CHRONIQUE / REVIEW

flying colors

third degree

Releases information

Release date: October 4, 2019

Format: Digital, CD, Vinyl

Label: Music Theory Recordings / Mascot Label Group

From: USA

9,1

Serge Marcoux - October 2019

TRANSLATED REVIEW (GOOGLE TRANSLATE) BELOW FRENCH TEXT !

CHRONIQUE / REVIEW

CD

 

Tout ce qu’on utilise, tout ce qu’on mange et, d’une certaine manière, même tout ce qu’on écoute est issu de productions chimiques. Mais la « chimie » entre des musiciens et ce qui en résulte n’est pas nécessairement toujours à la hauteur des attentes, les leurs comme les nôtres. Prenons le cas des supergroupes, du prog il va sans dire. Comparons les résultats de GTR et THE SEA WHITHIN à ceux de UK ou TRANSATLANTIC, par exemple, et on voit aisément les différences et ce que je veux dire. Prenons le cas plus spécifique encore de FLYING COLORS. Il existe un consensus pour dire que les cinq musiciens constituent une telle entité. Si on regarde les curriculums vitae de ses membres, on ne peut pas en douter : DAVE LARUE (DIXIE DREGS, JOE SATRIANI), CASEY MCPHERSON (ALPHA REV, THE SEA WITHIN, solo), NEAL MORSE (SPOCK’S BEARD, TRANSATLANTIC, solo), STEVE MORSE (DEEP PURPLE, DIXIE DREGS, KANSAS, solo) et MIKE PORTNOY (DREAM THEATER, THE WINNERY DOGS, TRANSATLANTIC, SONS OF APPOLLO). Pour certaines personnes, les résultats de l’album éponyme et de « Second nature » n’étaient pas à la hauteur des attentes. Pour d’autres, dont votre humble serviteur, la « chimie » de FLYING COLORS offrait une approche, pour ne pas dire une couleur, différente, voire complémentaire, de l’offre progressive et ce, depuis leur création en 2012. « Third degree » affiche donc haut et fort les couleurs du groupe. MIKE PORTNOY souligne d’ailleurs qu’il existe une réelle « chimie » entre les musiciens et que plus ils échangent et jouent ensemble, meilleurs ils deviennent et plus la musique le reflète.

 

De son côté, CASEY MCPHERSON ajoute que « Third Degree » prouve vraiment que « nous avons notre propre son. Il n'y a pas d'ego dans ce groupe et nous voulons tous que ce qu’il y a de mieux pour la musique ». STEVE MORSE précise que le groupe joue ce qui les fait sourire et ce qui sonne bien sans se préoccuper de ce que les critiques ou les directeurs de programmation peuvent penser ou souhaiter. C’est d’ailleurs en 2016 dans son studio floridien que les sept premiers morceaux ont été écrits. Par la suite, chaque musicien a été emporté par ses obligations personnelles et professionnelles et ce n’est qu’à la fin 2018 que FLYING COLORS a complété le processus de composition.  La production a été confiée à l’excellent RICH MOUSER connu, notamment, pour son travail avec le NEAL MORSE BAND, SPOCK’S BEARD et TRANSATLANTIC.  Vous comprendrez que la qualité sonore est au rendez-vous. À plus forte raison avec l’utilisation de la technologie HPAR développée par BILL EVANS. Celui-ci travaille également en étroite collaboration avec le groupe et, individuellement, avec chacun des cinq musiciens.

 

Nous savons que la « chimie » peut engendrer des réactions explosives. C’est exactement ce qui se passe avec « The loss inside ». L’album démarre avec un bang causé par un riff incendiaire de MORSE et on savoure une pièce rock comme il s’en fait peu de nos jours, à la ZEPPELIN, PURPLE, HEEP et Cie. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas métal et ce n’est que prog dans l’esprit. LARUE et PORTNOY offrent une rythmique rock parfaite, l’autre MORSE y va d’un réjouissant solo d’orgue à la JON LORD ou KEN HENSLEY et le chant de MCPHERSON, toujours aussi intense et puissant concrétise la qualité de la pièce. En plus, STEVE MORSE alimente le feu qu’il a allumé en y allant d’un solo décoiffant comme il se doit pour un tel morceau. Les premières notes résolument rock et mordantes de « More » laissent présager une suite à la précédente. Mais le synthétiseur un peu tortueux de MORSE nous met la puce à l’oreille. Le rythme est plus lent et plus costaud et le chant de MCPHERSON se rapproche un tantinet d’un LABRIE dans ses meilleurs jours. Cependant, le break instrumental est plus calme, plus progressif. PORTNOY y va de quelques roulements et tout doucement la voix émouvante de CASEY revient à l’avant-plan. Puis on repart de plus belle et le synthétiseur déjanté de MORSE qui y va d’un solo comme on les aime, puis les riffs de guitare nous accompagnent jusqu’à la conclusion.

