CHRONIQUE / REVIEW

grand tour

clocks that tick

(but never talk)

Releases information

Release date: February 18, 2019

Format: Digital, CD

Label: Auto-Production / Self-Released

From: UK / Royaume-Uni

9,0

Philippe André - March 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Second album pour le quintet écossais GRAND TOUR après le très bon « Heavy on the Beach » de 2015.  Petit rappel, pas inutile je pense, GRAND TOUR est constitué pour les 3/5 de membres de COMEDY OF ERRORS, autre formation écossaise.  Le leader emblématique Hew MONTGOMERY étant lui l'un des fondateurs d'un autre combo de même origine, ABEL GANZ en 1980, ceci pour définir les contours de ce qui vous attend à l'écoute de GRAND TOUR.  Question minutage, la longueur des titres varie de 7:27 à 11:50 pour un total d'environ soixante-huit minutes.

 

 

Les contours sont donc fort simples, GRAND TOUR oeuvre dans le registre Néo Prog.  Ne fuyez pas aventuriers de la sphère progressive, car nous sommes ici dans un Néo Prog classieux et classique à la fois, porté par la voix immédiatement reconnaissable de Joe CAIRNEY; d'entrée de jeu avec la pièce éponyme « Clocks That Tick (But Never Talk) », nous naviguons en terrain connu, pas d'esbrouffe, pas d'expérimentation sonore tordue, toute la musique est bien en place, facile d'approche, guitares, claviers, paire rythmique, tout est nickel avec GRAND TOUR.  Superbe il va sans dire, du beau, du bon, du grand progressif (9/10).  Place ensuite au seul titre que je n'ai pas aimé « Don’t Cry Now » (le plus court de l'album, pur hasard), et pourquoi donc demande le quidam de passage?  Tout simplement car il manque d'emphatisme pour du rock progressif qui se veut symphonique, un titre probablement trop chanson pour moi que j'ai zappé dès la quatrième écoute, et puis Joe, contrairement aux autres titres, n'y vocalise pas formidablement (6/10). Retour à une pièce plus en phase avec la musique progressive avec le long « Back in the Zone », introduit par une six cordes bien grasse et de majestueux synthétiseurs, dont le vocabulaire même rappelle inévitablement le ABEL GANZ des eighties, Hew MONTGOMERY semblant marqué à jamais par ses émois musicaux passés; peut-être un peu trop chanté quoique excellemment chanté.  La partie instrumentale comprise entre la septième et la neuvième minute est l'une des plus formidables qu'il m'ait été donné d'entendre ces dernières années (9/10).  On continue l'aventure et l'aventureux en supplément avec « Panic », une pièce énergique et sans vocaux aux frontières de la musique progressive et d'un rock plus « mainstream », un poil dansant (oui, oui, vous avez bien lu...), une pièce que j'ai personnellement adorée qui approche les neuf minutes (9/10).

  

Arrive les dix minutes de « Shadow Walking » qui débute sur fond de mellotron et porté par la rythmique puissante de Chris RADFORD à la guitare basse (le seul nouveau venu du combo, pour la petite histoire un ami de jeunesse de Mike BAXTER le claviériste de LONG EARTH; petit rappel - il n'y avait pas de bassiste attitré sur « Heavy on the Beach » ) et de Bruce LEVICK aux futs qui s'en donnent tous les deux à coeur joie et qui permettent à Hew MONTGOMERY et à Mark SPALDING, les deux solistes de développer chacun brillamment des thèmes qui s'entrelacent avec fougue et lyrisme tout au long du morceau (9/10).  « Game Over » approche lui les dix minutes, et s'avère comme le pendant du précédent véhiculé par l'énergie du chant car Joe CAIRNEY y chante comme dans COMEDY OF ERRORS, un chant qui porte le morceau vers les hauteurs de ce qui se fait de mieux dans le néo progressif.  Une pièce éclairée par la rutilance des claviers (piano, synthétiseur, clavecin ?) de Hew MONTGOMERY, sans aucune contestation possible, la pièce essentielle de l'oeuvre présente si l'on devait n'en retenir qu'une (10/10).  Le morceau conclusif « Slumber Sweetly » est moins passionnant, un peu normal après la quadrilogie qui a précédé, le soufflé retombe quelque peu, rien de plus logique.  Mais tout à fait écoutable néanmoins, nanti d'une belle intervention de la six cordes de Mark SPALDING dans sa partie terminale (7/10).

  

La pochette de l'album est encore une fois l'oeuvre de Duncan STORR, quand à la production et au mixage, ils ont été supervisés par le fantastique Rob AUBREY (IQ et JADIS entre autres), donc un son et une pêche d'enfer!  Direction le site du groupe pour acheter cet opus de haute volée, catégorie Néo Prog.

 

PISTES / TRACKS

 

1. Clocks That Tick (But Never Talk) (11:41)

2. Don't Cry Now (7:27)

3. Back in the Zone (11:50)

4. The Panic (8:56)

5. Shadow Walking (10:14)

6. Game Over (9:48)

7. Slumber Sweetly (7:56)

Musiciens / MUSICIANS :

 

- Joe Cairney : Vocals

- Mark Spalding : Guitar

- Hew Montgomery : Keyboards

- Chris Radford : Bass

- Bruce Levick : Drums

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