marillion weekend

Chronique de concert / concert review

salle L'olympia, Montreal - 17 to 19 mai 2019

Par/by:  Patrick Cossette

Photos:   LukeTH Photography

Français & English

Version Française

 

Premièrement, un immense merci à Luke de LukeTH Photography pour ta générosité à nous laisser utiliser tes photos, c'est fort apprécié !

Du 17 au 19 mai dernier avait lieu le “Weekend Marillion” à Montréal. C’était la cinquième fois que cet événement avait lieu; j’y étais, et c’était ma première expérience. Et c’en fut toute une!

Trois shows différents en trois soirs.

54 chansons, et pas deux fois la même.

Plusieurs chansons rarement jouées en spectacle.

 

Mais ce weekend, c’est plus que des spectacles. C’est un rassemblement de fans. Des fans qui provenaient de 28 pays ! C’est la chance de peut-être rencontrer les membres du groupe, comme ça par hasard dans un bar, ou après un des spectacles.

 

Côté musique, la performance du vendredi soir commence en lion, avec en ouverture la première pièce tirée du premier album avec Hogarth (H) comme chanteur: The King of Sunset Town de l’album Seasons End. Suivent un B-side et quelques autres pièces de cet album. Sur The Uninvited Guest, une grande fenêtre descend du plafond et H sort ses “gants midi” des boules à mites pour les faire sonner sur la fenêtre - au plus grand bonheur de tous, et de H qui semble bien s’amuser! D’ailleurs, tout le groupe avait du plaisir sur scène tout au long du weekend. Le spectacle se poursuit avec des chansons provenant des trois albums qui suivent chronologiquement dans leur discographie (Holidays in Eden, Brave et Afraid of Sunlight). On semble parti pour un weekend rétrospectif chronologique de leur carrière!

Plus tard, la chanson Brave me donne des frissons, avec l’émotion générée et la voix de H qui est à son meilleur (même lui a avoué que c’était peut-être sa plus belle interprétation à vie de cette chanson). Parlant de sa voix: elle est plus belle que jamais. Avec les années, au lieu d’affaiblir, elle s’embellit. Quelqu’un peut me dire quel est son secret??

Ensuite, Cannibal Surf Babe est jouée devant une projection vidéo complètement loufoque, sur laquelle les membres du groupe s’amusent à taper des mains et à danser. Des projections vidéo ont justement eu lieu tout au long du weekend, combinées à un jeu de lumières extraordinaire. On a assisté à une grosse production visuelle pour cet événement.

 

J’allais oublier: comme deuxième pièce, on a droit à une petite touche locale très appréciée: un extrait de la chanson Montreal, interprétée par H au piano, spécialement pour l’occasion (Hello sir, Welcome back to Montreal...)

 

Samedi soir: la première partie est un véritable coup de coeur. On se régale de la magnifique voix de Jennifer Rothery (la fille de Steve), accompagnée par le talentueux Riccardo Romano. Ils interprètent des chansons solo de Jennifer (son projet se nomme Sylf) ainsi que des pièces de l’opéra rock de Riccardo (B612-Le Petit Prince). Et devinez quel guitariste vient jouer sur une des pièces? Eh oui, c’est ce papa, qui d’ailleurs semblait très fier de sa fille lorsqu’il nous l’a présentée en début de soirée!

 

Programme principal de ce samedi: les quatre albums suivants dans la discographie de Marillion sont au menu (ou presque, car Radiation a été boudé). Mais dans le désordre cette fois. Interior Lulu de l’album .COM lance le bal avec brio. Quelques autres moments forts : One fine day, Ocean Cloud, ainsi que des pièces rarement jouées comme When I meet God, The Fruit of the Wild Rose (cette dernière est un moment fort pour moi, mais je sais que ce n’est pas une chanson aimée de tous) et Genie (entraînante à souhait, j’ai dansé comme un fou). Pour terminer la soirée, un classique de leur répertoire: l’épique This Strange Engine, conclusion parfaite de ce samedi.

Les commentaires sont assez unanimes: ce fut la meilleure soirée du weekend. Une ambiance du tonnerre; le plafond de l’Olympia a levé à plusieurs reprises!

 

Dimanche, le troisième spectacle présente en première partie une interaction avec les membres du groupe, qui sont sur scène et qui répondent à des questions du public. J’avoue avoir eu de la misère à saisir tout ce qu’ils ont dit, à cause des accents britanniques et du faible volume des micros (j’ai manqué plusieurs blagues). Mais je retiens deux choses. Pete Trewavas adore un peu trop jouer du ukulele au goût de Ian Mosley; ce dernier a coupé ses cordes dans l’avion! Et à la question “Avec une machine à voyager dans le temps, à quel moment dans le passé aimeriez-vous aller?”, H a répondu “à hier soir”! Faut croire qu’il a autant apprécié sa soirée du samedi que ses fans!

 

Ce dimanche avait été annoncé comme étant une soirée consacrée à l’album double “Happiness is the Road”. Choix d’album audacieux, car ce n’est pas le plus aimé. Alors qu’on s’attendait à entendre les chansons de l’album dans l’ordre, le groupe nous surprend en débutant la soirée avec The Man from the Planet Marzipan, qui est la deuxième pièce du CD #2. Quelle excellente idée; un immense mur de son pour démarrer ce dernier droit! Puis le CD #1 est joué au complet. La foule est en délire après This Train is my Life, et elle chante à tue tête la pièce-titre. Woke up fut une révélation pour plusieurs; comme il arrive de temps à autre, Marillion prend une chanson somme toute un peu “ordinaire” et l’épice en spectacle, alors qu’elle devient puissante et savoureuse. C’est ce qu’ils ont fait avec Woke Up, et plusieurs fans, dont moi-même, l’ont fortement ressenti. Ils enchaînent avec quelques pièces du CD #2, pour terminer le weekend avec des titres provenant de leurs albums plus récents. Puis surprise: une reprise de Britney Spears (!!) très réussie! En rappel: Slàinte Mhath, la seule pièce du weekend provenant de l’ère Fish; un autre moment fort, où la foule saute. Le weekend se termine avec un extrait de The Leavers… eh oui, on doit les quitter, et on espère les revoir dans deux ans!

 

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