 

Avec « Cadence », on change de ton. Une pièce harmonieuse qui chatouille agréablement nos conduits auditifs avec une très jolie mélodie, une guitare bien ciselée et des harmonies vocales très réussies. Lesdites harmonies des compères MCPHERSON, MORSE et PORTNOY constituent d’ailleurs une grande force de l’album et contribuent à la réussite de plusieurs morceaux. C’est donc un morceau relativement simple mais si joliment mené et offert avec un court solo de guitare qui met encore l’autre MORSE en valeur. La suivante est plus symphonique avec les chœurs et les claviers qui volent bien haut. Cette fois c’est la basse de LARUE qui est mise en valeur avec un solo supporté par ses comparses. Je n’ai que des bons mots pour son jeu tout au long de « Third degree » et pour l’efficacité de la rythmique avec M. PORTNOY dont on n’attend jamais moins que l’excellence.

 

Le premier des deux opus, « Last train home », est peut-être le meilleur morceau de FLYING COLORS. Tout y est. Un début grandiose et symphonique qui est suivi du chant de MCPHERSON, simplement accompagné de piano et claviers. Délicatement, les instruments s’ajoutent avec finesse et délicatesse pour finalement s’en donner à cœur joie et tout le monde s’éclate. Les envolées de l’un ou de l’autre se succèdent telle une montagne russe musicale avec les émotions et les plaisirs que cela implique. Un grand moment. Comment suivre une telle musique ? FLYING COLORS le fait en offrant un morceau plus jazzé avec un refrain accrocheur, encore de belles harmonies vocales et un petit côté commercial qui peut évoquer un peu QUEEN. « Geronimo » est une réussite qui plait particulièrement à STEVE MORSE qui considère qu’il s’agit d ’un ajout différent et supplémentaire au répertoire du groupe. Depuis que MCPHERSON montre ses couleurs progressives, notre genre a gagné une voix somptueuse et magnifique. Celle-ci est superbement mise en valeur sur la ballade prog, « You are not alone ». C’est un morceau qui porte un message d’espoir pour les personnes qui traversent des moments difficiles. Dès le début, on remarque bien sa voix puisque l’accompagnement musical est minimal. Encore une fois, STEVE MORSE nous gratifie d’un bien beau solo tout en réserve et en finesse. La finale est aussi très réussie avec MORSE qui double sa guitare. Selon moi, il est l’instrumentiste qui brille le plus tout au long des neuf morceaux avec, il faut le souligner, le chant de CASEY MCPHERSON.

 

« Love letter » est d’une teneur plus commerciale, dans le sens noble du terme, et démontre l’amour des BEATLES de NEAL et MIKE. Nos deux compères partagent d’ailleurs les responsabilités vocales dans cette amusante pièce où STEVE MORSE y va d’un court solo de guitare dont la sonorité rappelle un peu celle de BRIAN MAY.  « Crawl » est la cerise sur un sundae pourtant déjà bien garni. Le plus long morceau offre tout ce qu’on aime du prog et tout ce qu’on aime de FLYING COLORS. Constatez par vous-même, mais surtout écoutez par vous-même : un début en douceur piano et voix, plusieurs montées en puissance dont une qui est inexorable et enthousiasmante, une performance brillante de MORSE aux claviers tant en solo qu’avec des nappes de claviers, STEVE MORSE concrétise son travail génial avec des interventions virtuoses, la voix de MCPHERSON est belle et magique et toujours cette assise rythmique de qualité. Tout au long de « Third degree », la cohésion du groupe est évidente tant par le jeu des musiciens que par les compositions qui nous sont offertes ou même le plaisir qu’ils semblent avoir. Rendu à un tel point, on devrait peut-être parler d’alchimie !

 

PISTES / TRACKS

 

1. The Loss Inside (5:50)
2. More (7:10)
3. Cadence (7:40)
4. Guardian (7:11)
5. Last Train Home (10:32)
6. Geronimo (5:20)
7. You Are Not Alone (6:21)
8. Love Letter (5:10)
9. Crawl (11:14)

Musiciens / MUSICIANS :

 

- Dave LaRue / Bass

- Casey McPherson / Vocals, guitar

- Neal Morse / Keyboards, vocals
- Steve Morse / Guitar
- Mike Portnoy / Drums, percussion, vocals

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