CHRONIQUE / REVIEW

marble house

embers 

Releases information

Release date: October 9, 2018

Format: Digital, CD

Label: Lizard Records

From: Italie / Italy

8,0

Philippe André - January 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Cinquante et une minutes, voilà le top du top, selon moi, pour la durée d'une oeuvre musicale aujourd'hui. Assez long pour la rentabilité potentielle d'une écoute et d'un achat réfléchi, pas trop long pour ne pas lasser l'auditeur et le mélomane qui sommeille en chacun d'entre nous. Voici donc un nouveau groupe italien en la personne de MARBLE HOUSE, originaire de BOLOGNE, composé de très jeunes musiciens. Une première oeuvre un peu sombre comme nous allons le voir et surtout nanti d'une particularité qu'il me semble avoir rarement constaté auparavant, l'un des deux membres fondateurs du groupe en 2012, Filippo SELVINI est déjà parti vers d'autres horizons, bien qu'il soit crédité sur les notes de pochette du disque.

 

Nous commençons l'exploration par un titre de huit minutes « To Make Ends Meet », énergique en diable mais ultra mélodique, et marqué par la dualité du piano et de la guitare électrique. Le chant haut perché de Leonardo TOMMASINI n'est pas forcément facile à assimiler c'est le moins que l'on puisse dire.  On se rend compte déjà que cet album ne se dévoilera qu'au fil du temps.  Avec « Reverie », tout est dit dans le titre, une pièce fine et élégante, joyeuse et entrainante, instrumentale, simplement trop passe-partout, un peu dommage.  « Riding in the Fog » qui suit, introduit par un motif de guitare précieux, comme la majorité des titres d'ailleurs et s'envole vers de plus hautes sphères sous le feu des claviers à partir de 1 minute 30.  Le chant de Leonardo y étant beaucoup plus abordable pour le quidam moyen que dans la pièce inaugurale, même reproche que le titre précédent cependant, c'est MARBLE HOUSE mais ça pourrait être plein d'autres combos progressifs.  « The Last 48 Hours » débute par un piano délicat, digne de la musique classique, la voix enfin posée de Leonardo TOMMASINI occupant pleinement l'espace, une pièce idéale pour les fans de GAZPACHO (je ne devais pas le dire mais je l'ai dit), plaisant sans être indispensable.

 

Nous terminons par la méga suite éponyme du nom du groupe, près de vingt-cinq minutes au compteur et nous avons l'impression, écoute après écoute, de ne plus avoir affaire à la même formation ni aux mêmes musiciens, si ce n'est cette délicatesse entrevue auparavant.  Car ici MARBLE HOUSE prend son temps pour installer un climat d'une rare beauté, assez proche de formations post rock (SIGUR ROS en premier lieu). Tout est dans la gestion lyrique de la pièce qui monte en intensité petit à petit, avec un passage déluré crimsonien au-delà de la huitième minute.  Un peu moins de chant eut été salvateur mais ça c'est mon goût personnel et donc non rédhibitoire quant à la valeur purement musicale de la pièce.  Quand on écoute attentivement le travail guitaristique sur l'ensemble du morceau, on est en droit de se demander pourquoi Filippo SELVINI a quitté ses anciens camarades de jeu ?

 

Un premier album prometteur pour MARBLE HOUSE, incontestablement une formation perfectible, souhaitons leur simplement de pouvoir donner une suite à « Embers ».

 

PISTES / TRACKS

 

1) To Make Ends Meet (8:11)

2) Reverie (4:52)

3) Riding in the Fog (7:16)

4) The Last 48 Hours (6:02)

5) Marble House (24:42)

Musiciens / MUSICIANS :

 

Daniele Postpischl : guitars , keyboards

Filippo Selvini : guitars

Giacomo Carrera : drums, percussion

Leonardo Tommasini : lead vocals, keyboards

Matteo Malacarne : bass guitar, backing vocals

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