et métallique à souhait.  Ce n’est pas la seule chanson hautement mélodique.  On peut facilement citer « I Got To Run », « The Great Adventure », « Hey Ho Let’s Go », « Vanity Fair » ou « The Love That Never Dies ». Chacun des deux disques représente un des actes de l’histoire qui sont eux-mêmes divisés en chapitre.  Ces chapitres sont divisés en sections, ce qui permet de suivre les tribulations et la recherche de sens à la vie et d’amour du fils.  Cependant, les enchaînements des pièces, ou des sections si vous voulez, font en sorte que les chapitres sont bel et bien des suites. Pour vous donner une idée, pensez à ce que MORSE avait fait sur « Sola Scriptura » ou « One » par exemple.

 

 Depuis 2004, MORSE travaille avec MIKE PORTNOY et RANDY GEORGE sur une base régulière.  En 2012, c’est BILL HUBAUER qui se joint à NEAL pour les tournées de spectacles.  Finalement en 2015, ERIC GILETTE rejoint le groupe et le NEAL MORSE BAND est alors complet.  Depuis, le groupe a donné de très nombreux spectacles et en est maintenant à son troisième album.  Cela s’entend. Chaque musicien tire son épingle du jeu et contribue grandement aux qualités musicales de « The Great Adventure ».  SPOCK’S BEARD avait révélé les qualités de musicien, de chanteur et de mélodiste de NEAL MORSE. DREAM THEATER avait fait connaître la puissance et la précision de MIKE PORNOY sur un kit de batterie.  Ce talent, il le partage avec MORSE depuis « Testimony ».  Quoique RANDY GEORGE fasse partie du groupe AJALON et ait collaboré avec de nombreux musiciens et signé deux albums solos, c’est surtout son travail avec le groupe qui l’a fait connaître.  Il est à la hauteur de la situation, croyez-moi.  C’est aussi sa présence dans le groupe qui a permis de découvrir le talent de BILL HUBAUER et ce, même s’il est un membre fondateur du groupe TEN POINT TEN. Quant au petit nouveau, ERIC GILETTE, son jeu de guitare, tant sur scène que sur disque, est passé d’une une révélation à un atout de premier plan pour le groupe.  Il peut vous asséner des riffs métalliques pour les passages les plus rock tout autant que ciseler des notes belles et précises pour les passages les plus subtils.  Sa voix est aussi devenue un élément très important du son du groupe.  D’ailleurs, il faut souligner que tous participent aux voix sur le disque et celles-ci sont une des forces tant elles parviennent à faire sentir les émotions transmises par les paroles et l’histoire.

 

 Chaque pièce mériterait un découpage et une analyse pointue pour mettre en valeur toutes les idées, les solos, les riffs et la variété musicale qui nous sont offerts. Pourtant, une fois que la grandiose finale, « The Love That Never Dies » portée par la voix de GILETTE, se termine, force est de reconnaître que le tout l’emporte sur les parties.  J’avais d’ailleurs eu une réaction similaire avec « The Similitude of a Dream ». Voici donc un album incontournable pour les amateurs du groupe et plus encore pour ceux de l’album précédent.  C’est aussi un formidable témoignage que l’année 2019 commence avec force dans le monde de la musique progressive pour tous les amateurs. À mon avis, nous avons déjà entre les mains une des grandes réalisations de l’année.  Il va sans dire que les similitudes entre les deux albums doubles épiques font en sorte que l’effet de surprise de 2016 n’est pas au rendez-vous.  Cependant, chaque écoute est une si belle aventure sur les routes de la musique que c’est un réel plaisir de se laisser guider par cinq musiciens inspirés au somment de leur art.

 

PISTES / TRACKS

 

Act I:

Chapter 1 (12:50)

1. Overture 

2. The Dream Isn’t Over

 

Chapter 2 (23:48)

3. Welcome To The World 

4. A Momentary Change

5. Dark Melody

6. I Got To Run

7. To The River

 

Chapter 3 (17:59)

8.   The Great Adventure

9.   Venture In Black

10. Hey Ho Let’s Go

11. Beyond The Borders

 

Act II:

Chapter 4 (18:13)

1. Overture 2

2. Long Ago

3. The Dream Continues 

4. Fighting With Destiny 

5. Vanity Fair

 

Chapter 5 (30:57)

6.   Welcome To The World 2

7.   The Element Of Fear

8.   Child Of Wonder

9.   The Great Despair 

10. Freedom Calling

11. A Love That Never Dies

Musiciens / MUSICIANS :

 

Neal Morse - Keyboards, guitars and vocals

Eric Gillette – Guitars and vocals

Bill Hubauer – Organ, piano, synthesizer and vocals

Randy George – Bass, bass pedals and vocals

Mike Portnoy – Drums and vocals

 

Additional musicians:

 

Chris Carmichael – Strings

Amy Pippin, Debbie Bresee, April Zachary, and Julie Harrison - Background vocals on A Love That Never Dies

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